‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 171 sur 226 · Thursday, le 21 juillet · texte numérisé non relu

Thursday, le 21 juillet

chambre, et en Nouvelle-Guinée un beau palais épisco pal... en belle paille! Il y aura un plancher, deux fenêtres et une porte. Quel luxe! Ce sera réellement le Palais .»

De revoir son père, de le revoir bien portant, rajeuni, ce fut pour le fils malade une joie très douce; de le revoir évêque, ce fut pour le Missionnaire une allégresse triomphante; de le revoir escorté de nouveaux auxiliaires, Pères et Frères, et de Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur, ce fut pour l'apôtre comme une vision de prochaines et radieuses conquêtes. Oh! comme à présent il lui tardait d'être guéri et de prendre sa part de la grande évangélisation qui va commencer! Mais il est à peine revenu des portes du tombeau, et il a tant souffert dans tout son corps, surtout dans les entrailles! Il est si amaigri et si faible qu'il lui faut, dans cet air pur et sous l'action d'une nourriture plus saine et moins insuffisante que celle de Rabao, reprendre d'abord des forces1. Mgr Navarre l'embrasse donc, le bénit et, le 28 octobre, s'en va.

Le 13 novembre2, le vicaire apostolique de la Nouvelle-Guinée abordait à Port-Léon et faisait à Rabao sa rentrée.

Le 20 décembre de cette même année 1888, le P. Verjus le rejoindra.

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