‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 72 sur 132 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

EUGÉNIO.

Blottis-toi dans mes bras ! La nuit nous favorise...

ROSE REINE

Mais V infâme sultan, s'il survient?

EUGÉNIO.

Je le brise !

ROSEREIXE.

Ce cri, je V attendais ! Répète à mes genoux Ce cri de ton courage indompté !

EUGÉNIO.

Sauvons-nous !

Je connais un rejuge... Attendons-y V aurore. Et suivons nos destins ! M aimes-tu?

ROSEREINE, passionnée.

Je t'adore !

EUGÉNIO, avec un lyrisme ridicule.

Alors c est dans V amour que je rn en vais puiser La force des héros : donne-moi ton baiser ! Donne-moi ton baiser pour que, nouvel Achille, J'étonne en me battant tout seul contre dix mille Charlemagne lui-même au fond de son caveau ! Donne-moi ion baiser !

ROSEREINE, même jeu.

Eh bien, prends-le ! (Eugénie- l'embrasse.)

LE COMTE, transporté.

Bravo!

DÉSIRÉ

Superbe !

MONSIEUR CÉSARIN, à Eugénie-.

Vous serez tout à fait remarquable...

ROSEREINE, émue.

Comme il a bien dit ça!

-IGNACE

C'est g'uii art impeccable!

LE COMTE

Je devrais comme auteur n'être pas étonné Des beautés de la scène... et j'en suis retourné!

IGNACE

Quelle sincérité!

EUGÉNIO.

Ce qu'un artiste ajoute A du texte banal, personne ne s'en doute!

Vous aurez tous les deux un succès éclatant !

LE COMTE, à Eugénio, auquel il sert la main, et à Rosereine. Je suis content de vous, vous savez, très content !

(A Marcellm.) Hein? Quelle passion! Quel élan pathétique!

MARCELLIN, avec humeur.

Pardonnez-moi, je ne vois rien de fantastique A trouver beaucoup mieux qu'un élan amical Quand on a dans les bras...

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