X INTRODUCTION
étrangère et à distinguer les vérités certaines degi opinions les plus controversées, est radicale ^
Aussi de son livre je ne retiendrai que ce qui a quelque relation avec le monophorisme dont s'est occupé Testis, je veux dire la question des rapports de l'Eglise et de l'Etat. Non pas que ce qu'en écrit M. Laberthonnière présente quelque intérêt particulier : mais cet objet litigieux me permettra de revenir sur quelques principes dont le rappel peut avoir son utilité. En dehors de là, j'abandonne mon contradicteur à lui-même, sauf à glisser à l'occasion au bas des pages quelque note explicative là où la réponse à une confusion un peu trop épaisse semblera nécessaire^.
Des remarques .qui précèdent découle tout naturellement le plan de cet opuscule. Trois points y seront successivement traités. Dans un premier chapitre, tout entier d'exposition, je dirai à quel
1. « Accoutumé dès longtemps à jouer avec les mots et à les plier à sa fantaisie, Abélard était devenu à peu près incapable de saisir la contradiction logique qui existe entre l'explication qu'il donnait des mystères et l'expression exacte du dogme. Cet état psychologique était une infirmité : personne ne lui en fit un crime » (Vacandard, S. Bernard, t. II, p. 17).
2. Ces notes d'ailleurs seront rares. Entre tous les griefs que M. Laberthonnière m'adresse dans la seconde partie de son ouvrage écrite pour réfuter les réponses que je lui avais adressées dans le mien, je n'en ai retenu qu'un tout petit nombre qui auraient pu donner le changea un lecteur non prévenu. Les autres m'ont paru tellement misérables que j'ai cru devoir les ignorer. Quant aux reproches de même espèce contenus dans la première partie de Positivisme et catholicisme, on les trouvera discutés en détail dans ma première édition. Je n'ai rien à y changer parce que M. Laberthonnière ne leur a opposé aucune réponse efficace ; mais il serait fastidieux de les répéter ici.