‹ Monsieur veut rireChapitre 36 sur 70 · LE CRIME DE LA RUE X · texte numérisé non relu

LE CRIME DE LA RUE X

M. le préfet de police fut douloureusement impressionné lorsqu'on dépliant le Petit Journal il aperçut la note suivante, encadrée de noir :

Nous avons le regret d'apprendre qu'un de nos lecteurs, M.Durand, demeurant à Paris, rue X..., n° 43, a été assassiné hier, à huit heures du soir. Nous signalons ce crime abominable à qui de droit.

M. Durand était âgé de soixante-cinq a»s. Il était abonné au Petit Journal depuis sa fondation.

Aussitôt, M. le préfet de police manda le chef de la Sûreté et lui montra la note. Celui-ci la

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parcourut et murmura : « Le Petit. Journal a raison, nous sommes en présence d'un crime. » Et, le jour même, il expédia deux de ses plus adroits limiers au n° 15 de la rue X...

Toute la maison était en rumeur. Plusieurs locataires, ainsi que la concierge, avaient pénétré clans la chambre de Durand et se livraient, à des commentaires sur cet horrible drame. Le cadavre de la malheureuse victime baignait dans une mare de sang.

L' n des agents demanda à son collègue :

— Il faudrait d'abord nous assurer si le crime a été commis avec un instrument tranchant ou avec un instrument contondant.

— Hum! reprit l'autre, ça ne sera pas commode.

Alors le locataire du second, lecteur du Temps, homme grave et réfléchi, s'approcha :

— Je crois, au contraire, Messieurs, qu'il ne saurait y avoir de doute là-dessus. La victime a la gorge ouverte et j'ai lu souvent dans le journal que c'était un signe infaillible qu'un meurtre avait été commis avec un instrument tranchant.

Les limiers remercièrent poliment le lecteur du Temps et inscrivirent ce détail sur un calepin, pour la suite de l'enquête.

Sur ces entrefaites arriva le commissaire de

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