SCENE VIL
RAYMONDE, ADRIENNE, paraissant et venant Tembrasser par derri6re.
RAYMONDE
Je t'ai réveillée?
ADRIKNNE .
Non, j'ouvrais les yeux. Ah! que j'ai bien dormi et que je me sentais bien en dormant!
RAYMONDE
Tant mieux! Tu auras repris des forces et tu en as besoin.
Qu'est-ce qu'on t'a fait?
RAYMONDE-
Clière enfant, tu ne penses qu'à moi.
ADRIKNNE.
A qui veux-tu que je pense?
IlAVMONDE .
Écoute-moi bien! tu m'as dit que tu avais du courage et de la volonté?
APRIENNE.
Ouijlque faut-il faire?
RAYMONDE
11 faut que nous nous séparions pendant quelque temps Prépaie-loi à cette idée.
Ohl jamais.
BAViMONDE.
II le faut.
Mais nous nous reverrons ?
RAYMONDE
Et très-vite, je te le jure.
Où faut-il aller?
RAYMONDE
N'importe où, pourvu que ce ne soit pas ici. Écoute-moi bien.
ADRIENNE
Oh I je t'écoute.
RAYMONDE
Il va venir aujourd'hui ici une dame que tu ne connais pas, qui doit être la femme de M. Alphonse, et qui veut absolument femme ner avec elle.
ADRIENNE
Je ne veux pas !-
RAYMONDE
Ni moi non plus; mais nous ne pouvons nous y opposer l'une et l'autre qu'au risque des plus grands dangers pour moi; il faut donc prendre patience jusqu'à demain, ce n'est pas long et tu n'auras même pas, d'ici à demain, à quitter celte maison ; seulement, prends sur toi d'être très-aimable