CHAPITRE VI
M. de Mézy.—M. de Tracy.—Conversion des protestants.—Cérémonies à la Cathédrale.—Ordination.— Translation de reliques.—Les Hospitalières de Montréal.—La Sœur Bourgeois.—La Mère de Saint- Augustin.—La Mère de l’Incarnation.—Les Jésuites.—Les Récollets.
M. de Mézy, avons-nous dit dans le
cours de cette esquisse, avait été appelé au gouvernement du Canada par Mgr de Laval, avec lequel il avait été fort lié autrefois, et qui appréciait vivement ses qualités et ses vertus. Malheureusement certaines questions d’amour-
| propre et d'intérêt, l'intervention de
quelques esprits mécontents, et intéressés à lui rendre suspects l’évêque et le clergé, changèrent entièrement les bon-
| nes dispositions du nouveau gouver-
neur. Non content de s'opposer à toutes
les vues de son supérieur ecclésiastique, il lui refusa encore les devoirs de la plus stricte bienséance. Dépassant toutes les limites, son irritation le poussa même à des excès tellement regrettables envers Mgr de Laval, que la population entière protesta à la cour contre M. de Mézy. Aussi, dès l’année 1664, l’odieuse conduite du gouverneur obligeait-elle le roi à le révoquer de ses fonctions.
Déjà le coupable était jugé par Dieu.
Avant sa mort, qui arriva en 1665, ilreconnut ses torts et sollicita le pardon de Mgr de Laval. De plus, il fit afficher par toute la ville, un acte où rétractant toutes ses paroles et tous ses écrits contre le chef de l’église du Canada, et confessant ses fautes, il regrettait le scandale qu’elles avaient donné. Son testament contenait les mêmes solennelles réparations. (C’est dans ces sentiments que le gouverneur expira, pressé dans les bras de l’évêque qui
tique, de la assant on le ement 1], que a cour année erneur de ses
Dieu. D, il relon de er par actant écrits ada, et ait le Son solens sen- >Xpira, e qui