ACTE DEUXIÈME
heureux est comme un voleur de profession : il finit toujours par cire pincé.
JAMEL
Ma parole, mon cher monsieur Piégois, je regrette de vous voir dans ces idées-là...
PIÉGOIS
Et pourquoi, mon Dieu?
JA?s'TEL
Parce que j'aurais aimé à faire un jour quelque belle affaire avec vous...
PIÉGOIS, vivement.
Avec moi, Monsieur Jantel?
JAMEL
Mais oui. .J'y songeais pendant nos conversations ces jours-ci, en constatant votre vive intelligence... votre clarté de vues... Je regrette... je regrette beaucoup.
Mais pardon, Monsieur Jantel, pardon...
C'est tout différent. Une affaire avec vous est une chose exlrèmement intéressante... Voyons... voyons... De quoi s'agit-il?,.. Grosse affaire?
Très grosse.
Tant mieux!
JANTEL
PIEGOIS
JANTEL
Et qui exigerait des capitaux... des capitaux sérieux.
PISGOIS
Qu'appelez- vous des capitaux sérieux?
JANTEL
Mais quelques centaines de mille [francs peut être. Ce serait à étudier.
ACTK DEUXIEME 169
PIÉGOIS, tranquillement.
Ne vous inquiétez pas, j'ai ça.
JANTEL
Ah !
PIÉGOIS
Oui.
JAINTEL
Bon... bon!... C'est très bien... Où diable avais-je la lète quand je pensais à un autre qu'à vous!
PIÉGOIS
J'aurais été navré... Je vous écoute.
JANTEL
Ma foi!... On pourrait en parler tout de suite...
PIÉGOIS
C'est ce qu'il y a de plus simple.
JANTEL
Asseyez-vous.
PIÉGOIS
A vos ordres...
(11 s'assied.)
JANTEf , en marchant.
Je crois que nous allons nous entendre.
Sans aucun doute.
JANTEL, après un temps.
Quand je vous parlais d'une affaire, cher Monsieur Piégois, je m'exprimais mal. Il ne s'agit pas spécialement d'une affaire plutôt que d'une autre. Il s'agit d'un ensemble d'affaires.
PIÉGOIS
C'est la môme chose.