‹ Monophorisme et Action françaiseChapitre 56 sur 64 · Positivisme et catholicisme, p · texte numérisé non relu

Positivisme et catholicisme, p

acte. — Mais dans quelle mesure l'Etat prendra-t-il, parti? C'est ce que M. Laberthonnière se garde, et< pour cause, de déterminer : après ce qu'il a écrit et( suggéré dans tout son livre, il est malaisé de concilier les contradictoires. Nous nous contenterons de citer à son défaut M. Fonsegrive. Dans l'article du Bulletin de la Semaine, auquel nous avons déjà fait allusion, il écrit en véritable enfant terrible : « N'examinons pas si cette philosophie ennemie des abstractions par amour du vrai concret ne s'éloigne pas par là même du réel, ne recherchons pas si Potin ou Boucicaut ont été obligés pour fonder et faire vivre leurs entreprises d'avoir pris parti en métaphysique ou en religion ^ Tenons-nous au sujet. Si l'Etat doit ainsi prendre parti, je me demande comment, ayant à sa disposition la force, il pourra résister à la tentation de s'en servir au profit de son parti pris? Et plus il vivra sa croyance, plus il sera chrétien, plus il voudra, non pas sans doute imposer de force le christianisme, mais préserver par les moyens d interdiction dont il dispose les âmes innocentes et faibles des empoisonnements pernicieux^ ». Et comme iM. Laberthonnière, pour éviter les inconvénients qu'il juge déplorables de la distinction de la ihese et de Vlv/pothèse^ avait voulu lui substituer celle du fait de l'idéal : du fait, c'est-àdire de la réalité sociale « constituée par du mal et du bien, par de l'erreur et de la vérité qu'il ne s'agit

1. Je ne saurais trop recommander à M. Laberthonnière et à Teslis la méditation de cette petite phrase : qu'ils y substituent Maurras à Potin et Boucicaut et ils y trouveront sous une forme terre à terre, la solution vraie de la plupart des difficultés qu'ils m'ont faites au nom du surnaturel.

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