‹ Monsieur de CupidonChapitre 32 sur 46 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

M . de Cupidon ne veat pas de l'aniour vénal. — 11 aspire après les sentimentalités. — N'aime-t-on plus gratis en France?

— Vous avez fort bien parlé, me dit M. de Cuitidon, et dans cent ans vos renseigncn;enls seront précieux comme un chapitre û'Angolanu une gravure de Moreau le jeune. Mais ce n'est pas l'amour vénal que je venais voir, je sais qu'il est le même à toutes les époques. Donnant donnant, c'est un thème qui ne suppose guère de variations. Ah! l'amour frais, l'amour innocent qui parfume l'.^me et ne traîne aucun remords aiirès lui, voilà ce que vous auriez dû me montrer!

— Diable! fis-je en me grattant l'oreilîe.

— Cela vous embarrasse, je le vois l)ien; mais la

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belle affaire que de m'indiquer le vice!' C'est la] vertu que je demande, la vertu amoureuse.

— J'entends parfaitement ; seulement vous mej prenez à l'improviste: il est tard et il faut que je me] recueille pour rappeler mes souvenirs. A demain.

Nous nous séparâmes.

Le lendemain malin, à son réveil, M. de Cupidonj reçut l'historiette suivante, que j'avais écrite pour lui, d'après les notes d'un de mes camarades, qui en était le héros récent.

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