Bulletin de In Semaine, 12 juillet 1911, p. 3.S
RAPPORTS DE l'ÉGLISE AVEC L ÉTAT 151
Nullement d'approuver » et dont « nous avons moins mcore à nous accommoder en l'exploitant », mais jue nous avons à transformer ; de V idéal, c'est-à-dire le « l'idéal vivant du Christ avec sa justice et sa rjharité, comme le levain par lequel fermentera -oute la masse » et qu'il nous faut infuser au fait^ , — M. Fonsegrive impitoyable poursuit : « On peut se demander où est la différence pratique entre ridéal et le fait de M. Laberthonnière et la thèse et l'hypothèse des autres. C'est peut-être ma faute, mais cette opposition de l'idéal et du fait me rappelle celle de l'état de paix et de l'état de guerre dans Renouvier et je me demande si, au nom du fait, d'autres âmes moins élevées que celle de M. Laberthonnière n'arriveraient pas à des intransigeances et à des condamnations très voisines de celles que soutiennent les partisans de la thèse, tandis qu'au nom de Tidéal des âmes moins pures pourraient se prêter aux mêmes alliances et aux mêmes compromissions qu'il reproche aux partisans de l'hypothèse ».
Nous ne serons pas plus sévère pour M. Laberthonnière que son ami M. Fonsegrive et nous nous bornerons à lui dire que sa théorie sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat présente deux aspects contradictoires entre lesquels il lui faut choisir. A s'en tenir au premier, — le plus apparent d'ailleurs et le seul consistant de son œuvre, — il aboutit au libéralisme (c le plus justement condamné » et toutes les objections qu'il m'oppose de ce point de vue et qui constituent le fond de son livre, se retournent