‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 209 sur 226 · mai · texte numérisé non relu

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De France il lui revient que Ylnimicus homo cherche à semer dans un champ qu'il aime, le bon champ du père de famille, la zizanie : « Cela me fait peur, écrit-il; je n'ose pas y penser... Bon Maître, faites-moi souffrir. Vous savez que je désire être victime pour cette Société si aimée '. »

Victime! Toujours victime!

Les fêtes elles-mêmes de la sainte Eglise, qui, de plus en plus le soulèvent de terre, ne le détachent point de la vie pénitente. Entendez-le un jour d'Assomption :

« Cette belle et chère fête est toujours douce et profitable à mon âme... Marie; la mort; l'amour; la pureté; saint Stanislas; la sainte Eucharistie avec Tharcisius ; le martyre et le Paradis!.. Tout cela a enlevé mon âme aujourd'hui. J'ai vécu je ne sais où toute la journée. Le désir du ciel me fait pleurer... Le mal du pays me prend... Puis, comprenant que je ne suis pas encore assez pur ni assez crucifié, je me reprends à désirer la croix. . . et du sang!., toujours du sang pour répondre au bon Jésus2! »

C'est ainsi qu'il achevait en lui la Passion du Sauveur. C'est ainsi qu'il achetait les âmes.

« J'ai confessé tous nos chers enfants; puis, nous avons récité le chapelet ensemble. O Jésus, quelle douce consolation ! Quand pourrai-je vous porter tout le village! toute la tribu! tout le vicariat3! »

À cette vie d'immolation, ou, comme il disait, de victime, il trouvait une joie profonde. Souvent il répétait, tantôt sous une forme, tantôt sous une autre : « Oh! que îe Cœur de Jésus est bon pour ceux qui veulent l'aimer*! »

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