M: TU
d’une autre église et d’un autre presbytère neuf, En outre, l’église et le presbytère sont si désavantageusement placés que le grand nombre de paroissiens en sont à une distance de deux à deux lieues et demie.” La supplique conclut en demandant l’abandon du temple et la nomination d'un d‘'égué pour fixer la place d’une nouvelle église.
Mgr Desgly, comme son vénéré prédécesseur, aurait voulu fixer le site de l’église dans un endroit plus central, ma's les oppositions étaient trop nombreuses et trop violentes pour lui perme: re de prendre ce sage parti.
Comme ailleurs et partout où ces 'jüestions s’'agitent, il y eut la légendaire division du bout d’en haut et du bout d'en bas.
Un parti faisait-il venir des experts pour prouver que les réparations étaient impossibles, de suite 15 camp opposé avait ses maitres-ouÿriers qui prouvaient que l'édifice bien reparé pouvait durer encore cinquante ans ?,
Pendant ces querelles, la cloghe menace de tombe” plutôt que de réparer le clocher on descend la clochr., Les paroissiens de bonne volonté s’assemblent, : : 1scrivent et travaillenteux-mèmes aux réparations ; 0° suite, Mtre-Pinguet, notaire du Roi. protest: contre les travailleurs, leurs descendants, seurs hoirs
et ayans cause.
Et, pendant cinquante ans, presque à chaque
1 1786.—Les experts Louis Langevin, de Beauport, Jean Duperron, ‘le St- Henri, mtre-maçons, Nicolas Villaire et Pierre Emond, de Québec, mtre-charpentiers, dressent procès-verbal de leur visite. Le côté sud de la maçcnne sur-
lombe en dehors de sept pouces-crevasses en divers endroits—l’œil de bouz de A façide un peu fracassé. Les deux côtés ne peuvent être réparés j:'apre: avoir été démolis. La charpente est forcée. La dernière lanterne du ch» "= <5c
âtée et doit être renouvelée. D'un autre côté, Jean Baill=rgé et Pierre L'-isttre Et Beauséjonr visitent l’église et trouvent qu'elle pr’. durer ‘ncore 56 aus avec quelques réparations.
En xeUiens s et banpour
eur, droit 10mMpr'en-
tions t d'en
Juver ite 1S prou- 1core
année, on demande tantôt une division de paroisse, tantôt la construction d’un presbytère dans les profondeurs .
Ce sont les rivières qui débordent, la longueur des chemins, l'augmentation de la population, les neiges du printemps et de l’automne : tout est invoqué— les femmes sont souvent des années sans aller à l’église, les enfants ne connaissent le culte extérieur qu'à l’âge viril.
Le seigneur Caldwell qui désirait concéder ses terres de l’intérieur de la seigneurie Lauzon appuyait les demandes des censitaires. De sa résidence de Belmont, il écrivait: ‘ Je -crois que les demandes des requérants sont raisonnables et je contribuerais moimême à faire exécuter leur volonté à cet égard. ..…. Et il ajoutait sans façon : ‘“ J’approuve leurs démarches, car c’est pour le bien général de la Paroisse qui s'étend vers le saut de la Chaudière où il y a bien des terres à concéder. ”
En 1787, les habitants désespérant de fléchir jamais l’autorité ecclésiastique s’adressèrent au gouverneur Dorchester. La supplique qu'ils déposèrent aux pieds du premier fonctionnaire de l’état est assez anodine en ellemême, mais il sera peut-être intéressant de la reproduire. 11 y a dans cet épisode des détails inconnus que les amateurs d’anciennetés aimeront à lire.
En féaux sujets, les habitants sonmettent humblement leurs plaintes au gouverneur de Sa Majesté,
1 1784-1786-1787-1795.—Les habitants de Taniata demandent à construire un res} ‘tère. La rivière des 7rès chemèns déborde printemps et automne, A oël, le doux temps, il n’y a pas en moyen de traverser.—1800-1801,—On de nande à construire l’église sur laterre de Joseph Lemieux, près du bord du fleuve, à proximité des routes et des côtes. On s’y oppose : depuis 50 ans, des terres précieuses ont été défrichées et ont formé des rangs, des concessions, des villages dans les profondeurs.
Après lui avoir raconté l’état de la paroisse, l’exiguité de l’église, ils insinuent que le vergeret le jardin du curé, tout agréables qu'ils puissent être, ne devraient point contrarier le bien des habitants en général. Si l’église, disent-ils, qui est actuellement au bas de la pointe de Lévi, était édifiée sur un terrain convenable au dessus de la pointe, à une petite distance de la ville de Québec, nous serions satisfaits 1.
“ Comme Votre Excellence est le père et le protecteur du peuple et est censé, suivant l’ancien usage et coutume de cette province, tenir les places de gouverneur el intendant qui étaient les juges compétents pour la décision des affaires de cette nature, nous vous supplions de faire arpenter et mesurer la nouvelle paroisse. ”
La requête fut lue en conseil et lord Dorchester chargea M. de Léry de la remettre à l’évêque afin de connaître son opinion. La réponse de M. Bernard Panet, alors grand vicaire, est importante vu qu’elle nous donne l’historique parfait de la formation des paroisses sous le régime français.
‘ Les paroissiens, écrit-il, s’assemblaient et adressaient une requête à l’évêque et une autre à l’intendant. L’intendant ordonnait l'élection de syndics, et se faisait remettre un état des dépenses présumé?s avec un état de répartition afin que chacun: supportât sa proportion an pro rata de ce qu’il avait de terre. Après rapport, ceux qui refusaient de payer ou de fournir leur contingent y étaient contraints par saisie et vente de leurs biens.
Lorsqu'il y avait contestation an suje: du site
5 On pe faire remonter jusque là l’idée première de construire une église
en face de Québec.
l’exie jare, ne its en
ntau \ terpetite
satis-
e prousage es de s COMature, rer la
une église