Août 1909, p
2. Chaque membre de cette phrase a reçu l'honneur d'une ou pluj sieurs critiques de Testis. Nous n'en retiendrons qu'une : « C& erreurs, écrit-il, sont (d'après moi) « aisément discernables » Ainsi plus les erreurs sont grosses, moins elles sont dangereuse», On comprend M. Lemaître ou M. Soury, préférant aux clirétieni
iii s'affirment et se croient sincèrement religieux, )ire catholiques intègres, et n'en distillent pas oins des doctrines dissolvantes pour la foi? Que, ms le premier cas, il y ait danger, je l'ai dit assez aut; dans le second, le péril me semble beaucoup us redoutable ^ 11 ne s'agit plus en effet d'accord iir les résultats politiques^ dont les attaches avec ordre surnaturel sont à peine sensibles parfois et le lus souvent indirectes, mais sur des principes philo-
s athées qui, eux au moins, ne sont pas hérétiques. Ce que compreuds moins, c'est la logique qui préside à la phrase que viens d'analyser sommairement ou à maintes autres semblales ». — Cette conclusion ne manque pas de saveur quand, dans argumentation qui la précède, on pèche soi-même contre les igles élémentaires de la logique. Il s'agissait de montrer le langer qu'il y a pour des « catholiques convaincus » à fréquenter jes incroyants et l'on en apporte pour toute preuve, sous forme e raillerie, les préférences de deux incroyants pour des athées! videmment la logique de Taction a des secrets qu'un profane ie saurait pén^rer !... Quant à la conséquence sous laquelle il veut ji 'accabler, Testis croit-il sérieusement que si Luther et les |§formateurs avaient professé un athéisme brutal et donc une rreur beaucoup plus « grosse » que leur christianisme indivilualiste, ils eussent entraîné plus de fidèles à leur suite ? Pour uiconque a une fol vivante, le positivisme et un matérialisme pais, — tout en présentant des dangers redoutables, surtout uand ils sont professés par des hommes très intelligents, — ffriront beaucoup moins de séductions et de périls qu'un spirilalisme idéaliste ou un théisme libre-penseur. Or c'est de « caholiques convaincus » que je parle uniquement.
Libre donc à Testis de ne pas comprendre la logique de cette *hrase ! Mais s'il a cru donner par là un exemple péremptoire le mes incohérences, j'avoue lui en être très reconnaissant : ne voilà tout à fait rassuré pour le reste de cette étude.
1, Il ne saurait être ici question que de catholiques urùi/nent itteints par l'épidémie. Je ne suis pas de ceux qui veulent voir le nodernisme partout et dès qu'une opinion leur déplaît, sont prêts i lancer contre elle la redoutable accusation d'hérésie. Il y faut 'egarder de près avant de recourir à cette arme meurtrière. — Jue Testis et ses amis sachent en user de même à l'égard du joi-disant vétérisme.
sophiquea et religieux, sur des résultats où des que , tions de doctrine religieuse sont directement engd gées. Là, aucune séparation n'est possible entre : théorie et la pratique, les faits dépendent inimédie tementdes théories. Les problèmes agités de parte d'autre étant essentiellement divers, serait-il équî table et opportun de leur accorder le même traite ment?
Cette erreur de perspective s'explique : l'œil n voit pas ce qui le touche. Ce qui s'explique moins c'est Tattribulion que l'on fait à des catholique d'une conception inouïe et inexistante de l'autorité Testis reproche aux soi-disant monophoristes d faire de l'ordre, de la discipline, de la compression une fin suprême : « le but vrai, ce sera donc l'auto rite prise comme fin en soi, l'autoritarisme non plu! au profit des fins transcendantes et surnaturelles mais faisant valoir son droit : les uns n'étant que pour commander, les autres que pour obéir, tou restant surbordonnéà cette organisation d'un règne terrestre, nulle autre métaphysique ne subsistani que celle du sensible^ » : et ils n'aimeraient que^ cela dans les théories de M. Maurras ! — Ce1< exposé a la même valeur exacte que l'étrange défiguration de la pensée de M. Blondel commise jadis par le P. Guche et que Testis rappelle, pour la déplorer, dans une de ses notes 2. Ce n'est pas