INTRODUCTION I
;upposés courant à travers tout le livre de M. La- Derthonnière et définissant sa trame entière, on /oit Testime qui lui revient.
Si du moins les 430 pages de Positivisme et catholicisme avaient contenu quelque aperçu nouveau et Fécond! Si elles s'étaient présentées sous une forme qui permît de les prendre au sérieux! Au lieu de cela, leur auteur s'est borné à ressusciter les thèses déliquescentes d'un libéralisme désuet, et il Ta fait avec une brutalité de langage que Ton a peine à qualifier!... Déjà dans la première édition de mon étude sur M. Maurras, j'avais tiré des invectives de M. Laberthonnière une confirmation inespérée de mes positions : « Une cause, disais-je alors, ne se sent-elle pas singulièrement faible et menacée qui répond à une argumentation précise par de semblables violences! M. Laberthonnière nous a rappelé lui-même que (c les injures ne sont pas des raisons ». Nul doute que ses lecteurs dont le jugement sera resté intègre et que n'obscurcissent pas les préjugés ou la passion ne lui aient appliqué cette sage maxime » (i'« édition, p. 349). Aujourd'hui, après l'apparition de Positi^>isme et catholicisme, où abondent les gros mots et les manifestations d'une colère qui ne peut plus se contenir, la vérité de ce jugement apparaît bien plus éclatante. 11 suffit d'enregistrer le désarroi où les réponses faites à ses précédentes attaques ont jeté M. Laberthonnière pour conclure à sa défaite : ce serait une faute grave d'accorder le moindre crédit aux élucubrations d'un écrivain passionné à ce point, dont au reste, — et c'est son excuse, ■— l'impuissance à entrer dans une pensée qui lui est