Cf. FAudfs^ 5 novembre 1910, pp
etout rapporter àFinspiration individuelle, de tout aire céder devant la poussée instinctive et souvent veugle des masses. L'Encyclique Pascendi n'a eu ['autre fin que de conjurer le grave péril où de ce hef se trouvait engagée la foi et si elle a prévenu n grande partie le mal, nous savons trop, hélas! [ue celui-ci n'a pas encore été arraché dans ses acines. D'autre part, qu'est-ce que le jacobinisme ectaire aujourd'hui au pouvoir, sinon la coalition le toutes les forces issues de la démagogie contre e catholicisme et le retournement du principe hié- •archique contre l'ordre religieux qu'il devrait avoriser?
Dès lors faut-il s'étonner que le magistère délonce comme le danger imminent celui qui nous nvestit de toutes parts et qu'il ne songe guère à ;elui qui n'est qu'un souvenir historique assez loinain? Et, pour en revenir à la controverse suscitée bar les Annales de philosophie chrétienne, ne faut-il i)as craindre que les appels incessants au sens propre, aux droits de la liberté individuelle n'afaiblissent les liens qui unissent entre eux le chef ît les membres de l'Eglise, et ne menacent tôt ou ard le dépôt de la révélation dans son intégrité ? :<'aut-il s'étonner que des catholiques sincères, préoccupés de tirer la société de l'abîme où elle se lébat, aient songé à utiliser des forces sociales, jui, pour n'avoir pas l'étiquette religieuse, pour iivoir même porté jadis une étiquette quelque peu yoltairienne, pourraient peut-être après tout devenir ^es agents précieux de reconstitution sociale ?
A une heure où les forces publiques se coalisent iet s'organisent pour effacer dans la société et dans
les âmes les derniers vestiges de l'esprit chrétien où rien ne leur manque, pas même une hiérarchii extraordinairement puissante et une discipline d, fer, — tellement celles-ci apparaissent nécessaires qui veut exercer une action d'ensemble efficace (. profonde, — il devient évident que les sympathies ii dividualistes condamnent de plus en plus la sociél, religieuse à Témiettement et à l'impuissance. Si o, veut l'amener à la cohésion et à la force, les sympj: thies hiérarchiques semblent offrir le minimum d dangers et le maximum de promesses. Ainsi Toe, entendu des chrétiens sincères, qui, sans rien abai; donner de leur programme catholique, ont cru avoii mieux à faire que d'anathématiser M. Maurras et se amis, incroyants sans doute, mais sincères eux auss et avec qui ils ne pouvaient éviter de se rencontre} sur le terrain de revendications communes. Noua avons dit les conditions rigoureuses auxquelles unj entente avec eux se pouvait conclure, tout en nou, gardant déjuger si ces nouveaux auxiliaires étaieni en mesure de les secourir efficacement, encor moins d'exhorter qui que ce soit à les suivre. Mail comment nous défendre de répéter à ceux qui leattaquent aujourd'hui avec tant de violence : « qu-, ceux-là leur jettent la première pierie, qui n'on jamais scellé d'alliance plus compromettante, quj n'ont jamais manifesté de tendances plus dangej reuses » ?
Ces principes et ces faits remis en mémoire, nouj pourrons plus aisément apprécier la tentative d< Testis et de ses amis des Annales,
Entre ces deux excès, modernisme et vétérisme;
B quel côté est le plus grand danger et de quel ')té penche Testis? L'autorité que tout calolique est tenu de suivre, s'il ne veut enlever à obéissance toute signification, a montré avec une isistance voulue qu'elle voyait présentement pour . foi un grave péril dans l'immanentisme et le nairalisme sous prétexte non d'autorité, mais d'inîrîorité. Par un contre-coup logique, elle a rappelé i^ec une égale force la nécessité de s'attacher à ce ui est la sauvegarde naturelle de la doctrine : la iérarchie et la discipline.
Les articles de Testis sont-ils, oui ou non, dans a sens opposé, et à qui sied-il de donner la préîrence? L'attaque dont j'ai été l'objet est venue nmédiatement après une mercuriale d'une âpreté xtrême où le pseudo-monophorisme était accusé e confisquer la liberté civique, de domestiquer et lobiliser les forces de la croisade militante sur [)ut terrain au seul titre religieux ^ Contre les iterprétations défavorables, Testis a bien fait retenr les accents d'une âme profondément attachée à Eglise ^. Qui en a jamais douté ? Mais s'ensuit-il que et amour ne soit pas aveuglé par des préventions t qu'il ne s'illusionne pas ?
Testis peut « s'inscrire en faux contre ce comierce des « résultats positifs », qui place sur le léme plan, comme valeurs échangeables au marhé du monde, le service des âmes et le service des otonnades » : il devrait cependant se douter qu'il 'atteint par là aucun catholique. Il peut rappeler u'il est faux et mauvais de subordonner « la vie