‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 50 sur 64 · RAPPORTS DE L'ÉGLISE AVEC LÉTAT · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE L'ÉGLISE AVEC LÉTAT

3nt aussi bien Tapplication serait impossible. Voilà 3urquoi très justement, le P. Le Bachelet, à propos e deux livres du P. Lépicier et du Cardinal Billot ui traitaient de l'Eglise, a pu écrire que « l'afFirmaon du pouvoir coercitif de l'Eglise devient à notre 3oque, un thème d'ordre purement spéculatif^ ». e droit reste incontestable; mais les circonstances lisant que l'Eglise n'est plus en mesure mainteant d'en revendiquer Texercice, il n'y a pas à s'en {frayer dans la pratique. Voilà pourquoi enfin, elle e songe en aucune manière à requérir de l'Etat ide et secours pour expulser ou poursuivre les érétiques de ses rigueurs et pourquoi en toute érité Manning pouvait répondre à Gladstone : « Si îs catholiques arrivaient demain au pouvoir en .ngleterre, pas une loi pénale ne serait proposée, as l'ombre de contrainte ne serait exercée sur la oi de personne. Nous ne fermerions pas une église e nos compatriotes, pas un collège, pas une école, [sauraient les mêmes libertés que celles dont nous buissons aujourd'hui comme minorité^ ». En vertu ie ce principe les catholiques de France peuvent se éclamer à juste titre et sans compromission coupable ni ombre d'hypocrisie, du droit commun. S'ils econquéraient le pouvoir, ils auraient à cœur sans loute de faciliter le retour de leurs compatriotes à a vraie foi et de ne pas mettre tous les cultes sur e même pied d'égalité, mais, jusqu'à ce que l'unité norale ait été reconquise, si elle doit jamais l'être,

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