SCÈNE V
MONTAIGLIN, MADAME GUICHARD.
MADAME GUICHARD, entrant comme chez elle et s'arrôtant devant Montaiglin.
Ah ! c'est VOUS, commandant !
MONTAIGLIN.
Oui, madame ; qu'y a-t-il pour votre service?
MADAME GUICHARD
Ocla\ e n'est pas ici ?
MONTAIGLIN.
li n'est pas loin. Il va
UADAME GUICIIAIID.
C'est que j'ai hâte de le voir.
Que VOUS arrive-t-il ?
MADAME GUICHARD
Je viens le chercher, lui et Adrieiine, comme c'est convenu.
MONTAIGLIN.
Je suis désolé, madame, que vous ayez pris la peme de revenir pour cet objet; nous garderons décidément Adrienne...
MADAME GUICHARD
Malheureusement, moi, j'ai décidé que je l'emmènerais avec moi, et, quand je me suis mis quelque chose dans a tête, ça y tient bien, et je vais jusqu'au bout. Je suis partie d'ici tantôt bieu résolue à me charger de cette petite, autant dans son intérêt que dans le mien. C'était une garantie!.. mais, quand j'ai eu appris qu'Octave m'avait fait un nouveau mensonge, cela m'a décidée encore plus, et ce que je n'aurais peut-être fait que dans quelques jours, je l'ai fait tout de suite.
MONTAIGLIN.
Et quel était ce nouveau mensonge d'Octave?
MADAME GUICHARD
Il m'avait dit que la mère de sa fille était morte.
MONTAIGLIN.
Eh bien?
MADAME GUICHARD
Eh bien, elle ne l'est pas. Oh! je suis une femme expéditive et de précaution. Pendant que je le suivais ici, ce matin, j'envoyais un homme sûr et malin, avec de l'argent, chez ces paysans de Rueil, que je n'avais pas eu le temps d'in-