BROUILLON, AUGUSTE
( Ils se regardent quelijues tems tous les deux en silence. )
B n o u I L L o N . h part.
Viondrait-il ici pour me chercher querelle l
AUGUSTE, à part.
Viendrait-il ici se plaindre ï^ mon oncle du l'insulta que j« lui ai faite.''
BROUILLON, saluant profondémfit Auguste.
A u G c s T E j saluant a son tour. Monsieur...
BROUILLON, a part.
Il est possible qu'il est peur. Vous voyez, mon ciier cousin , de ce malin que je me suis rendu bien vite à votre invitation.
AUGUSTE
Je n'attendais pas moins de vous , monsieur.
Je crains, j'évite le scandale j je n'aime point à faire d'éclats en public , mais on ne me manque pas impunément , et chacun de vos camarades aura son tour.
AUGUSTE
Je suis prêt à vous donner toute satisfaction.
Heim !
AUGUSTE
Je suis prêt, dis-je , à vous satisfaire.
A la bonne heure , je suis satisfait , voilà comme il faut être. Le courage , monsieur, est la sauve-garde de l'honneur, c'est peut-être le plus beau présent que le ciel ait fait à l'homme , c'est le soutient des états, le conservateur des mœurs et le père de la victoire.
AUGUSTE
Je vous attends , monsieur , nous discourerons en roule.
C'est le courage , monsieur, qui dans l'adversité nous fait supporter sans nous plaindre Tinjustice du sort et la méchanceté des hommes, c'est le courage qui nourrit les grands talens, qui leur fait braver les traits de l'envie, c'est le courage qui fait les grands poètes, les héros et les sages, c'est lui....
AUGUSTE
Ah ! monsieur, finissons et i-llons nous battre , nous parlerons ensuite de courage et de philosophie.
Comment nous battre I si vous me connaissiez mieux ^. monsieur...
AUGUSTE
Sortons , monsieur , nous ferons connaissance sur le champ ^e bataille.