CHAPITRE III
Une petite intrigue de cour.
£ir mangeant sa côtelette , en vidant sa bouteille de Maçon, Roberville parlait de ce qui venait de lui arriver à un monsieur qui dînait à côté de lui. Le monsieur trouva très - simple ce qui paraissait très - extraordinaire au narrateur. .« Si vous n'eussiez parlé « à personne de votre dessein d'aptr procher le roi , vous fussiez proba- K blement parvenu jusqu'à la galerie, ir et peut - être eussiez - vous trouvé « Foccasion de remettre votre mé- « moire à Sa Majesté. — * Ah ! le roi ir passe tous les jours dans la galerie ? % — ^Pour aller à la messe. — Et je lui « aurais remis mon mémoire I — Je « n'ai pas dit cela. "— Qu'avez « voas
DE ROBERVILLÉ. llgj
doni dit ? -^ Que ce qtir est difficile ' nîeSl pa^ impossible , et (Ju'àVec de
la paiience. . . --'Ofi ! je n'eùar pa^ ' dtt' leriitl «^^^ Ncrti ? en cé'ctîi^ie vais ifoA&itiàiqtier iiirbo^ cpifdTfé^ussï ' à'^tiS«îiti'«lffeit«w:-^Àn Vd^biiî r' éé" ittoy«i.;^'0fr'a'qttë%e*îfis'iïiié '^jtrtie-fttÉwe', uné'foHé scfetfri, trti^
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lao HfOKStEirii ,
répondant à Sa Majesté ; et q'udle ait dit une balourdise ou non, le placet est à son adresse, n -^ Ma femme fera la fille à ravir.
— Bon , , cela vous épargnera m Ipjer. »-^£t niadame est dotic joliel dit un autre monsieur qui n'avait pas parié encore , mais qui n'avait pas, perdu uixinot.de la conversa'^' ji^on. «r- Ma fçmn^^ est une des fins beUes femmes de Paris. — * Ea vérité ? -r— D'hpnnciir. — Quel âge?
•*- Vmgt - un ans. — C'est un pea yieifx. JN'importe, revenez demain, ç^.nj^adftme parlera au roi. -^-You^ f plajsantez. — Apprenez, monsieur»
if. qu^ejQi Affaires je ne plaisante jamais^ t — QuC donc êtes - vous; 3^ monsieur » *qui avez lam dejcr^d^i,, et qui «diluez si économiqiiement? -«— Pas*^ « s^çn^ dan^ Je jardin ; je vais vous h «.dv®*;.*'^^ suis, j^pnsieur, le va-, f^let de chambra; du ,valet de cfaani-
' bre
» l>re coiffeur de M. Bontems , p^e- H mier valet de chambre du roi.
» Quand je veuic faire réoésiruhtf j> affaire, j'en parle à mon maître, » qui en parle au sien. Je ne garde?
7> que dix louis; j'en donne quinze j> fin valet de chambre coiffeur...— < ^ J'entends.' Pour parler au roi, il » m'en coûtera vingt-cinq louis.— ' » payés d'avance, c'est la règle. — n Monsieur, je ne les ai pas sur moi. » —Vous les apportere2 demaîn.^- » Et si je ne parle pas au roi ? . . .— » On ne vous rendra rien j c'est en- 51 cote la règle. -r- Voi^ une règle r> bien singulière. — C'est la mienne, » et je ne m'en dépars jamais. De- >> main ici, à la même bèure, si la » chose vous est agréable. »
Je pourrais bien perdre mes vingtcinq louis , pensait Roberville en retournant à Paris. Ma foi , qui ne l'isque rien n'a rien, dit le proverbe,