‹ Monsieur le Vent et Madame la Pluie (volume 2)Chapitre 18 sur 20 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LES MÊMES, LE GÉNÉRAL GULDENSTERN à la tête des Danois. GULDENSTERN,

Rendez-nous notre prince, ou nous allons incendier la ville et égorger tous les habitants.

LE CHEVALIER

Le voilà, votre prince ; emportez -le, et débarrassez-nous de votre présence.

GULDENSTERN.

Je n'accepte pas ce princc-là. Il me faut un Christian en bon état, avec une tête complète et non pas fendue en deux. Puis-

que vous nous avez cassé notre souverain, vous nous en payerez un autre.

LE CHEVALIER

C'est lui-même qui s'est cassé la tête volontairement. Sortez d'Angleterre à l'instant, canaille étrangère , ou vous aurez affaire à moi.

GULDENSTERN.

Soldats! frappez ce chevalier. Entourez-le, assommez-le. Vive le Danemark I Vengeance I vengeance! Pillons la ville de Londres.

LE CHEVÂLER JASMIN.

Je vous en empêcherai bien. Vive l'Angleterre ! (Il s'élance contre les Danois et les disperse à grands coups de pied.) Sire, votre royaume est délivré des ennemis.

LE ROI, du haut de la tour.

Brave Jasmin, tu as mérité la main de ma fille, je te la donne. Aussitôt que je serai descendu, nous te marierons et tu seras mon héritier. Mais je crains fort que le Danemark ne me fasse une guerre terrible.

EGLANTINE

Non, mon cher père, nous n'aurons pas la guerre; car voici la pièce finie. La toile va tomber, les bougies s'éteignent; il nous reste à peine le temps de saluer le public et de lui demander pardon de toutes les balivernes que nous venons de dire.

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