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— Ce que vous avez fait là est très-bien, brigadier, dit le lieutenant de polie? Je vous promets de le consigner dans mon rapport.
Papillon rougit comme une jeune fille, balbutia quelques paroles inintelligible» et finit par saluer militairement.
Dans Tenquête qui se poursuivit, tout ce qui se rattachait à cette mystérieusf; affaire fut minutieusement relaté, depuis le signalement des victimes jusqu'à, celuide l'assassin présumé et de son laquais.
Malheureusement ce fut tout ce que Tinstruction put recueillir. La police n*était pas organisée en ce temps-là comme elle Test aujourd'hui. Elle n'avait pas ces cent mille yeux d'Argus, toujours ouverts, dont elle use à présent. Les chemins de fer et les télégraphes ne lui prêtaient pas leur inappréciable concours. Elle demeura impuissante.
Cependant elle avait fini par retrouver la piste du jeune abbé. Dans la soirée du 28 mai, vers dix heures, il s'était présenté à la poste, avait pris deux chevaux, un pour lui, l'autre pour son domestique, et était parti sur la route d'Etampes.
11 avait donc quarante heures d'avance sur les agents qu'on aurait lancés à sa poursuite. El il avait dû mettre le temps à profit! On ne songea même pas à. le poursuivre.
En effet, l'abbé, après avoir quitté l'hôtel d& Libessac, avait donné l'ordre à Bazile, au moment où ils traversaient le Pont-Royal, de jeter dans la Seine le. panier dont il était porteur ; puis, sans rentrer chfizlui, il s'était rendu directement à. la poste aux chevaux et avait quitté Paris en toute hâte.
A l'instant où Hartmann et .Justine venaient reprendre possession de Thôtel. Sai^ vournin était à Orléans, qu'il avait gagné d'une seule traite.
liàiil se: reposa pendant deux jours, acheta du linge, des habits, pour lui et pour son laquais, et se remit en route;
Changeant brusquement de direction, il obliqua sur la gauche avec la pensée d'atteindre Lyon et d'y séjourner quelque temps.
Pendant les premiers jours de ce long voyage, il avait été sombre et taciturne. Bazile, lui-môme, n'avait plus cette inallérable sérénité d'autrefois. Des nuages passagers obscurcissaient son front. En chemin, il se retournait parfois pour interroger la roule d'un œi! inquiet.
Pas un mot n'avait pourtant été échangé entre lemaître et le valet au sujet des. événements qui avaient précédé et certainement motivé leur départ précipité.
Le jeune atbé ne tenait^pas à fournir des explications ^ Bazile n'osait pas en demander.
Au bout de quinze jours, ils arrivèrent à Lyon. Là seulement ils respir èrcnt.
Savouriiin se promenait avec agitation dans la chambre qn'il habi-tait, — • Maintenant, murmura- t-il, il faut que je dùvien;ie général.
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