‹ Monseigneur Déziel [microforme]Chapitre 13 sur 44 · A GENE · texte numérisé non relu

A GENE

se continuer en querelles futiles devant les tribunaux.

Nous résumerons brièvement toutes les requêtes conservées aux archives, La simple nomenclature de ce dossier, tout ennuyeuse q : puisse être, sera comme le vivant témoin des difficultés qu’il y età surmonter, Elle dira comme il fallut d’ha. bileté et de patience au curé Déziel pour trouver son fil d'Ariane à travers ce labyrinthe.

La première requête, demandant une division de paroisse, porte la date du 16 août 1845. Ce sont les habitants d’une partie des fiefs de Beauchamp, Sainte-Anne, Villemay et Lauzon qui commencent la lutte. Ils désirent une église au village de Harlaka 1,

La paroisse nouvelle que l’on “ + former embrasse tous les villages de l’intérie ‘puis les premières chutes de la rivière Etcheinin, et découpe dans Beaumont une partie des fiefs de Livaudière et de St-Rochz, M. Cazeau est délégué pour vérifier Les allegués des pétitiounaires et dresser procèsverbal. Le projet sombre devant trois contre-requêtes très énergiques des habitants du petit St- Henri, du petit St-Roch, de la Livaudière et des deuxième et troisième rangs de la Pointe de Lévi.

Le 20 octobre, mêmé année, nouvelle requête plus énergique. (Gette fois, la nouvelle paroisse s'étend depuis Beaumont jusqu’à la rivière à la Scie. Elle prend son front aux terres du second rang pour courir jusqu’à celles de Saint-Henri. Ge territoire habité par 850 âmes fournit au curé annuellement,

Pointe-de-Lévi, sur le plateau qui s’étend à droite de la nouvelle gare de l’{ntercolonial, sur l’embranchement St-Charles.

a L'église devait être fixée sur une terre occupés alors par vnM. Ruel.

ribu-

uêtes ature être, u’il y d’ha - )Juver

on de at les amp, icent Har-

empreoupe dière vériocèsquêenri, ème

ruëte Oisse Scie.

pour toire ont,

h de la l’{nter-

une dime en grains de 939 minots, Ou allègue que les habitations de cette paroisse projetée sont éloignées de l’église d'environ six milles ; qu'il est presque impossible, le printemps et l’automue, d'assister aux offices religieux.

M. Cazeau est une seconde fois député par Mgr Signaï, Une assemblée est convoquée pour le 13 novembre dans la demeure de M. Charles Bégin, village d'Harlaka Cinq jours auparavant, une contre-requête, s'opposant à cette création, a été adressée à l’évêque. Les pétitionnaires n’ont pas réfléchi, y est-il dit, à la pauvreté qui règne depuis quelques années dans cette partie de la paroisse. L'église actuelle suffit aux besoins du culte. Avant d'autoriser d'aussi grandes dépenses, il vaut mieux attendre des années plus prospères,

Le 18 novembre, M. Cazeau fait son rapport. IL constate que cette paroisse ne peut être érigée pour le moment ‘ parce qu’il y a à son érection une opposition trop forte de gens qui veuleut être assurés d'avance que la fabrique de la Pointe-Lévy leur viendra en aide quand il s'agira de bâtir une église dans la nouvelle paroisse. Les gens demandant sans condition l’érection de cette paroisse ne forment pas une majorité assez importante pour procéder.”

Mgr Signaï semble s'intéresser beaucoup à la création de cette paroisse projetée. A la réception du rapport de M. Cazeau, il écrit à M. Déziel : (lettre du 21 novembre 1845). ‘Il parait que la majorité des intéressés désire la réalisation de ce projet mais qu'une minorité considérable s’y oppose. Quaique je sois loin d'approuver les raisons que la minorité allègue pour empêcher le vœu de la majorité d’être exaucé, je crois devoir laisser les choses comme elles

A PR A ne ER DORA AE 22 Snde 22/30X aa en rec pee

PSS, À FUN

sont pour empêcher les difficultés que l'esprit de Les

parti ne manqueraïit pas de faire naître si un chan- Québe

gement avait lieu. Dans peu de temps, j'espère que radea les opposants comprendront qu’ils auraient mieux Maur fait de se joindre à ceux qui demandaient l'érection Henr] de la nouvelle paroisse. ouvel ‘ En attendant, exprimez à ceux-ci combien je pi

regrette de ne pouvoir me rendre à leur louable

désir et exhortez-les à attendre avec confiance des Me à temps plus heureux. Vous pouvez donner lecture Es de la présente au prône pour l'information des ae

intéressés.” chan

Cette lettre décisive eut pour effet de ralentir le ton, C zèle des plus passionnés. La lutte se continua sourde Les H mais sans prendre aucune forme officielle, pour Ai renaître plus vivace que jamais, après trois ans de Leg: mt répit et d’un calme relatif, les:

Dans l'hiver de 1848, le 3 février, commence une nonv seconde série de requêtes. Jusqu'ici ce sont les ha- À à déb bitants de l’intérieur qui ont agité le plus active- Le ment la question de la division. Cette fois, un nouvel paror élément entre en jeu avec les propriétaires riverains popul de l’extrémité est de la paroisse. Ce sont les négo- reque ciants, les employés des marchands de bois, les ou- de 53 vriers qui viennent lutter avec les cultivateurs. cerRe Moins fortunés que ceux-ci, mais plus nombreux, $216. plus unis, plus compacts, ils finiront par trio:apher. Le

Le blocus continental de 1808, en fermant les Gr:08 ports de la Baltique à l’Angleterre, avait donné une 8 la: vigueur nouvelle à l'exploitation des richesses fores- de l'é tières du Canada. Les armateurs anglais, qui jus Gette qu'alors ont exporté les bois de construction de la 5. Suède et de la Norvège, jettent les yeux sur leur rivière

rue St-

grande colonie d'Amérique. arpents

sprit de n chanre que mieux rection

bien je louable ice des lecture on des

ntir le sourde , pour ans de

ce une les haactivenouvel verains ; négoles ourateurs.

1breux, rapher.

ant les né une s foresui jus de la ir leur

Ab

Les anses spacieuses qui creusent les rives de Québec et de Lévis se couvrent des immanses radeaux de bois des vallées de l'Outaouais, du Saint- Maurice et de la Chaudière. Le colonel anglais Henry Caldwell, devenu seigneur de Lauzon, avait ouvert les premiers chantiers, au commencement du siècle, à l'embouchure de l’Etchemin. De l’Etchemin, les établissements s’échelonnent sur les berges du fleuve en gagnant l’Anse des Sauvuges. Dès 1832, les grèves à la droite du Saint Laurent étaient déjà couvertes des bois en flottaison. Tour à tour, les chantiers Hamilton, Bennett, Price, Beswick, Patton, Chapman, Tibbits, Gilmour prennent naissance. Les Hall et les Atkinson suivent Le courant,

Autour des chantiers, dans les anses formées par les nombreux ruisseaux qui se jetient de la falaise, les maisons des travailleurs se sont groupées. Une nouvelle population s’est formée et elle n’a pas tardé à déborder les anciens propriétaires.

Le territoire que l’on demandait à ériger en paroisse comprenait près de 3000 personnes sur une population totale de 4229. Les signataires de la requête s’engageaient à donner au curé une dime de 534 minotsen grain, et 164 propriétaires d’emplacements avaient souscrit une bourse annuelle de $216 pour son soutien *.

Le 2? mai, Mgr Signai députe Mgr Cazeau. Celuici convoque une assemblée pour le 8 juin suivant, à la maison de M. Joseph Bourassa, en face même de l’église actuelle de Saint-David de Lauberivière, Cette requête paraissait avoir de si grandes chances

r Voici les limites que l’on donnait <h prime proposée : En front au nord le fleuve, «n arrière au sud, la paroïîsse de St-Henri, D’un côté au sud ouest la rivière Etcherain ; au nord est depuis le fleuve en suivant une ligne le long de la rue St-Eticane actuelle jusqu’à Saint-Henri. Ces borne: comprengient 105 arpents de front sur 250 de profondeur. SE”

bo HS oi

de succès qu’un riche cultivateur de la paroisse projetée avait déjà construit une magnifique maison en pierre dans le but de la faire servir à un pres. bytère !,

L'on avait compté sans les ambitions de ceux qui, depuis près de dix-huit ans, demandaient une paroisse dans l’intérieur, A la veille de l’assemblée convoquée par Mgr Cazron, trois contre-pétitions sont présentées à l’évêqu L'une proteste contre la division que l’on projete et fait de nouveau valoir les droits invoqués en 1840 et 1845. Une seconde approuve les limites du nouveau territoire mais demande que l’église soit fixée en face même du terrain où s'élève maintenant le troisième fortin de Lévis @\. Enfin une troisième déclare que l’église projetée ne se trouvera pas au centre de la nouvelle paroisse, Il faudra ouvrir des routes pour permettre aux cultivateurs de l’intérieur de se rendre jusquelà. Les garanties de dime qui sont offertes ne sont pas suffisantes. Si le commerce de bois vient à disparaître, les ouvriers ne pourront plus supporter les obligations auxquelles ils s'engagent. Cette division n'obviera nullement à la gêne que l’on éprouve dans la vieille église de Saint-Joseph. La nouvelle paroisse ne comprendra que 1700 communiants et Saint Joseph qui augmente chaque jour à cause des chantiers considérables qui s’établissent à l’Anse des Sauvages, contient déjà 2,300 communiants ce qui est déjà pius que l’église ne peut contenir. Cette ‘troisième requête conclut en disant que les signataires se proposent de demander sous bref délai

1 Cette maison était constrttite sur l’ancienne ferme du collège à St-David. Elle est tombée de vetusté, il y a quelques années.

(2) Lhez M. Antoine Bourassa

paroisse » maison un pres.

eux qui, ent une semblée Jétitions ontre la \ valoir seconde re mais ème du >rtin de l'église iouvelle rmettre jusque.

ne sont | à disorter les division éprouve jouvelle iants et use des Anse des ce qui r, Cette s signaf délai

| St-David.

se DT

une église succursale en face méme de la ville de Québec.

C'est la première pétition où il soit question de construire une église vis-à-vis Québec, mais depuis quelque temps déjà ce projet avait pris de la consistance et c’est celui-là qui définitivement devait l’emporter.

Le curé Déziel, jusqu’en 1847, n’avait pris aucune part à l’agitation. Le temps était venu d'opérer une séparation. Mais ne valait-il pas mieux laisser tomber un à un les nombreux projets que faisaient naître les ambitions de chacun ?

La topographie de la vieille paroisse de St-Joseph se prêtait mal à une division qui pût convenir aux deux classes qui se partageaient la population : les cultivateurs et les ouvriers. Ajoutons à ces difficultés physiques que les fabriciens de Saint-Joseph voyaient d’un mauvais œil le moment où il faudrait en venir à une séparation qui tout naturellement diminuerait les revenus. La plupart de ceux qui demandaient la division, ayant contribué à la construction de l'église de 1830, voulaient que Saint Joseph prêtât son appui à l'édification du noùveau temple. Cette prétention ne manquait pas de fondement, mais les fabriciens ne paraissaient pas vouloir l’entendre de cette façon.

On peut retracer jusqu’à 1847, la première part prise par le curé Déziel à la division de la paroisse, Au printemps de cette année, il fait tracer un plan du terrain qui s'étend dans la plaine en face de Québec et qui pourrait convenir pour bâtir une église catholique. En décembre, il fait mesurer la distance qui sépare le vieux temple de St-Joseph de l’église protestante élevée su: les hauteurs de Lévis en 1819.

AD

Au mois d'avril 1848, (le 28) il répond à l’evêque qui lui avait écrit à ce propos :

“ [l nes’agit maintenant que d'obtenir un terrain suffisant pour y bâtir plus tard une église qui pourra être succursale ou paroisse suivant la volonté de votre Grandeur.

“Je ne puisdire présentement ce que noë fabriciens seront disposés à donner pour une nouvelle bâtisse car je n’ai pas aimé à leur en parler avant que nous ayons obtenu le terrain que nous désirons avoir. Si nous obtenons ce terrain, nous adresserons une requête à votre Grandeur et nous lui ferons connaître les moyens que nous avons pour bâtir la susdite église. Je n’ai aucune objection à ce que l’on accor de une église aux gens des chantiers s’ils montrent qu’ils ont les moyens de bâtir et de soutenir un curé :,

Une fois sa décision prise, le curé Déziel ne recula plus devant les obstacles. Les fabriciens de Saint- Joseph qui refusaient de consentir à une séparation complète, finissent par accepter la construction d’une église succursale. En 1848, le curé demande en leurs noms au gouvernement l'octroi d'un terrain situé sur le bord de la falaise, en face même de Québec. La requête est accueillie favorablement et, le 12 juin, la Couronne émane des lettres patentes octroyant à la fabrique de St. Joseph de la Pointe de Lévi—le carré sur lequel se trouve aujourd’hui le couvent et la propriété Pampalon, à condition d’y élever une église 2.

Dans le même temps, les requêtes se continuent

1 (Note de Mgr.) ‘‘ Lettre de M, Déziel sur le projet d’une église côfeau Labadie,’’

2 La rue Déziel qui s’appelait alors la rue Haldimand devait rester ouverte au public.

RE een ER AE ee CTÉT

AU. À. Pom

que plus pressées et plus nombreuses que jamais. Le 15

septembre 1849, les habitants des chantiers revienrrain | nent à la charge. Cette fois le territoire que l’on urra veut former s'étend de la rivière Etchemin jusqu’à é de l'endroit où se trouve l’ancien tracé du chemin de

fer Québec-Central, sur la rue St-George. Deux paroisiens siens s'offrent de donner gratuitement un terrain tisse pour l'érection des église, sacristie, presbytère et nous . cimetière, : Dix-sept s'engagent à payer cent louis ke: r. Si en dime et en argent au curé. Aux paroissiens de j e re- l'intérieur qui s’opposent à ce projet et renouvellent “ aître leurs prétentions,2 les pétitionnaires repondent sdite qu'il est impossible d'accorder ces gens à moins fi ccor qu’une église ou chapelle soit placée dans chaque À trent rang. C'était le vrai mot de la situation 3, 4 r un Au mois d'avril 1850, Mgr Turgeon donne son Ne

consentement à la construction d’une église dans + ecula l'endroit de la paroisse appelé ville d'Aubigny, vul-

Baint- gairement connu sous le nom de la commune, mais ation pour comble de malheur les margui'liers de Sainta une Joseph qui avaient d’abord consenti à demander un Le. 61 terrain au gouvernement, en face de Québec, refusent maintenant de bâtir l’église succursale et veulent retenir l'octroi qu’ils viennent de recevoir. C’est en vain que le gouvernement représente aux marguilliers que dans leur intérêt il vaut mieux céder ce terrain à ceux qui sont disposés à bâtir une église. 4 Ceux-ci refusent tout compromis. M. le notaire Panet, nommé commissaire-enquêteur, constate le refus ues fabriciens de remplir les condi-

1 Ce sont MM. Antoine et Joseph Lemieux.—L'église devait être aux envivirons de l’ancienne gare du Québee Central.

2 Requête de novembre 1849.

3 Requête du 23 novembre 1849.

4 Lettre du commissaire des terres de la C'o.ronme-—du 2 juillet 1850, ,

ouverte

ns ES). sé

tions imposées, mais les lettres-patentes sont émises

et il est impossible pour le moment de les annuler, Des pourparlers avec le gouvernement, aïin d’ob-

tenir un terrain en échange de celui que les fabriciens de Saint-Joseph refusaient de céder, n’ayant pu aboutir, les partisans dévoués du pian émis par M. Déziel résolurent de trancher le nœud gordien.

En juillet, ils adressent une pétition à l’évêque, dans laquelle, après avoir relaté les nombreux démêlés qu'ils viennent de traverser et désespérant de s'entendre jamais avec les fabriciens de St-Joseph, ils annoncent que l’on offre dans le voisinage de la commune, à une petite distance du terrain que la Couronne avait donné, un site magnifique et ils demandent permission d’y construire immédiate-

ment une église, - L'offre généreuse dont parle cette pétition était

faite par sept citoyens de la paroisse projetée. Plusieurs d’entre eux sont morts, les autres continuentdans une heureuse vieillesse à donner l’exemple du dévouement etdes vertus civiques. Nous rappelons ici leurs noms afin que ceux qui nous suivront puissent les transmettre à leurs descendants. Ces généreux donateurs sont : MM. George Carrier, François Guénette, Joseph Guénette, Julien Chabot, Laurent Chabot, Pierre Barras et Pierre Carrier 7. L'exemple donné par ces citoyens devait produire des fruits

abondants.

Le 11 juillet 1850, Mgr Turgeon, alors en visite

pastorale à St-Urbain, députe M. Cazeau pour marquer la place et déterminer les dimensions principales de la nouvelle église succursale. Voici le procèsverbal dressé par le délégué. Il porte la date du 15 juillet.

1 L’acte de donation fut passé devanl le notaire Louis Panet, le 30 juillet 1850.

mr de

Un grand concours de peuple étant assemblé auprès de la dite commune, je donnai d’abord lecture à haute et intelligible voix de ma commission et requête, et procédai à exécution, La dite église sera bâtie sur un terrain qui sera donné à cet effet par les sieurs George Carrier, Joseph et François Guénette, Julien et Laurent Chabot, Pierre Barras et Pierre Carrier, à environ 60 pieds de la ligne sud du terrain dans la direction de l’ouest à l’est, le portail devant faire face au fleuve Saint- Laurent. 20 La dite église n'aura pas moins de 160 pieds de longueur, de 70 de largeur de 40 de hauteur au-dessus deslambourdes, les dites dimensions prises de dedans en dehors et à mesure anglaise. Avec des chapelles latérales de dimensions convenables, J'ai de plus fait planter des piquets pour désigner l'emplacement que devra occuper la dite église, puis ayant béni une croix, je l'ai plantée à peu près vers l’endroit où devra être érigé le maitre autel de la même église.

Desquels procédés qui n’ont été contredits que par le protèt de neuf paroissiens prétendant agir au nom des habitants de la partie supérieure de la dite paroisse, tel que désigné dans le dit protèt, j'ai dressé le présent procès verbal que j'ai rapporté au dit seigneur évêque pour lui régler ce que de droit.

(Signé) d.-D. Déziel, Ptre. curé ; E. Dallaire, J.-Bte. Beaulieu, Julien Chabot, George Carrier, Pierre Barras, Simon Thompson, C.-F. Cazeau, Ptre., député.

Le Canadien du 17 juillet 1850 contient le compterendu de cette cérémonie :

‘ Pointe Lévy—Lundi dernier, 15 juillet, en présence d’un grand concours d'habitants de cette localité, la place d’une nouvelle église, destinée à servir de succursale, a été marquée par le révérend M. Cazeau, secrétaire de l’archevêché, commis à cet effet, sur les hauteurs en face de Québec à l'endroit et sur les ruines mêmes du camp retranché d’où, à pareil jour en 17359, l'artillerie du général Wolfe faisait pleuvoir les bombes et les boulets sur la ville et les faubourgs, répandait la consternation et la mort parmi les habitants, et, quelques jours plus

Page 1