des rivières, des lacs, des marais, des fondrières
barrant à chaque instant le passage, était de plus sillonné par des tribus barbares, qui cherchaient sans cesse l’occasion de voler, de piller et d’assommer leurs ennemis. Outre ces dangers, il y avait aussi celui de perdre sa route, de s’égarer, et de mourir de faim. Plusieurs fois, pour traverser des rivières rapides, où il ne pouvait se servir d’embarcation, M. Thibault fut obligé de se mettre à l’eau jusqu’au cou, et de se cramponner aux crins de son cheval, ou bien encore de s’atteler à sa voiture pour la sortir d’un bourbier où elle était enfoncée.
Son voyage dura six mois. Parti le 20 avril, il ne fui de retour que le 20 octobre, après avoir supporté toutes les fatigues inséparables d’un tel voyage. Mais il avait eu la consolation d’être reçu partout comme l’envoyé de Dieu: il avait pu baptiser 358 enfants, bénir 2C mariages, faire 4 premières communions. Les sauvages et les Métia
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