‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 48 sur 64 · Etudes, 5 octobre 1911, p · texte numérisé non relu

Etudes, 5 octobre 1911, p

2. Lettrés apostoliques de Léon XIII, t. Il, pp. 20 sq., pp. 192 sq.

RAPPOKTS DE l'ÉGLISE AVEC l'ÉTAT 139

ehementer du 11 février 1906% et la lettre Jamâuum m Lusitania du 24 mai 1911 de Pie X, où la écessité du culte public rendu à Dieu selon ce ù^ll a révélé aux hommes, et de l'union intime de Eglise et de l'Etat sont affirmées avec une autorité Duveraine. Là où la vérité intégrale triomphe, — elle seule a des droits; là où l'Etat est chrétien, - et en droit il ne peut être que chrétien : seul le itholicisme doit être reconnu religion d'Etat, seul

doit être conservé et protégé par l'Etat. Là donc ù l'unité de croyance qui est le bien social par xcellence, menace d'être battue en brèche, sans oute l'Etat n'aura pas à connaître des erreurs de octrine, mais « il pourra prêter à l'autorité reliîeuse le pouvoir coercitif dont il dispose pour rrêter une contagion dont les progrès seraient nuiibles à la société elle-même : c'est l'intervention u bras séculier dans les causes d'hérésie^ ». Telle ^t la thèse. Mais les circonstances, les faits au lilieu desquels nous vivons en rendent-ils possile la réalisation? La réponse est trop claire. Loin e méconnaître la réalité, l'Eglise modèlera sur elle 3n action et ses revendications. Tout en mainteant ses regards fixés sur ce qui demeure l'idéal et ui consiste dans la communion de toutes les âmes ; une même foi et dans la reconnaissance par la bciété civile de la seule vraie religion, — tout en

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