‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 170 sur 226 · Ibid., 5 novembre · texte numérisé non relu

Ibid., 5 novembre

a l'épiscopat 399

sans pouvoir dire ni bréviaire ni messe. Quel nom avait ma maladie? Je n'en sais rien. Qu'importe! Migraine, névralgie, coup de soleil, louez en moi le Seigneur1. » Variante du psaume Benedicite; variante inattendue.

Ouvrons encore son Journal; c'est lire dans son âme : « Votre Passion, ô mon Maître, m'a blessé le cœur, il y a longtemps. Une image de vos souffrances me fait frémir de bonheur, d'amour et d'envie... O mon Dieu, voudriezvous me refuser, quand je vous demande de vous ressembler!.. Oui, travailler, prêcher, baptiser, élever, élever toujours ces chères âmes!., et puis souffrir!.. Souffrir!., et puis mourir!.. Mourir comme vous! pauvre! abandonné! déchiré! nu!., comme vous2! »

Et le prêtre qui pensait, sentait et priait ainsi, disait de lui-même : « Je ne suis pas encore assez tourné vers Dieu. J'ai la vue trop courte et la tête trop penchée vers la terre et vers moi-même. O mon Dieu, faites que je vous connaisse et que je me connaisse 3. »

Après trois ans de lutte contre tous les éléments, le P. Verjus tomba épuisé. Il fallut s'en aller à Thursday. Mgr Navarre l'y trouvera, à son retour d'Europe, le 5 octobre 1888.

Tout malade qu'il est, le P. Verjus songe au retour prochain du nouveau pontife, et il le prépare. « Nous préparons, écrit-il4, pour Monseigneur, une belle réception. Les protestants eux-mêmes s'unissent à nous. En Nouvelle- Guinée, on se prépare aussi. Seulement, Là-bas, ce sera mieux et plus en famille. Quand V Aiinonciade paraîtra à l'horizon avec les pavillons convenus, tout le village sera sur pied. Vous avez fini en Europe, c'est à nous maintenant. Gomme nous allons interroger notre vénéré Père et Evèque ! Que de choses on lui fera dire sur Rome, Paris, Issoudun, Anvers! Ici, nous lui préparons une belle

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