VIII INTRODUCTION
barie et le paganisme le plus révoltant. — Tel est 1 raisonnement de M. Laberthonnière. Pour tout lec teur tant soit peu informé, le vice qu'il cache es facile à saisir. M. Laberthonnière, pour étayer soi invraisemblable affirmation, n'a d'autre moyei terme que de faire croire : 1^ que j'adopte d'ensem ble, ou que je suis logiquement amené à adopte toutes les idées de M. Maurras, jusques et y compri; sa philosophie; 2^ que M. Maurras veut se servir d< la puissance de l'Kglise catholique comme d'ui instrument purement matériel dont il aurait ai préalable retiré tout le contenu, tout le fermen spirituel. Par malheur ces deux supposés sont abso lument faux.
S'agit-il du premier, j'ai fait d'une part dans A travers Vœwre de M. Maurras, les réserves les plus expresses sur la philosophie de M. Maurras. j'en ai montré l'insuffisance foncière et comment les constructions politiques qu'elle soutenait se trouvaient de ce chef branlantes et caduques; mais à quoi bon insister? D'autre part j'ai montré que certaines des constructions de M. Maurras demeuraient vraies indépendamment de sa métaphysique positiviste et agnostique et que, moyennant certaines garanties, elles pouvaient trouver place dans une synthèse catholique. On attend encore, — et sans doute attendra-t-on longtemps, — que M. Laberthonnière ait établi l'illégitimité de cette distinction. — Quant au second supposé, il dénote une telle ignorance de ce dont on parle, comme suffit à le prouver un contact un peu suivi avec les publications de M. Maurras, qu'on ne saurait vraiment y prêter la moindre attention. Or ces deux