‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 185 sur 226 · Journal, 14 juillet · texte numérisé non relu

Journal, 14 juillet

de la Mission, Jové, qui déchire les pantalons des Pères quand il veut les caresser1. »

Enfin, le 5 août, toujours au campement de Nabouapaka, le Père reçoit l'assurance que sa promotion à Pépiscopat est certaine. Le 7 avril de cette année 1889, Sa Sainteté LéonXIil l'a nommé évêque titulaire de Limyre et vicaire apostolique de la Nouvelle-Bretagne. L'initiative de cette nomination inattendue est venue tout entière de la Sacrée Congrégation de la Propagande. Elle a été motivée par l'ardent désir du Souverain Pontife de faciliter de plus en plus l'évangélisation de ces lointaines Missions en divisant en deux Pimmense vicariat de la Mélanésie.

La Nouvelle-Guinée, telle qu'elle a été délimitée dans le Bref primitif, avec Thursday et les autres iles environnantes, continue à former le vicariat de la Mélanésie proprement dite et reste sous la juridiction immédiate de Mgr Navarre.

La Nouvelle-Bretagne, la Nouvelle-Irlande, l'archipel Salomon et d'autres îles formeront le nouveau vicariat apostolique de la Nouvelle-Bretagne, sous la juridiction immédiate de Mgr Henry Verjus, évêque titulaire de Limyre2.

Le cher Missionnaire, évêque nommé de Limyre, reste au camp et travaille.

Le 21 août, au soir, en la fête de Sainte-Chantal, il reçoit ses bulles. — Le 22, il écrit : « Depuis hier soir, je ne sais même plus penser. Je souffre. Mgr Navarre, à la chapelle, a annoncé officiellement la chose en termes pleins de charité affectueuse pour moi. Merci, mon Dieu, puisque vous le voulez! Ce qui me console, c'est que je ne découvre rien d'humain là dedans. »

En septembre, il écrit au T. R. P. Chevalier : « ... J'ai reçu, il y a une semaine seulement, votre lettre du mois de mai, m'annoncant ma nomination au Vicariat apostolique

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