CHAPITRE III
T^ous deviez n>ous attendre à cela*
JViadame de RobervlIIe dormu trèsbien : les sots ne s'afTectent jamais*
• Son mari se frotta le front une partie de la nuit : elait-ce un pressentiment ? L'image du beau mousque* taire ise présenta le matin à Timagi- Dation paresseuse de madame , et fixa le sourire sur ses lèvres. Monsieur ^ à son réveil, retrouva ks .
soucis sur son oreiller.
Il était à peine levé , qu'on lui annonça quelqu'un qui demandait aie voir avec empressement. Roberville ordonnequ'on fasse entrer , et à peine
^ art-il parié , que la porte s'ouvre , qu'un jeune boriime se prë.cipitc et
Dit KOBEAviLtE. 79
le serre dans ses bras en s'ccrîanl :
a Mon cousin , mon cher cousin! *
Roberville le regarde. Taille bien prise, figure heureuse, habit de 5910 noire complet, dentelles d'Angleterre, épée d'acier , chapeau sous le bras: on pouvait reconnaître ce parent - là. Roberville n'y voyait qu'une difficulté : il ne se souvenait pas d'avoir oui dire à sa mère qu'il eût jamais des* oncles ou des tantes , et sans cela il n'est pas aisé d'avoir des cousins.
« Monsîcnr , répondît - celuî-cî , )) TOlre père avait un frère nommé » lïippolyte, qui parvint a l'âge de M dix-huit ans , sans avoir faire autre S) chose que jurer., boire, jouer aux » dés et avec les filles. Grand-papa )) Robert , qui u^étai t pas endurant , « le fit enlever , conduire à Brest et «mettre à bord, d'un vaisseau qui partait pour les AnilUes,