SCÈNE XIII
Les Précédens^ M. TA.P\DIP , en grande toilet:e.
FÉLICITÉ , allant a M. Tardif.
Voici justement M. Tardif... j'en suis enchantée... il vient bien à propos.
M. TARDIF , s inclinant.
Vous êtes trop aimable.
FÉLICITÉ
Il jugera entre nous.
DIDIER , lui faisant signe .
Ce n'est pas nécessaire.
FÉLICITÉ , sans l'écouter.
Si vraiment, il connaît notre famille, et nous avons été élevés ensemble.
TARDIF
De quoi s' agit-il ?
DIDIER
C'est une discussion inutile... Tardif sait bien oomuie moi que tu es mon aînée.
FÉLICITÉ, vwement.
Ce n'^st pas vrai.
DIDIER
Je suie de 84-. •
FÉLICITÉ
Et moi aussi.
DIDIER , S échauffant.
Nous sommes donc jumeaux?
FÉLICITÉ
Probablement... c'est cela que nous nous entendons si bien...
M. TARDIF
Qu'est-ce que j'enîends-là ?
DIDIER , à part.
Dieu! quelle imprudence! {haut) Mais ma bonne sœur^ finissons, je t'en prie...
FÉLICITÉ, hors d'elle.
Non, non, personne ne me fera taire, quand j'ai raison.
DIDIER^ impatienté.
Alors, va au diable... te mariera qui voudra... moi , je ne m'en charge plus...
Air : Cœur infidèle.
I DIDIER et FÉLIClTi.
/ Non, rien n'égale ma colère; Pour une sœur et pour un frère, Se voir ainsi toujours en guerre , Rien n*est égal à ma colère j
M. TARDIF à part.
Ah ! juste ! ciel quelle colère !
Pour une sœur et pour un frère »
Se voir ainsi toujours en guerre 1 Le bel hymen que j'allais faire !
M. TARDir.
C'est bien son ancien caractère l
MADELijcE , accourant , un papier à la main. Mon dieu ! quel bruit ai-je entendu l
M. TARDIF
Tu viens bien à propos , ma chère ; Encore un hymen de rompu.
/ OIdUs et tthlQYti,
Non; rien n'égale ma colère ; Pour une sœur et pour un frère Se voir ainsi toujours en guerre,
Le bel hymen | | faire.
( que j'allais )
M. TARDIF et HADELINE.
Ah 1 juste ciel ! quelle colère 1
Pour une sœur et pour un frèrt ,
Se voir ainsi toujours en guerre
T * 11 { ^"6 j'allais ]
\ Le bel hymen { ,., „ . faire. \ ( quil allait )
Félicité rentre dans sa chambre, à droite; Didier sort par le fond.
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