‹ Monsieur Césarin, écrivain publicChapitre 84 sur 132 · SCÈNE XVIII MARCELLIN, ISABELLE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII MARCELLIN, ISABELLE

ISABELLE, qui s'est approchée doucement de Marcellin. Vous avez du chagrin?

MARCELLIN, surpris, relevant la tête.

C'est vous, mademoiselle...

ISABELLE

Vous aimeriez mieux que ce soit — que ce fût — celle Pour qui vous éprouvez un tendre sentiment... Ce n'est que moi, monsieur Marcelin.

MARCELLIN

Mais comment Avez-vous deviné?

C'est qu'elle était visible, Votre douleur, monsieur Marceliin.

MARCELLIN

Pas possible?

Vous croyez que l'on a deviné mon émoi? Vous croyez que l'on a.„

ISABELLE

Pas les autres, mais moi.1-

MARCELLIN

Pourquoi vous?

ISABELLE

Parce que... je suis... observatrice...

MARCELLIN

Oui... L'on voit mieux la scène où F on n'est pas actrice. Hé bien, c'est vrai! Je l'aime éperdument!

ISABELLE

Si fort?

MARCELLIN

C'est le ciel avec elle, et sans elle la mort!

B ISABELLE

Vous l'aimez tant que ça?

MARCELLIN, fata .

jQue le ciel lui pardonne :

Repoussé, je mourrai poitrinaire à l'automne!

ISABELLE

Vous mourrez, c'est possible... à l'automne, j'admets... Mais poitrinaire?

MARCELLIN

Eh^bien?

ISABELLE

Vous ne toussez jamais!

Page 1