CHAPITRE XÎV
IL NB FAUT JURER DE BIEM
Adolphe, en s'échappant des mains de Jacques, s*est mis à '.ourir jusqu'à sa demeure, où il se félicite d'arriver sans avoir été aperçu par les parents d'Eugénie.
Adolphe, sûr de l'amour de son amie, se flatte de triompher de tous les obstacles : il est aimé! Avec cette douce certitude, l'esprit peut être inquiet, mais le cœur est satisfait : on lai a juré do lui être toujours fidèle; on est convenu de se revoir encore, car nos jeunes gens n'ont pas pensé que l'arrivée de i'ivrogne pourrait déranger leurs plans; ils se sont promis de renouveler bientôt cette douce entrevue, et en voilà plus qu'il n'en faut pour transporter un amant. — On mène le genre humain avec de l'espérance ; c'est la monnaie usitée en tous •pays dans toutes les- classes, chez tous les peuples. On donne 'îe l'espérance aux solliciteurs, aux malades, aux enfants, aux prisonniers, aux amants , aux auteurs, aux demoiselles, et même aux vieillards ; on la prodigue aux malheureux, on ferait mieux de leur ouvrir sa bourse; mais l'espérance se donne gratis, et vous pouvez prendre, à bon marché, le ton prot«cteur.*L*enfant vit dans l'espérance d'avoir ua joujou, recoller dans l'espérance d'un prix, le jeune homme dans l'espérance de plaire à celle qu'il aime, l'homme mûr dans Tespérauce d« faire fortune, le vieillard dans l'espérance d'êtrt
lié M. DUPONT
-entoudire. La jeune fille espère trouver un amant fidèlo; It vieille lille conserve, avec l'espérance, l'idée qu'elle aura un mari. Le jou^urespère gagner, l'acteur espère briller, l'auteur espère un succès, le gourmand espère un bon* dinar, le petit employé espère devenir sous-ciief, le sous-chef- espère êtra chef de division, le soldat espère être officier, le journaliste espère être piquant, le fat espère être remarqué, la coquette espère faire des conquêtes, le chimiste espère trouver la pierre pMlosophale, les juifs espèrent le Messie, et les tireuses de cartes espèrent trouver le secret de Gagliostro, qui n'en avait pas, mais qui cependant eût passé pour sorcier s'il fût venu au monde un ou deux siècles plus tôt. Nous espérons donc tous : l'espérance est le charme de la vie, le fluide vital; elle seule donne l'essor à l'imagination, de l'aliment à i'csprit, des rôveries à l'âme, car nous sommes cent fois plus heureux par ce que nous espérons que par ce que nous possédons; et la position la plus triste au monde est celle de quelqu'un qui n'a plus de vœux à former.
Adolphe espère donc, et il a raison; mais il se flatte de rentrer chez lui, et il a tort. Parvenu à sa porte, il cherche sa clef; il fouille et refouille dans se3 poches, ii se tâte du haut en bas, point de clef. Il l'aura perdue dans sa lutte avec Jacques, ou pluLôt dans le combat, dans la mêlée où il s'est trouvé au spectacle.
Point de olef!... comment icntrcr?... Adolphe pousse et repousse la porte, qui ne ferme pas très-bien, mais qui cependant ne veut pas céder... S'il avait un crochet, il se flatte qu'il pourrait ouvrir une mauvaise serrure de chambre garnie, car les chambres garnies sont toujours assez mal fermées... Mais où avoir cela?... il faudrait réveiller les voisins; iî a déjà •u beaucoup de peine à faire lever le portier : car on doit se jrappeler qu'il est près de deax heures du matin.
Adolphe sait bien qu'il peut frapper chez Zéhe, mais il éproufe de la répugnance à retourner chez sa voisine, qu'il »'est b>p^ promis de ne [dus revoir, ou du moins à laquell© il ne penl plus parler. Est-ce parl'efTetde réloignomont qu'elle lui inspire, ou par crainte de céder de nouveau h quelque mouvement de faiblesse? Quelqua soit le motif, c'est déjà fort beau do ne point s'exposer à faillir.
Cepeu àant, passer la nuit sur le carré, c'est bien désagréable. Tout en faisant ces réllexions, Adolphe jette macliinalenient les yeux sur la porte de sa voisine ; il croit apercevoir de la iuraiérb par le jour du bas. Encore de la lumière à deux Heures du matin! c'est bien singulier!... Ilestvraique mademoiselle Zélie rentre ordinairement fort tard. Mais la nuit est fort avancée, elle doit être fatiguée d'avoir fait la ro?iére.
Adolphe s'est approché de la porte ; il s'assuie qu'en effet il y a de la lumière chez la danseuse, et il se décide à frapper» Zélie se lève et vient lui ouvrir. « Tu es bien aimable, dit-ella en se ù'ottant les yeux; tu rentres aune belle heure... Deux heures du matin! moi qui t'attends depuis minuit... J'ai fait ce que j'ai pu pour ne pas m'endormir... — Vous m'attendez^ mademoiselle, et pourquoi «ela? — Pourquoi?... Mon Dieu! qu'il est drôle!... Après avoir passé la nuit dernière chez toi, il me semble que je pouvais bien t'attendre aujourd'hui. — Ah ! ne me reparlez plus de ce qui s'est passé entre nous, je vou» prie, je prétends oublier un moment de folie, et... — Vraiment, vous êtes bien honnête, monsieur; ah! c'est un moment de folie, qui, je le vois, vous cause bien des regrets!... Je vous plains, en vérité; vous devriez vous faire ermite et pleurer vos erreurs... Ehmais! pour un sage, d'où venez-vous si tard et dans cet état?.,. Ah! aiiî... comme vous êtes fait! »
Adolphe se regarde dans le miroir et s'aperçoit seulement alors de l'état dans lequel l'a mis sa lutte avec le porteur d'eau; sa cravate est défaite, son collet déchiré, son habit couvert d& boue, l'empreinte des mains de Jacques est restée partout; il ne peut s'empêcher de rire lui même.
« Qui vous a donc costumé ainsi, monsieurr Est-ce que vou» avez roulé depuis la Courtille jusqu'ici? — Non, mademoiselle, je ne viens pas delà Courtille. — On le croirait... Mais, à coup sûr, vous vous êtes battu? — C'est possible. — Pour quelque femme, je gage... — Qu'est-ce que cela vous fait? — Comment ! qu'est-<?e qwo csla me fait? Apprenez, monsieur^ que je sois Irès-jalouse, at si je connaissais cette femme-là... je lui arratkerais les jeux, et à vous aussi. — Voulez-vous hien me permettre do prendre de la lumière et me prêter un crochet ou quelque chose pour ouvrir ma porte ? — Ah ! monsieur à perda tB clef? — Oui, mademoiselle. — Et c'est pour cela sewlemeEl
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qu'il est venu chez moi. — Oui, mademoiselle. — Oàl *eTi,^îia monstre!... que je vous déteste!... — Avez-vous quelque clou [ji peu fort? — Voulez-vous me laisser tranquille avec vos clou? et vos clefs? On vous ouvrira demain; d'ici-là vous pouvez bien rester ici; je ne vous mangerai pas. — Je veux rentrer chei moi. — Comme c'est aimable I... Allez au diable, et laissez-mci dormir. »
Adolphe sort, tire la porte après lui, et vient se placerai» fenêtre' du carré, décidé à y passer la nuit. Cependant le temps est froid et humide, une petite pluie chasse notre jeune homme de la fenêtre ; il n'y a pas moyen de contempler les étoiles et d'adresser ses prières aux planètes protectrices des amants.
Adolphe va s'asseoir sur l'escalier, lorsque Zélie sort de chez elle et vient, en chemise et pieds nus, à la recherche de son voisin. « Ou êtes-vous donc? — Je suis là. — Quoi? vous préférez passer la nuit sur le carré à rester dans ma chambre? — Je ne vous aime pas, j'adore une femme charmante... une femme comme il n'y en a pas I et je veux lui être fidèle! —Eh! mon Dieu! monsieur, vous lui serez fidèle, à ce phénix!... Qui vous prie du contraire ! — Vous êtes jeune, jolie... je suis un homme, et... — Ahl monsieur a peur de succomber!... — Rentrez, vous allez vous rendre malade, — Non, si vous ne venez pas, je vais vous tenir compagnie ici. »
Et Zélie s'assied, en chemise, sur les marches de Tescalier, et Adolphe se dit : t 11 y aurait de l'inhumanité à la laisser là. » Et par humanité et pour sauver une maladie à sa voisine, Adolphe retourne avec elle dans sa chambre; mais il s'empare d'une chaise sur laquelle il est bien décidé à passer la nuit.
Par malheur ses yeux se portent sur la couronne de rosière qui, dans le ballet ornait la tête de Zélie; il se la rappelle alors sous ce costume galant; il croit la voir encore dansant avec Iégèreté,voltigeant avec grâce, formant ses pas avec goût, avec précision; et le souvenir de la rosière vient, malgré loi, se placer queUpiefois devant l'image d Eugénie.
Zélie se tourne et se retourne dans son lit; elle toaiM, chantonne, soupire! rien ne lui réussit. Elle emploie alors le grand moyen, le moyen infaillible auquel on ne résiste jamaii : elle
se met à pleurer. Adolphe, étonné, feint d'abord de ne pas l'entendre: puis, voyant que cela ne finit pas, il lui demande ce qu'elle a. Zélie ne répond pas et pleure un peu plus fort; Adolphe "^proche sa chaise de son lit, elle pleure daYantago ; il se rapproche encore, elle sanglote! il est tout près d'elle et elle pleure à chaudes larmes; et plus il s'avance, plus son cha» grin redouble. Adolphe ne sait que faire pour la consoler, il est enfin si près, qu'il ne peut s'approcher davantage... si bien que Zélie ne pleure plus, et, quelque temps après, c'est Adolphe qui est désolé et qui se dit : «Je suis un monstre!.., indigne de son amouri J'avais pourtant juré que cela ne serait plus!... Ah! je Même le pardonnerai jamais. »
Cependant Adolphe ne pleure point, parce que les hommes ne pleurent plus pour une faute de ce genre-là, depuis qu'ils sont endurcis dans le péché. Bien différents en cela de David, qui pleuvra les siennessjles hommes aujourd'hui tirent vanité de leurs fredaines ; souvent cependant il n*y a pas de quoi se vanter.
« Les remords qu'Adolphe éprouvait de ces fautes ne l'empêchèrent point de dormir jusqu'à dix heures du matin, ce qui pourrait faire présumer qu'il avait succombé plus d'une fois à la tentation et qu'il s'était endurci dans le péché ; mais j'aime mieux penser que les fatigues de la veille, Theure avancée à laquelle il rentra, sa promenade du matin et sa lotte du soir provoquèrent seules ce long sommeil.
Jeanneton, à force de prières et de larmes, obtient de madame Moutonnet un sursis de huit jours pour se chercher une place, La mère d'Eugénie se promet d'ailleurs de prendre désormais les précautions nécessaires pour éviter tout nouvel événement. 11 est défendu à Jeanneton d'entrer chez Eugénie et de lui parler. La nuit on enferme la jeune fille dans sa chambre. Le jour, M. Bidoia a ordre d'avoir sans cesse l'œil au guet pour savoir ce qui se passe dans la rue. Enfin, M. Dupont a été invité à acheter des bans, à faire toutes les démarches possibles pour accélérer le moment de son mai^age, et l'épicier, qui croit que sa future est malade de l'amour quM' lui a inspiré, s'empresse de suivre les intentions de madame Moutonnet.
Le lendemain do l'entrevue des amants, Jeanneton profits
d'une occasion pour sortir et aller conter à Adolphe quelle a été la suite, de l'arrivée de l'ivrogne; elle ne doiite point que le jeune homme ne soit très-inqaiet; elle veut aussi lui faire connaître ^lutes les nouvelles mesures que prend madame Moutunnet, aGn qu'il clicrclio par quel moyen il pourra correspondre avec Eugénie.
Jeanneton sait l'adresse d'Adolphe; elle se rend donc à neuf heures du matin à son hôtel garni, et monte à la chambre du jeune homme. Jeanneton frappe etrefi'appo à la porte d'Adolphe. N'entendant aucun bruit et n'étant pas bien sûre que ce soit là qu'il demeure, elle va frapper à côté. Zélie, qui est éveillée, se lève et va ouvrir.
« Pardon, marazcîie, dit Jeanncxon, je vois hen que je me trompe, je demamie M. Adolphe... — M. Adolphe? répond Zélie en toisant la servante avec curiosité, Et que lui voulezvous, ma chère? — Ce que je lui veux?... Oh! je ne peux dire ça qu'à lui... — A lui ou à moi, c'est la même chose, la bonne, et je ferai fort bien votre commission.— Comment? à lui ou à vous? — Sans doute, nous demeurons ensemble. — Vous demeurez ensemble!... Oh beni alors vous vous trompez, ça ne peut pa'? être le jeune homme que je cherche... — Tenez, regardez, dit Zélie, mais ne faites pas de bruit, car il dort encore, et je ne veux pas qu'on le réveille. »
Jeanneton avance doucement sa tète dans la chambre qui n'est pas grande, et dont on a bientôt parcouru des yeux l'étendue, elle regarde dans le lit... Elle voit Adolphe endormi... La pauvre fille reste pétrifiée. « Eh bien! dit Zélie à voix basse, regardant d'un air moqueur Jeanneton qui reste immobile devant le lit, ne pouvant détacher ses yeux de dessus Adolphe, est-ce bien celui que vous demandez?... — Oui., oui... madame... mamzelle, dit enfin la grosse fiiie, d'une voix entrecoupée, oui... oh! c'est bien lui!... Mais je ne l'aurais jamais crut... Ah! mon Dieu! faut que je le voie pour le croire. ^ Enfin que lui voulez-vous? — Oh' rien, mamzelle... plus rien du tout à présent!... C'est fini... — Qui donc Tous envoie?... — Personne... personne à c't'heure 1... Pauvre petitel si elle savait ça!.. . elle en mourrait... Et moi... qui me fais chasser... Otidt ben la peine... — De quelle petite parlez-vous, ma chère... —Ça ne vous regarde pas... M. Adol-
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phe est un monstre, v'ià tout ce que je vous charge de lui dire. »
Et Jeanneton s'éloigne les yeux pleins de larmes, étouflfent de colère, de fureur, et murmurant tout le long lu chemin : «Ces hommes! ... ces vilains hommes! v'ià comme ils sont tous .. Aimez-les donc!... faites vous donc du chagrin pour eux!... pendant que vous pleurez, ils se diverlisseut avec une autre!... Ah! ma pauvre Eugénie!...
— Est-elle godiche, celte honne, dit mademoiselle Zéiic, lorsque Jeanneton est éloignée, avec sa petite et son monstre!... Oui, je vais dire cela à Adolphe!... mais non il me tuerait!... il ne voudrait plus me voir... et je l'adore; un homme qui a des remords parce qu'il... Ah! c'est si drôle! »
Adolphe s'éveille enfin, il rougit de se trouver chez mademoiselle Zélie, mais sent çi'il serait ridicule de recommencer ses doléances; il se promet, il jure lout bas qu'il sera plus sage à l'avenir. Pauvre garçon! s'il savait que Jeanneton est venue, qu'elle l'a vu partageant la couche d^me danseuse... dans son désespoir, il serait sapable de so jeter par la fenêtre; Zélie fait donc bien de lai cacher cette aventure .
Adolphe fait ouvrir sa porte et rentre chez lui. « A ce soir, mon bon ami! » lui dit sa voisine. — « A ce soir, » répond Adolphe; mais il se promet de quitter son logement le jour même. Comme il va pour sortir, on lui apporte une lettre; Adolphe reconnaît l'écriture de son père ; il l'ouvre et lit avec précipitation. Son père sait déjà qu'il n'a plus sa place, mais il ne lui fait pas de reproches; il l'engage seulement à venir le voir, parce qu'il est malade, et qu'il espère que la vue de son fils lui fera du bien.
Adolphe chérit son père, dont de grands chagrins ont depuis longtemps altéré la santé; il n'hésite pas à se rendre à ses désirs. « Partant aujourd'hui même, so ô A 11, le mariage d'Eugénie est encore éloigné, je serai revenu avant qu'il y ait rien de nouveau. D'ailleurs, écriyor's un mot à Jeanneton pour lui apprendre mon voyage, et prions-la do m'écrire s'il arrivait quelque nouvel événejnekAt avant mon retour. »
Adolphe écrit aussitôt à la bonne d'Euj^i^nie, et il remet sa lettre à la portière de son ancienne denienre, qui Ini promet de la faire parvenir en secret à Jeannelon. Noire ji une homme a bientôt Lit son paquet, et, pour ménager sa b( u/.^e, il se décide ë se rendre à pied à Senlis; c'est une promenade pour lui. 11 îi est ane onze heures, en marchant bien il arrivera le 8oir; et la longueur du chemin ne l'eirniie point, il pensera à son Eugénie; il est certain de ne peint s'ennuyer en route,
Tl dépose de nouveau ses effets chez sa vieille portière, et n'emportant que ce qui lui est nécessaire, avec sa bourse qui n'est pas bien pesante, il se met en route, enchanté de quitter le voisinage de Zélie. Il ne insiste pas au désir de passer devant la maison de M. Moutoniiet; il jette un regard furtif dans la boutique... toujours point d'Eugénie!... Il n'aperçoit que Bidois^jui taille sa plume devant le comptoir, et il passe en soupirant.
Mais plus il s'éloigne de Paris pour se rapprocher de son père, plus les souvenirs de ses amours font place à ceux de son enfance : il va revoir l'auteur de ses jours; il se rappelle leur dernière séparation, les sages conseils de son père qu'il n'a pas fort exactement suivis ; sa recommandation de commander à ses passions, qu'il a tout à fait oubliée, et sa prière de lui confier ses moindres peines, engagement qu'il avait juré de remplir. Son père est son meilleur ami; comment a-t-il pu le négliger si longtemps? Comment l'amour a-t-il pu lui faire oublier tout ce qu'il doit à ce bon père dont le plus grand chagrin est de ne pouvoir vivre près do lui.
Plus ces pensées se pressent dans son esprit, plus il hâte sa marche pour arriver dans les bras de l'auteur de ses jours; il va le trouver malade, cette idée trouble le bonheur qu'il se promet en l'embrassant, mais elle redouble son désir d'arriver près de lui. 11 est nuit depuis longtemps; Adolphe ne s'est arrêté que peu de temps en route, mais il ne sent pas la fatigue, il brûle d'arriver à Senlis. Son cœur bat av/»c force, mais c'est i amour filial qui le remplit seul en ce moment, et il ne rétrograd(*rait [iluspuur voir Eugénie!... Doux sentiment de la nature, le pins pur, le plus vrai, le plus inaltérable 1... ne devez-vous pas l'emporter sur tous les autres?
Malgré robscurilé, on distingue enfin des maisons : c*est Senlis, Adolphe traverse une partie de la ville, dont les habitants V >'nt plongés dans le sommeil ; il arrive devant une petite maison de chétive apparence, il s'arrête, il reprend baleine : c'est }k que repose son père.