‹ Monsieur Piégois; comédie en trois actesChapitre 98 sur 156 · ACTE DEUXIÈMK · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈMK

PIÉGOIS le regardant un peu étonné.

J'en connais plusieurs... que l'on m"a proposées... Elles ne valaient rien.

JANTEL

Quelle erreur ! C'est l'avenir, au contraire.

PIÉGOIS, avançant la main pour prendre un papier.

Voyons... tout de môme.

JANTEL

Tenez... voici un plan... de chemin de fer... ou plutôt dun tramway à vapeur, entre Majiinga et Tananarive... une de ces petites lignes beaucoup moins coûteuses à construire... que les grandes... et qui... si Ion pouvait s'en occuper immédiatement...

PIÉGOIS, qui a parcouru les papiers pendant que Jantel lui parlait.

C'est bien vague, tout ça... Ohl que c'est vague ! . . .

lo.

JANTEL, lui présentant un autre dossier.

Ceci est une vaste affaire vinicole en Asie- Mineure... J'ai là, à ma disposition, des milliers d'hectares... vous voyez... douze mille... douze mille hectares..

PIÉGOIS, commençant à le regarder^et' après avoir parcouru ces nouveaux papiers.

J'aime mieux celle-là !

JANTEL, avec un soulagement.

N'esl-ce pas? Elle est excellente, celle-là... Je suis de votre avis, Piégois, elle est supérieure à l'autre, plus pratique, plus immédiatement exécutable... Je veux m'y attaquer tout de suite... Qu'en dites-vous?

PIÉGOIS, sans répondre.

Et les autres? Voyons un peu.

JANTEL, sans lui donner les dossiers.

Elles ne sont pas au point... 11 faudra les

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