Ibid., l°r et 5 octobre
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chefs. Ils entrevoient ce que nous sommes et ce que nous désirons faire. Les choses saintes leur plaisent. Mon Dieu, donnez-moi force et patience l. » Les indigènes vont même plus loin : ils se font les apologistes du Missionnaire et, si l'on ose ainsi parler, les colporteurs de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi qu'un jour on voit les habitants de Kivori amarrera Port-Léon en grandes pirogues, demander le Missionnaire, lui vendre des cocos, l'interroger sur sa doctrine et l'inviter à s'établir chez eux2.
La joie des joies, ce fut le retour du R. P. Navarre et l'arrivée d'un nouveau confrère, le R. P. Couppé, 27 août : « Quel bonheur pour moi de me sentir avec ces vénérés Pères et de n'avoir plus cette charge et cette responsabilité qui m'ont fait tant souffrir ! Que le bon Maître en soit béni et remercié ! J'espère que nous allons enfin commencer quelque chose de sérieux. Comme me voilà en paix 3 ! » D'autres Missionnaires sont annoncés, et les Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur ne tarderont pas à venir. « Vive Jésus! »