Journal, 7 avril
■1. Ibid., 12 avril 1892.
A Townsville, toujours fidèle aux dévotions de son enfance et de sa jeunesse, il fait des pactes avec les anges de l'église; puis, il prend place sur le Gabo, et, le 7 mai, il est à Sydney.
Là, il retrouve le confident d'autrefois. Les âmes n'ont point changé, les cœurs non plus. A Botany, chez les Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur, il préside à une vêture- Il est tout heureux que la pieuse novice ait pris le nom de Marie Chanel. Le cardinal Moran le reçoit avec une bonté charmante. Les Pères Maristes lui font fête. Il recueille quelques aumônes.
Le 25, V Océanien l'emporte vers la France. Le P. Emile Merg, de la procure de Sydney, l'accompagne en Europe.
A Mahé, on descend. C'était le jour de la Fête-Dieu. « Jugez de notre surprise, écrit à Mgr Navarre Mgr Verjus1, en voyant toutes les rues tapissées de verdure, les maisons disparaissant sous les fleurs et les palmes! L'évêque était absent. Les Pères capucins furent très aimables. Ils m'invitèrent à porter le Saint Sacrement à la procession. J'acceptai avec bonheur, malgré la chaleur torride. Quelle consolation de porter le bon Maître sur mon cœur, en triomphe, à travers cette ville noire ! Les orphelins, les Enfants de Marie, les confrères du Saint- Sacrement, tout ce monde à figure noire, pieux, recueilli, chantant les louanges de Notre-Seigneur. Ah! comme j'ai pensé à nos chers enfants de Yule ! »
Le 1er juillet, Mgr Verjus est à Marseille, dans cette maison de Béthanie, où « tout le monde est heureux de recevoir le pauvre malade de 1884 ».
Après avoir embrassé le cher Dr Audibert, noué connaissance avec M. Caseneuve, recleur de Saint-Vincentde-Paul, et sa famille, fait visite à Mgr Robert et salué làhaut, sur son piédestal byzantin, Notre-Dame de la Garde, il s'en va demander des prières aux principales communautés de la ville; puis, en compagnie du P. Jouet qui,