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et la terre i. On sugction d’une
facile alors alors qu'aujourd'hui. Un sentier à peine battu menait à l’église nouvelle. En hiver, les vents et les neiges sur les hauteurs dénudés des buttes Fraser rendaient la route pénible. On allèguait que St Joseph ne comptait que 1400 communiants tandis que Notre Dame en avait plus de 3000. La nouvelle paroisse, destinée à prendre de grands développe. ments, ne pouvait-elle pas consentir à ce démembrement? [évêque de Québec fut inflexible 1.
Le 17 mars 1857, les habitants de l’intérieur revinrent une dernière fois à la charge *, Au mois de mai, Mgr Baillargeon députa M. Gazeau 3. Les pétitions furent examinées, le site d’une église fut fixé sur les bords de la rivière Pintendre, près du nouveau chemin royal, et on donna lespoir aux requérants que dans un avenir prochain une nou: velle paroisse y serait érigée.
Ce fut la fin de l'agitation qui, commencée en (845, avait fait naître dans la paroisse plus de quinze partis opposés et s'était continué pendant douze ans, à travers des péripéties plus ou moins aigües.
L'œuvre que le curé Déziel avait rêvé était maintenant fondé. Certes, s’il était sorti triomphant de la lutte, les épreuves ne lui avait pas manqué. Il sut traverser courageusement cette période ardue de sou apostolat. Ceux qui l'avaient combattu avec le plus d’acharnement dans les commencements, devinrent plus tard ses meilleurs amis. Comment garder rancune à cet apôtre, quand chaque jour donnait un nouvel exemple de son zèle toujours
x Réponse du 25 novembre 1855.
2 Le requête était signée par les habitants de Pintedre, Plaisance, du village des Coutnres. Le 29 mars une contre-requête fut présentée en opposition à ce
projet. :
3 ll se rendit à Pintendre, chez M. Robertson, en juillet,
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ardent, de sa charité inépuisable, de son dévouement sans bornes ?
Aujourd'hui que tous les vrincipaux acteurs de cette époque épineuse sont disparus, quel est celui qui refuserait de rendre hommage à la pensée du curé Déziel, qui voudrait contester la sûreté de son coup d’œil, la sincérité de ses motifs ? An milieu de tous les projets qui surgirent, il sut démêler la vérité et la faire accepter. Ce sera la gloire du curé Déziel d’avoir su deviner l'importance que prendrait un jour le petit village que l’on voyait, il y a quarante ans, où s'élève aujourd'hui la ville de Lévis. Il eut, au plus haut dégré, la prévision de l'avenir.
Ce n’est que lorsque tous les échafaudages sont tombés que l’on s'aperçoit du majestueux ensemble d’un édifice. Les manœuvres, les ouvriers gâtent l'effet, empêchent de voir les proportions.
Il en est de même de ceux qui fondent on créent- Tant qu’ils sont là sous nos yeux, ce qu’ils ont fait nous paraît ordinaire. Il nous semble que n’importe qui en aurait pu faire autant, L’homme ne juge les choses que dans le rapport qu’elles ont avec lui: Mais, quand une fois ces créateurs sont disparus, quand ils sont là qui dorment du sommeil de la tombe, on s’aperçoit mieux de la grandeur de leurs œuvres. Quand la cause n’est plus devant nos yeux; on considère l'effet.
La postérité qui n’est pas un vain mot remet chaque chose à sa place. Le curé Déziel, pendant sa vie, a pu avoir des adversaires. Quelques uns ont pu douter de son mérite et de ses intentions. Mais aujourd’hui qu’il n’est plus sa mémoire a grandi. Tous saluent ce saint prêtre non seulement comme uu pasteur devoué et un fervent ami de l’'éducatic®,