‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 51 sur 64 · Etudes, 20 janvier 1911, p · texte numérisé non relu

Etudes, 20 janvier 1911, p

2. Cité par E. OUivier : L'Eglise et l'Etat au Concile du Vatican, . I, p. 379.

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ils demeureraient fidèles à la ligne de conduite toi empreinte de tolérance tracée par Léon XIII 6 dans la mesure où les principes fondamentaux su lesquels repose la société ne seraient pas atteinte ils ne s'aviseraient pas d'inquiéter quelqu'un pou ses croyances hétérodoxes.

Ce n'en est pas moins une nécessité et un devoî pour l'Eglise, là où l'unité de croyance n'est pa rompue, de rappeler aux gouvernements leurs obli gâtions, de les stimuler à protéger la seule vrai» religion, à s'opposer à l'intrusion de l'erreur. E' voilà pourquoi enfin, tout en sachant se montre tolérante, elle proleste contre la méconnaissance dt^ ses droits les plus certains ; pourquoi elle ne maintient pas seulement pour tous le dei^oir strict de lu; assurer liberté et vie, mais pour les états chrétiens l'obligation de s'unir à elle : « qu'il faille séparei l'Etat de l'Eglise, c'est une thèse absolument fausse et une très pernicieuse erreur. Basée en eff*et sur ce principe que l'Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d*abord gravement inju rieuse pour Dieu. En outre, cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel. Elle boule verse également l'ordre très sagement établi par Dieu dans le monde, ordre qui exige une harmo-' nieuse concorde entre les deux sociétés. Enfin cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même. Aussi les Pontifes romains n'ont-ils pas cessé, suivant les circonstances et selon les temps, de réfuter et de condamner la doctrine de la séparation de l'Eglise et de l'Etat^ ».

Encyclique de PieX, Vehementer nos.

RAPPORTS DE l'ÉGLISE AVEC L'ÉTAT 143

Un dilemme

Quand donc M.. Laberthonnîère élève très haut la oix, au nom de l'orthodoxie en péril et du véritable esprit du christianisme, pour se scandaliser de héories universellement reçues dans l'Eglise, il est )ermis d'estimer de peu de conséquence ces protesations esseulées d'un libéral^ qui fait si bon mar- ;hé de l'enseignement traditionnel. 11 s'emporte jontre des propositions de ce genre : « l'Eglise a le Iroit exclusif d'être religion d'Etat, d'être seule econnue par lui, défendue par lui, fût-ce par la brce^ » et c'est à ses yeux un honteux artifice que le confier à l'Etat le soin de défendre l'Eglise dans es cas où celle-ci juge nécessaire de faire appel à la iuissance de son bras^. Les prescriptions et les léfenses de l'Eglise ne doivent pas courir le risque le devenir oppressives et persécutrices : or, selon ui, toute contrainte exercée par l'Eglise ou par *Etat au nom d'une doctrine d'amour, d'une reli-

1. Je dis « libéral » et je ne me permettrai pas de dire davange. Je n'en relèverai pas moins ce fait piquant. Dans un arti-

le de la Frankfurter Zeitung du 12 avril 1912, où d'ailleurs ignorance la plus complète de la situation religieuse en France îe le cède qu'à la haine contre Rome et les Jésuites, le D' Schniter, de Miinich, un chaud admirateur des Annales de philosophie hrétienne^ désigne ainsi le directeur de cette dernière revue : ein iodernist^ der gefeierte immanentistische Abbé Laberthonnîère.,.

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