MONSEIGNEUR PROV: CHER
# n’a pu s'empêcher de le remarquer. Ceux mêmes ‘“ qui ne nous voyaient pas d’un bon œil, ont été Li Poroés de l’avouer. On en a écrit en Angleterre ‘“ des nouvelles satisfaisantes, qui ont fait plus “ d’impressionsur les esprits protestants qu'ici sur ‘ les catholiques. Ici, on ne voulait croire que les ‘ gens qui avaient intérêt à en dire du mal. Je ‘vous avoue que ce renversement d'idées, joint “aux autres arrangements relatifs à cette mis- “gion, m’a fait passer un bien triste hiver. J’ai “toujours tout attendu de Dieu, comme je fais ‘ encore. J’ai peut-être l’air de me louer dans ce ‘“ détail, qui ne doit être lu que par vous. C’est ‘ pourtant loin de mes idées ; ce serait à tort d’ailfs pr car j'ai toujours fait très peu pour la gloire ‘ de Dieu dans ce pays. |
‘“ Dieu veuille que ce petit grain jeté en terre, ‘ produise et devienne un grand arbre. La reli- ‘“gion a commencé plus petite en beaucoup ‘ d’endroits. Il y en a qui voudraient que tout “ fût immédiatement établi aussi en grand qu’en ‘Canada. Il est pourtant aisé de comprendre ‘ que tout, ici, n’a pas toujours été organisé comme ‘il l’est aujourd’hui.
‘* Monsieur KR... me disait, l’autre jour, que tout ‘le monde pouvait baptiser, et qu’il n’était pas nécessaire d'envoyer des prêtres dans ce pays; ‘11 s’imaginait sans doute qu’on n’y pouvait pas ‘€ faire autre chose que de baptiser les enfants ; il “ mettait de côté tant d'adultes venant de toutes ‘parts, pour redevenir chrétiens. Je ne voudrais ‘“ pas mettre sur son compte l’odieux de cette ‘idée; il était trompé par l’opinion publique ;: ‘ mais il était facile de savoir qui avait formé cette: ‘ opinion.
‘Je munis à vos saints Sacrifices, et je prie ‘ pour vous.
‘ Je suis, avec un profond respect, ‘ Monseigneur, ‘ de Votre Grandeur ‘“ le très humble et très obéissant serviteur,
+ J. N., Ev. DE J'uLiopois.”
Mgr Provencher demeura littéralement accablé ‘de travail pendant l’année 1821, et pendant l'hiver de 1822, jusqu’au jour de sa consécration. ‘Chargé du soin de la paroisse de Yamachiche, qui employait la plus grande partie de son temps, il avait de plus à faire des études spéciales pour se préparer à recevoir l’onction épiscopale, et à voyager en vue de chercher des ouvriers pour le vaste champ qu'il avait à cultiver. Il visita les séminaires et les collèges; il fit appel aux jeunes prêtres et aux ecclésiastiques qui se préparaient à entrer dans le sanctuaire; ainsi qu’il le disait, il sondaiït les vocations pour la vie de missionnaire. Plusieurs, dans un premier mouvement de zèle, s'offraient à l’accompagner, pour aller partager les rudes travaux de l’apostolat. En entendant parler des missions sauvages, du bonheur que l’âme du prêtre peut goûter, en sacrifiant sa vie pour porter la lumière de l'Evangile à ces multitudes d’hommes enveloppés dans l'infidélité, et
et je prie
ur erviteur,