ACTE DELXIKMK
qui a vu les choses s'arranger dans l'ordre et la régulîU'ité de la famille. Vous n'avez pas eu de luttes à soutenir. Vous n'avez connu ni la tentation, ni l'imprévu, l'imprévu f[ui entre tout d'un coup dans la vie et la relourne de fond en comble!... J'ai été, moi...
HENKIETTE, Tinterrompant.
Je ne vous demande pas ce que vous avez été... Ne continuons pas, je vous en prie... Notre conversation va beaucoup trop loin, vous ne trouvez pas? Elle s'aventure dans des considérations personnelles qui sont sans intérêt pour vous, ni pour moi... Je ne veux répondre qu'un mot au reproche plus ou moins voilé que vous m'adressez de manquer d'indulgence.
PIÉGOIS
Oh!
HKXRIETTE
Si! si! Permettez-moi donc, à mon tour, de vous dire que vous parlez, vous, comme si vous n'aviez connu que des surprises tragiques ou de l'amertume, comme si vous étiez une vietime de la vie. Mais, au contraire.
vous êtes riche... puissant... entouré d'attentions et de flatteries... Tout paraît vous avoir réussi... De quoi êtes-vous en droit de vous plaindre?... Arrêtons -nous, voulez-vous?
Nous avons ébauché tous les deux nos petites opinions sur de bien graves sujets.. . Nous n'en viendrons jamais à bout... Adieu, Monsieur... (Prenant les journaux.) Je vais regarder ces portraits et je vous souhaite un bon voyage...
PIÉGOIS
Oh! je devine I Et je sens bien à votre ton, à votre regard, que jamais plus, maintenant, je ne me retrouverai seul avec vous... que vous me fuirez, que vous m'échapperez toujours.
HENRIETTE, avec un mouvement.
Qu'est-ce que ça veut dire?
11 y a des choses que je veux savoir, pourtant!... Oui, je veux savoir ce qui est possible. Vous avez pris sur moi trop d'inlluence... Ma vie, aujourd'hui, dépend de