Ibid,, pp
gion de l'esprit est odieuse, inutile : elle ne fait qu ■ des révoltés. L'Etat n'a point à prendre à sa charg « la police intérieure de l'orthodoxie » : à l'égan des croyances il se doit de les laisser se manifeste en toute liberté jusqu'à leurs conséquences anar chiques exclusivement et de respecter le droit de; consciences. L'union de l'Eglise et de l'Etat s» réduit pour l'Eglise à exiger de l'Etat qu'il protège les catholiques dans la profession de leur foi ai même titre que tous les autres citoyens et donc s« résume admirablement dans la célèbre formule « l'Eglise libre dans l'Etat libre ». C'est, on le voit le libéralisme le plus pur, la contradiction trèi nette de renseignement catholique sur les thèse! importantes que nous rappelions plus haut et c'es à n'en pas douter l'erreur théologique dans toute si splendeur.
Que si d'aventure, quelqu'un mettait en dout( l'exactitude de l'interprétation que nous avons don née des idées de M. Laberthonnière, il ne serait que" de lui mettre sous les yeux les exposés qu'en om faits deux de ses plus zélés admirateurs, M. Fonsegrive^ et M. Imbart de la Tour. Nous nous contenterons de rappeler ce qu'a écrit celui-ci.
Dans deux lettres publiées par le Bulletin de la Semaine des 2 et 9 août 1911, M. Imbart de la Toui félicite avec reconnaissance M. Laberthonnière d'avoir insisté dans son livre sur ces vérités chrétiennes trop oubliées : la grande faute, la grande erreur, c'est de vouloir que l'Etat ne se désintéresse