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exactitude merveilleuse à se rendre le premier à toutes ces saintes cérémonies, car il n’en perdrait pas un moment.
Son exemple a tant de force que le monde le suit, comme des enfants suivent leur père. Il favorise et soutient l’Egiise par la piété et par le crédit qu’il a universellement sur tous les esprits. ” Cette dévotion du gouverneur s’affirma particulièrement dans un pèlerinage qu'il fit avec Mgr de Laval, à Ste- Anne de Beaupré, le 17 août 1666. On remarque encore aujourd’hui, au-dessus du maître-autel, le tableau donné à cette occasion par le pieux pèlerin.
Monseigneur de Laval n'oubliait pas ses communautés religieuses ; il les visitait, les dirigeait avec une sagesse admirable et les consolait dans leurs épreuves. Il sollicita lui-même, en 1669, des lettres patentes du roi pour l’établissement définitif de l’Hotel-Dieu de Montréal, qui existait déjà äepuis dix ans, et en 1676, il approuvait par un
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mandement la congrégation de Notre- Dame fondée à Ville-Marie par la vénérable Sœur Rourgeoïs. Cette sainte fille avait toute l'estime et l'affection de son premier supérieur et, quand elle mourut, il rendit hommage à ses vertus.
“ C'était, écrivait-il, un fruit mur pour “ le ciel, elle a été un sujet d’édifica- “tion pendant sa vie, elle nous doit “ servir d'exemple après sa mort.
Elle était simple et humble, et Dieu “ Jui a fait bien des grâces... elle ser- “ vira auprès de Notre Seigneur d’un “ œrar.d secours à notre communauté. ”
Les annales des Ursulines et de l'Hotel-Dieu de Québec, nous disent quelle vénération avaient ces deux communautés pour Mgr de Laval, et quel fut son dévouement pour elles.
Le sains Evêque comprenait quels tresors Dieu avait mis pour ainsi dire entre ses mains, quand il lui avait confié des âmes d'élite comme la sœnr Bourgeois, la mère de l’Incarnation et
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la mère de Saint-Augustin. Il survécut à ces trois femmes admirables, confiant que par leurs mérites et leurs prières, elles lui prépareraient aussi sa place au ciel. À peine la mère de Saint-Augustin avait-elle rendu le dernier soupir qu'il chargea le Père Raguenau d'écrire sa vie, d’après les notes qu’elle avait laissées elle-même, sur l’ordre formel de Mgr de Laval, pour faire connaître les opérations de Dieu dans son âme. Après la mort de la mère de l’Incarnation, il écrivait : ‘“ Le témoigna- “ge que nouspouvons en rendre est ‘ qu’elle était ornée de toutes les vertus ‘“ dans un degré très-éminent...............
‘“ Na vie, commune à l'extérieur, était à ‘ l’intérieur toute divine,de sorte qu’elle ‘ était une règle vivante pour toutes ses ‘sœurs... NOUS ne doutons pas que “ ses prières n’aient obtenu en grande “ partie les faveurs dont jouit mainte- ‘ nant l'Eglise naissante du Canada. ”’ On a vu précédemment en quelle
estime Mgr de Laval tenait les RR.
Pères Jésuites et quel encouragement il donnait à leurs missions. Les Récollets reçurent aussi son paternel appui. Ces Religieux qui,les premiers, avaient évangélisé le Canada, où ils étaient arrivés en 1618, et dont l'établissement avait été détruit par les Anglais en 1629, revinrent à Québec en 1670. Mgr de Laval les assista bien souvent dans leur pauvreté et, dès leur retour au pays, il leur confia le soin des missions des
Trois-Rivières, de l’Ile Percée, de la Rivière Saint-Jean et au Fort de Frontenac.