‹ Monseigneur Henry VerjusChapitre 213 sur 226 · Journal, 26 octobre · texte numérisé non relu

Journal, 26 octobre

Non, la ressemblance était pins complète encore. A de certains jours, en vérité, si on avait pu voir Mgr Verjus dans son vêtement de douleur, c'eût été comme la vision du prophète Isaïe : « Quel est celui qui vient dans sa robe rouge ? On dirait qu'il sort du pressoir où il a foulé le raisin l. »

Parlons sans figure :

Il y a dans le texte définitif de sa consécration comme victime au Cœur de Jésus, que nous venons de lire, des mots qu'il faut remarquer, des mots que l'héroïque pénitent traduisait en actes ; ceux-ci par exemple :

Une flagellation,

Un crucifiement,

Un chemin de croix vivant. Qu'est-ce à dire? Mgr Verjus, prenait au pied de la lettre la Passion du Sauveur, et il la reproduisait, toute vive, et, autant qu'il le pouvait, toute entière, dans sa chair.

La passion commençait pour lui à l'institution de l'Eucharistie. En souvenir de l'adorable mystère, il avait gravé, avec la pointe d'un canif, un calice, sur son cœur; en souvenir de l'agonie, tout près du calice, un cœur blessé, couronné d'épines, surmonté de la croix, embrasé ; en souvenir de la comparution du Christ devant Caïphie, une corde et des bâtons, sur le côté gauche ; en souvenir de la flagellation, des fouets, au haut de la jambe droite. Où grava-t-il la couronne d'épines et le roseau? nous ne le découvrons pas. La condamnation à mort était rappelée par ce signe $t, sur le côté droit ; le portement de la croix par une croix, au bras gauche ; la première chute du Sauveur par une petite croix de Saint-André, sur chaque épaule ; la rencontre de la divine Mère par un M surmonté de la croix, au côté gauche ; la rencontre de Simon le Cyrénéen par une colonne, sur la jambe gauche ; la rencontre de la Véronique par une petite croix sur l'aisselle gauche; la seconde chute par une seconde croix sur l'aisselle droite;

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