Ibid., 5 juillet
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pas si malade. Mais enfin, sacramenta propter Jiomines l ! Pauvre Raboui, tu vois maintenant la vérité. Tu comprends tout le bien que te voulait le Mitsinari. Mon Dieu, s'il vous faut des victimes pour obtenir à ces pauvres gens la grâce du baptême, vous le savez, je suis prêt! Prenez-moi... au milieu des plus grands supplices'. »
Le 15 juillet, ce ne sont plus des plaintes qu'exhalent les notes du P. Verjus, c'est la joie, la joie du premier baptême. « Ce soir à deux heures, j'ai eu l'honneur de baptiser la petite Marie-Paul, fille d'Aitsi-Bio. Celte pauvre enfant mourra certainement de son mal à moins d'un miracle. Que le bon Maître, ma bonne Mère, et l'Apôtre des nations soient bénis et loués mille fois ! » Deux jours après : « La petite Marie-Paul va plus mal. Mon Dieu, prenez-la dans votre beau paradis. » Elle meurt le 18 : « Aujourd'hui, un ange de Nouvelle-Guinée est monté au ciel. S'il pouvait maintenant revenir et dire à ses frères ce qu'il sait, ce dont il jouit! Bonne petite, priez pour moi et pour Roro. »
A Rabao, il y avait un vieillard malade que les indigènes croyaient en proie au mauvais sort, au sorcier, au « népou » , comme ils disent, mais qui, tout naturellement, s'en allait de vieillesse. Le vieux Boïa n'a plus l'apparence d'un homme, tant il est maigre, et sa taille, plus qu'ordinaire, le fait paraître encore plus décharné. Le P. Verjus, pressentant la fin, l'instruisait en particulier depuis déjà quelque temps, en vue du sacrement du baptême. Boïa demanda lui-même à être baptisé : « Je ne veux pas, disait-il, m'asseoir dans le feu pour toujours, mais demeurer dans le ciel avec le bon Dieu. » Un matin, le Père arrive avec l'eau et l'huile saintes. Et voilà qu'au moment où il entrait dans la cabane, il entend un grand cri. Des femmes qui entouraient la maison, venaient de pousser cette clameur. « Qu'avez-vous donc, demande le Père? — Oh! Mitsi, le népou a peur de toi ! — Gomment le savez-vous ? — Il vient de sortir de la maison de Boïa à ton approche, et il