CHER AMI
‘ Vous me voyez en ce moment, avec notre ami ‘ commun Cameron, sur le point de commencer ‘‘ une guerre ouverte avec l’ennemi de la Rivière- ‘* Rouge. Si l’on en croit quelques-uns, on attend ‘‘ beaucoup de nous, peut-être trop. Ce qu’il y a ‘ de certain, c’est que nous ferons notre possible
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“ pour défendre ce que nous considérons comme nos droits dans l’intérieur. Il y aura sans doute ‘ quelque chose de sérieux ; ilen est qui ne seront “ gatisfaits que par la ruine complète de la colonie, ‘ n'importe par quel moyen; ce qui serait fort à “ désirer si on pouvait l’effectuer. Aussi je m’y ‘ emploie de tout mon cœur. *
Signé: ‘ ALEx. McDonErI.L.”
Les hostilités contre la colonie commencèrent à l'automne de 1814, et se poursuivirent avec acharnement jusqu’au mois de juin 1815. Le gouverneur du fort Douglas, M. Miles McDoneli, fut fait prisonnier par les gens de la Compagnie du Nord-Ouest, et envoyé en Canada sous escorte. Cameron s’empara des canons et des fusils qu’il y avait au fort Douglas, et les emporta au fort Gibraltar. Les colons furent chassés de leurs habitations, embarqués sur des canots, et envoyés, les uns dans le Haut-Canada, les autres à l’extrémité nord du lac Winnipeg. Les fermes furent dévastées, les maisons et autres constructions incendiées.
Le lendemain du départ des colons, il ne restait pour ainsi dire plus rien de l’établissement de lord Selkirk. Celui-ci apprit la nouvelle de ce désastre à New-York, au moment où il arrivait d'Europe, à l’automne de 1815.
Aussitôt que McDonell et Cameron eurent accompli leur mission, ils retournèrent au fort Wil-
* Lettre prise du dossier du procès fait à la Compagnie du Nord-Ouest par lord Silkirk.
liam rendre compte de leurs exploits. Il firent descendre en même temps avec eux, jusqu’au lac Supérieur, les colons qui avaient consenti à se laisser transporter au Canada. Ils arrivèrent au fort William dans le cours de juillet ; tous les associés de la compagnie y étaient assemblés. Cameron reçut les pius grands éloges pour les mesures extrêmes qu’il avait adoptées, et il fut de nouveau désigné pour aller occuper le même fort l'hiver suivant. On ne soupçonnait pas que les Ecossais chercheraïent à se relever du désastrequ'ils venaient d’éprouver. La Compagnie du Nord- Quest était même persuadée que les colons qui s'étaient dirigés vers le lac Winnipeg se rendraïient à la baie d'Hudson, pour passer de là en Ecosse. Cependant les Ecossais, qui n’avaient abandonné leurs fermes qu’à regret, s’arrêtèrent à un poste de la Compagnie de la baie d'Hudson, nommé Jack- River. À cet endroit, ils furent rejoints par un homme du nom de Colin Robertson, dévoué à lord Selkirk, et désigné pour être commis en chef au fort Douglas. Colin leur dit que si tous voulaient retourner avec lui dans la colonie, il se chargeait de les aider à s’y établir, et de les défendre contre les vexations de la Compagnie du Nord- Ouest. Il n’eut pas de peine à les faire consentir à rebrousser chemin ; ils acceptèrent volontiers une telle offre, et revinrent prendre possession de leurs fermes, dont ils relevèrent les ruines. Quelque temps après, le nombre de ces colons fut considérablement augmenté par de nouveaux
Il firent jusqu’au consenti à arrivèrent ; tous les assemblés.
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venus des montagnes d’Ecosse, et à l’automne la colonie comptait deux cents âmes.
Au printemps précédent, avant la destruction de la colonie, les Ecossais avaient ensemencé leurs petits champs, et, quoique ces grains eussent beaucoup souffert, ils récoltèrent plusieurs minots de blé et une grande quantité de patates. Ces provisions pouvaient aider à nourrir les colons, mais elles étaient loin de suffire.
Le gouverneur Semple, qui était en charge du fort Douglas, crut donc qu’il serait prudent de garder dans le département de la Rivière-Rouge toutes les provisions qu'y apportaïent les chasseurs, et il publia un ordre pour défendre toute exportation de viande hors de la colonie.
La Compagnie du Nord-Ouest, qui comptait sur ces provisions pour alimenter ses forts entre le lac Winnipeg et le lac Supérieur, crut que le coup était porté contre elle, et qu’on voulait lui faire la guerre par la famine. C’était plus qu’il n’en fallait pour l’irriter davantage contre une compagnie dont elle avait déjà juré la perte.
Au mois d’octobre 1815, Colin Robertson avait repris le fort Douglas, qui était resté en la possession de la Compagnie du Nord-Ouest depuis le départ de Miles McDonell pour le Canada ; il recouvra deux pièces de canon et trente fusils, dont Cameron s’était emparé au mois de juin précédent. Heureusement tout cela s’opéra sans effusion de sang. Cameron, fait prisonnier, fut relâché et renvoyé à son fort, sur promesse de se conduire dégormais paisiblement.
Cependant, à peine était-il en liberté qu’il recommença à conspirer contre l'établissement, et à chercher les moyens de le détruire une seconde fois.
Des lettres de différents employés du Nord-Ouest révélèrent à Robertson le complot qui se tramait contre la colonie; pour en prévenir l'exécution, il résolut de s’emparer par surprise du fort Gibraltar, et de faire prisonniers ceux qui s’y trouvalent.
Il exécuta ce dessein au mois de mars 1816. A l'entrée de la nuit, pendant que personne ne s’y attendait, il pénétra dans ce fort avec une quinzaine d'hommes, fit prisonniers Cameron et ses serviteurs, enleva toutes les armes et les provisions qu’il trouva, et les fit transporter au fort Douglas. Les papiers saisis dans cette circonstance servirent à confirmer Robertson dans ce qu’il savait déjà des intentions de la Compagnie du Nord- Ouest. Voici une lettre que McDonell écrivait du fort Qu’appelle à un de ses amis, au commencement de mars 1816:
‘Ce que nous avons fait à la Rivière-Rouge, ‘f l'an passé, n’est qu’un badinage. La nation nou- ‘“ velle * s’avance sous les ordres de ses Que, ‘‘ pour nettoyer le pays de ces brigands qui n’y
‘“ ont aucun droit. Glorieuses nouvelles d’Atk a- ‘ baska Ÿ. ”
* C’est ainsi qu’il désigne les Métis.
f Par ces glorieuses nouvelles, il entendait la mort de 20 serviteurs de la Compagnie de la baie d'Hudson, qui avaient péri de misère pendant l'hiver.
qu'il renent, et à onde fois.
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Un nommé Grant, commis pour la Compagnie du Nord-Ouest, avait écrit à un de ses amis :
‘ Cher ami, Les Bois-Brûlés (Métis) du fort des Prairies et de la rivière des Anglais seront tous “ji ce printemps. J’espère que nous l’emporterons haut la main, et qu’on ne verra plus, à la “ Rivière-Rouge, de gens à colonie. Les traiteurs “ décamperont aussi. Nous passerons l'été à la Rivière-Rouge, de peur que les colons ne nous “ jouent le même tour que l'été dernier, de reve- “ nir encore ; mais s'ils le font, ils seront reçus ‘ de la bonne manière. ”
D’après de telles lettres, il était facile aux gardiens du fort Douglas de se convaincre qu’il se préparait quelque chose d’extrêmement sérieux contre la colonie.
On peut se faire une idée de la colère et de l’indignation des associés de la Compagnie du Nord- Ouest, quand arriva, au fort Qu’appelle, la nouvelle que le fort Gibraltar avait été pris et rasé par Colin Robertson, commandant au fort Douglas, pendant une absence du gouverneur Semple. | On jura de tirer une vengeance éclatante d’une telle action, et de la faire payer cher à tous ceux qui avaient eu l’audace d’y prendre part.
Vers la fin de mai, cinq commis et interprètes
de la Compagnie du Nord-Ouest, accompagnés d'un corps considérable de sauvages et de quelques Métis, se mirent en route du fort Qu’appelle | pour la Rivière-Rouge. En chemin, ils s’emparèrent de cinq barges chargées de provisions, appar-
tenant à la Compagnie de la baie d'Hudson. Ces secours de provisions étaient destinés à la colonie.
En passant dans le voisinage d’un fort de la Compagnie de la baie d'Hudson, nommé Brandon- House, vingt-cinq hommes furent détachés pour aller s'emparer de ce poste, et pour en emporter les provisions. Lorsque tous furent arrivés à un endroit nommé Portage de la Prairie, ils mirent à terre leur butin, et se préparèrent à envoyer un détachement des leurs en avant, jusqu’à l’embouchure de la rivière Rouge.
D’après quelques-uns, le but de cette expédition était de porter des secours aux serviteurs de la Compagnie du Nord-Ouest qui arrivaient du lac Supérieur, et qui comptaient, pour se nourrir, sur les vivres qu’on leur fournissait au bas de la rivière Rouge. Les canots qui remontaient de là au fort William étaient chargés de sacs de viande, pour approvisionner les forts qui se trouvaient sur leur route. Il est donc presque certain que le principal motif pour lequel les gens de la Compagnie du Nord-Ouest voulaient se rendre au bas de la rivière Rouge, était de porter des vivres à leurs serviteurs, et d'empêcher la famine dans les forts qu’ils avaient entre les lacs Winnipeg et Supérieur. Mais il est plus que probable qu’ils avaient aussi en vue un autre but, celui de détruire la colonie une seconde fois, tout comme ils l’avaient fait l’année précédente.
Quoi qu’il en soit, le 19 juin, vers les quatre - heures de l’après-midi, une sentinelle du fort Dou-
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las vint avertir le gouverneur Semple qu'on aperevait, à quatre milles dans la prairie, une troupe d'hommes à cheval se dirigeant vers le bas de la ivière Rouge. La route qu’ils tenaient n’indiquait pas qu'on voulût attaquer le fort ; cependant le rouverneur connaissant, par les lettres saisies au ort Gibraltar et par d’autres interceptées depuis, quels desseins animaient les gens du Nord-Ouest, ut qu'il était de son devoir d’aller rencontrer es hommes, pour leur demander raison de leur émarche. Persuadé qu'ils allaient se joindre à eux qui venaient du lac Supérieur pour les aider à détruire la colonie, le gouverneur voulait couper le passage au détachement qui passait en vue du fort, et par là protéger l’établissement écossais, voué à la ruine. Ici nous ne faisons que raconter des faits ; la responsabilité des intentions reste à eux qui les ont nourries.
La rencontre eut lieu à un endroit appelé la Grenouillère. Lorsque le poste de la Compagniedu Nord-Ouest vit s'approcher les gens du fort Douglas, au nombre d’une trentaine, le gouverneur à leur tête, ils envoyèrent deux des leurs en avant’ pour parlementer. Quand ceux-ci furent arrivés à portée de la voix, ils demandèrent au gouverneur
e qu’il leur voulait. ‘Que voulez-vous vous-
Æmêmes, leur dit-il? —Nous voulons, répondirent les deux parlementaires, que vous nous remet--
iez notre fort.” A ce moment, un coup de feu,
parti on ne sait trop de quel côté, fut comme le Mignal du combat. Les gens de la Compagnie du
Nord-Ouest, tous montés à cheval, entourèrent les soldats du gouverneur, et dès la première décharge, vingt et un d’entre ces derniers tombèrent blessés | à mort. Le gouverneur tomba le premier. Ceux qui échappèrent s’enfuirent au fort, qui, le lendemain, fut obligé de se rendre et de livrer aux vainqueurs armes et provisions.
Les colons écossais firent une seconde fois leurs adieux à la Rivière-Rouge ; on ies embarqua sur des canots avec leurs effets, et ils prirent la route du fort William.
A l'embouchure de la rivière, ils rencontrèrent les canots qui venaient du lac Supérieur, montés par une soixantaine d'hommes armés, traînant avec eux un canon. Le chef de cette troupe était un associé de la Compagnie du Nord-Ouest, du nom de Norman McLeod. Celui-ci fit arrêter les canots sur lesquels s’en allaient les colons écos-
sais ; il visita minutieusement leurs effets, et fit
subir à la plupart des voyageurs un long interrogatoire, avant de les laisser continuer leur route. Après cela, Mc. -od vint rejoindre ses gens au fort Douglas. |
La colonie de lord Selkirk était ruinée pour la seconde fois. Pendant que ces événements se pas-ls saient à la Rivière-Rouge, lord Selkirk travaillait, en Canada, à recruter des soldats pour aller porter] secours à sa colonie, dont il avait appris la dispersion à son arrivée à New-York. |
Au mois de janvier 1816, des dépêches venues du fort Douglas lui avaient appris le retour des
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mais ces mêmes dépêches lui disaient de se hâter
d'arriver avec des forces militaires, pour protéger *établissement, qui était menacé d’une seconde uine.
Au printemps, il engageu à Montréal 80 soldats icenciés, du régiment des Meurons, et une vingaine, des régiments de Watteville et de Glengarry. 1 se mit en route pour la Rivière- Rouge, espérant y arriver avant que la colonie eût éprouvé aucune nouvelle hostilité.
De Montréal il avait envoyé en avant un détabhement d’hommes sur des canots légers, pour ller annoncer aux colons sa prochaine arrivée. es envoyés apprirent en route la seconde desruction de la colonie, et revinrent sur leurs pas, nnoncer cette nouvelle à lord Selkirk. Ils le renontrèrent au Sault-Sainte-Marie, à l’entrée du lac Supérieur ; ils lui apprirent que tout l’établissement était ruiné, et qu’une partie des colons Avaient été amenée au fort Williaru, par les assobiés de la Compagnie du Nord-Ouest. Lord Selkirk n'avait pas eu d’abord l'intention de passer par ce poste ; son dessein était de suivre le côté
Bud du lac pour se rendre à la rivière Saint-Louis,
t de là au lac Rouge, où des guides le mèneraient la Rivière-Rouge. Mais quand il eut appris le malheur arrivé à sa colonie, il changea son plan le voyage, et fit route vers le fort William, pour ller demander aux associés de la Compagnie du Nord-Ouest la raison de l’emprisonnement de ses zens.
Ses canots arrivèrent à l’embouchure de la rivière Kaministiguia le 12 du mois d’août. Il remonta cette rivière jusqu’à un mille environ audessus du fort, fit débarquer son monde et ses armes, et dressa le camp sur le côté opposé. Il y avait alors dans ce fort un grand nombre d’associés de la Compagnie du Nord-Ouest. Lord Selkirk fit immédiatement émettre des warrants ou mandats, pour arrêter les principaux agents de cette compagnie. Mais s’apercevant qu’au fort on
se préparait à opposer de la résistance, il jugea ls
prudent de faire avancer ses scidats, et de s’em- | parer de la place. Il se rendit maître du fort le 14 du mois d'août, et s’y établit pour y passer l’hiver, pendant que ses soldats continueraient leur route vers la Rivière-Rouge, pour aller reprendre le fort Douglas.
Au fort William, lord Selkirk fit une minu- | tieuse enquête sur les événements qui venaient À d’avoir lieu.Il trouva,dans les bureaux des officiers
du fort, une foule de documents et de lettres, qui
lui révélèrent toute .la trame dt: complot que la Compagnie du Nord-Ouest avait ourdi contre l’établissement de la Rivière-Rouge. Les principaux |! fauteurs des machinations entreprises pour ruiner la colonie se trouvaient au fort William ; ils furent arrêtés et envoyés en Canada, pour attendre leur À procès.
Les soldats Meurons, guidés par des gens qui étaient à la solde de lord Selkirk, n’arrivèrent | à la Rivière-Rouge qu’à la fin de décembre. Pour |
hure de la s d'août. Il es environ au- 1ionde et ses opposé. Il y mbre d’assot. Lord Sely warrants ou 1x agents de qu’au fort on
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MONSE:GNEUR PROVENCHER 39
éviter de donner l'éveil, les soldats avaient suivi la route du lac Rouge, sur le territoire américair. Rendus sur la rivière Rouge, au-dessus de Pembina, il longèrent la rivière sur le côté ouest jusqu'à tune distance de quelques milles de la rivière Asginiboine, puis s’en éloignèrent de cinq à six milles, pour venir camper à l'endroit où se trouve aujourd’hui l’église Saint-James, entre la paroisse Saint-Charles et Winnipeg. Le 6 janvier 1817, ils Iprofitèrent d’une épaisse tempête de neige pour surprendre le fort Douglas. Comme personne dans ile fort ne s'attendait à une attaque, il n’y eut aucune résistance. Lez soldats de lord Selkirk escaladèrent la palissade en bois qui constituait la
seule fortification de ce poste. Les agents de la
Compagnie du Nord-Ouest qui s’y trouvaient furent faits prisonniers, et les officiers s’installèrent dans le fort.
De bonne heure au printemps, lord Selkirk se rendit à la Rivière-Rouge pour y ouvrir une cour de justice, et continuer l’enquête qu’il avait com- Imencée au fort William. Il passa l'été à prendre
Miles dépositions des témoins oculaires de la mal-
heureuse rencontre du 19 juin; il rappela dans
Pa la colonie plusieurs Canadiens et Ecossais qui ne
s'étaient pas trop éloignés après la destruction de l'établissement ; il distribua des terres aux soldats et aux serviteurs qui l’avaient suivi dans cette expédition, puis, vers l’automne, il se prépara à retourner au Canada pour recruter des colons. Tel était l’état politique de la Rivière-Rouge en
l’année 1817. Deux compagnies marchandes,toutes les deux très puissantes, se faisaient une guerre à mort, pour savoir à laquelle des deux appartiendrait le monopole du commerce des fourrures.
Mais la Providence, qui se sert de tout pour arriver à ses fins, fit alors tourner l’ambitionr et l’avarice des hommes à l’accomplissement de ses desseins, C’est à l’occasion de cette lutte, que des négociations s’entamèrent avec l’évêque de Québec pour avoir des missionnaires dans ce pays sauvage.
ndes,toutes ne guerre à appartiens fourrures.
pour arriver et l’avarice es desseins.
des négociajuébec pour sauvage.
2positions de ces gens pour leur faire adresser en