‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 28 sur 132 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

MONSIEUR CÉSARIN, ISABELLE, MADAME CÉSARIN.

MADAME CÉSARIN.

Que vois- je? Césarin embrasse une cliente?

MONSIEUR CÉSARIN, très ennuyé.

Allons bon!... Elle vient de tomber défaillante...

MADAME CÉSARIN.

Elle est jeune et gentille... Il te les faut de choix! Mais alors, tu m'as dû tromper un tas de fois?

MONSIEUR CÉSARIN, qui a fait asseoir Isabelle.

Veux-tu savoir de suite à quel point je suis sage? Eh bien, je t'attendais pour ouvrir son corsage. A présent, ouvre-le...

MADAME CÉSARIN.

Tiens, mais c'est vrai, ma foi.

Qu'elle est évanouie!

Ouvre...

MADAME CÉSARIN.

Retourne-toi !

Au lieu d'être jalouse et de me chercher noise, Écoute son histoire en îa soignant, Françoise,

Pourquoi du premier coup supposer le vilain? C'est une pauvre enfant... Elle aimait Marcellin Sans savoir qu'il était mon commis... littéraire.

E MADAME CÉSARIN.

Elle aime Marcellin?... Vite le vuî»érat*e!

(Elle court vers l'étagère et prépare un verre d'eau pendant que M. Césarin tapote les mains d'Isabelle, toujours évanouie dans le fauteuil.)

Elle m'a raconté son candide roman:

A six ans elle était orpheline...

ISABELLE, toujours évanouie sur l'épaule de Mme Césarin qui la fait boire. J

Maman...

Orpheline à six ans!

Et depuis, sans défense...

Devant tant de malheur on songe à son enfance, A son enfance à soi, choyée, et sans souci...

MADAME CÉSARIN.

On pense à son bonheur...

ISABELLE, revenant à elle, et apercevant Mme Césarin-

Oh! Madame, merci...

MONSIEUR CÉSARIN, présentant Mme Césarin.

Ma femme...

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