XX
Amédée atterré, courba la tête comme si cette bénédiction eût été celle du prêtre au pied de l'échafaud.
— Vous me tuez, dit-il ; mais que votre volonté soit faite !
— Non, je te sauve, dit Dutertre en se levant. 11 y aurait, dans la tâche que tu t'imposes, des douleurs que ni
fit MprçTSKSjYÊCHtë
toi #i Wtn'ftytop JK<*m*- C'est à moi teaid*!** **P* Pfttfer, ne mluterroge pas. Je ne puis iuente4Îr&3î*ûN! qu$. jp. crois, "çn toi.cprome en mc4rniôtte>ietic|ttfc}cp,rô6sfc par aucun sentiment d'ôgoïste et vudgak$<méfiwc*ique.j& t'jpoignej, fàfr ,djs xjAi'il M fau^>. n^.ppw.n^nîihiinoûiir^ i^Sjp^.ni^^nUért^pn pciur, Ifci^ldkiawfcespri** in^ipQUTjcelui.^.inftjCawGâvcft,.,. ...,., -niiï.y in fci»< .,T(yotre,(^t,qst nij5%ifi^,^mft^je.i(W^fi'y«aii4i mettre sî^s. ift .pénétrer, 4it,Anié4&u AtarB, dûnnez-rtiui donc qiflelçpiet grande t^clie à* accomplir jmit vaus>jqjfoet>r qne.nMssion diïûale; .trouyea-moi un moyen :pojir qu&je trouve, raoj., de lajbrc^.en me disant quej»a;force<3nrosJ est, nécessaire./ ... ..• ; . ••„. .-.' . .m • ;•> mïit
— . Oui, e% in'pst nécessaire* ^ti.uae lp &w*itoujpœ s; Mfiis, c'est au sein de la famille surtout, car jfai/btsam «ta ton affection plus encore que de ton intelligence jct^toton1 t^y^(,feputçji jçetfo famille, si belle et si Tivata, dont j'fÇw,trop! ûçr. 4 que j# crp»yai§ pouvoir raœamtëbôrtou-îjouxs, sp.^s jQdûnaîl«, va s$di$p$r*eiv IJJ* faut frritofe**^ je c#»s, éppuscp; Tbierray,, qu'elle ft choisi titeimàmieyjsti que.^esUoje, Nathalie me suit à PariM v* ra^hitowlrec; nous, vivrons là tous, trois avec mçt sœur,. JeLnehfeepïici^ pendant l^nnee quiva^nm^Mer, que de rapide» *pp*H ritions,, comme i'y, suis e»n,traint depuis que j'ai 4mle b&Ih heur d'accepter ,1a députàtion. M$ femme libre, cabra*» bè-^ bituée déjà à l'idée de quelques années d'absence, Kf&DOG de celle de mes filles qui la tu^ vivra tranquille efc>g»érira auprès de ma Caroline». D'ici à un an, Nathalie* se|-a mariée; je donnerai ma démission, et alors, si tu pemuii* jurer sur l'honneur que tu es guéri, nous reviendrons vivre ici, et je caresserai de nouveau l'espoir que tnjms** donné de Rattacher à ma plus jeune/*. à ma meijieom fille ! Sinon, tu partiras pour l'Anaériq^ m tu auivapeut* être ma fortune à sauver d'un danger, toujours suqtèBfhr sur elle. , . . >i sfc : •
— Ce danger vous préoccupe trop peu, in<#i opcte> U\&>y scz-moi partir tout de suite. -.-•<«. •
M^NÎ-KËVÈCHE *29
\u- t&t*)titoi*Aetire, qui s'effràyaït des sttites dtt désespmld&Attteèiey'èt'ittâ Vosàirl'ftbahdôrftièr'lrop V hiîâèin^oti^lè'sef^ïfii^nt^ateî^EfeïVivâit génêreux'et ten- ^dfitf&^â^ttieà côté du «Mitaient conjugal ; — non, temomehti^stocupé^dès choses Aiatericllès n'est' pas v««^'f«wtt'soUfftt*ïâ kk d%n mal moral; nioi Surtout^ quï vaism'exiler encore une îofeidé tria maison, et associer wwïélW*r plûs-àVsotfffrancès U celle d'une ànie ter- M&yjâftaAe fille 'parfois dénaturée I J'aurai beaucoup a idal^ir^LiïiDnMamiyil'ittêTatdra de là' force et de la pa* •ience? lïeii'aatat^a*' mtt1 Benjamine pour essuyer mes bnne&'tô laissé Qe totëstfr à Olympe. Remplace auprès de moi cette fille chérie, en même temps que tu seras le doux ■ t sagpjudoftseH que f aime à écouter dans mes agitations lAénoBoésUtn' m'aimes #us que toi-même, tu le dis, je icûwisJ'j'tfoeeptkJ
En partait ainsi; Dûtertre: examinait la physionomie iiifaédëbi«fieô»'soitt. 11 éprouvait ce jeune courage^ if s'efforçait de le détacher de lui-même, de le sauver par" fèrt*. foousiasme en dévouement, éfai était sa véritable verni, * véritable force. S'il «ut aperçu quelque hésitation" dans an régal-d,' quelque défaillante dans son esprit, il eïït: re- -itqqé It UkjJitioyeto de salut, il en: edt cherché quèïqtié ^tre^teife^î^ard d'Amédée resta brillant, sa figuré «daivefty Ufl'sôurfere d'espoir et de reconnaissance fit nemtfgr ses lèpres.
-*MDtei > v<ms a vez raison, s*eeria-t-il , c'est làmbn û€iye'esl jt&jria mission et ma gloire ! Être votre appui dans la iutte*<|itfèi£li'V*è à votre justice et à votre bonté, votre vMtattort'tfaîtf-fes; douleurs dont on vous abreuve!... fcrd,fihe*t#? 'nldfl pore ! je ne suis pas assez grand, assez jçne'fpout *0*s' conseiller, comme vous le dites; mais là « bt grondeur inanque, la tendresse supplée. Je vous aii&eraiyje'souffri^'avee vous, je trouverai moyen de vivre i de bénir mon sort avec cette pensée-là; soyez tranfmliô; je pars tout' de suite... il le faut... Oui, je com- >rcnds, ou je devine! quelque langue empoisonnée... Non,
430 MONT-HEVÈGHE
non, n'en parlons pas4 tfy pensons pas. Pardonn6ô$*Wtit. Travaillons au bonheur de ceux qui nous assassinant. Nous* les ramènerons par la patience, par le dévouement ; Vo<u verrez, mon oncîe, vous serez encoi e heureux ! Vous gtiér*rez tous vos malades ! Oh ! soyez béni pour cette pensée 'ée Vouloir me garder près de vous quand vous serez lôirf d%i !
Àmédée tomba dans les bras de son pè*e adopfif ett faitclant en larmes. Son cœur se brisait, mais il restait si fidèle, si sincère envers son juge et son tfmd * H baisait avec tant d'effusion là main du sacrificateur, que'Dutittiîe ôubhVfentièrement l'espèce de rage qui l'avait transporté un instant auparavant, pour le serrer dans ses bras et ne plus voir en lui que le meilleur des fils et le plus pu* des êtres. ♦
11 le suivit dans le pavillon carré, s'occupa de te niuttîr d'argent, de lettres et d'effets, avec une délicate sollicitude, et prépara avec lui le prétexte d'affaires qu'il donnerait à ce brusque départ, sans éveiller l'attention *!e personne.
Pendant ce temps on préparait la voiture qui tfcvéit emmener le jeune homme. Du tertre lui prit le bras pour , l'y conduire lui-même. En repassant devant la porté de la tourelle où, tant de fois, Amédée avait veillé de loin et en secret sur le sommeil fébrile d'Olympe, Dutertre sentît un alourdissement du bras appuyé sur le sien, comrnte si la mort glaçait subitement les membres de ce malheureux enfant ; mais cette violente émotion fut rapidement Vaincue. Àmédée sourit de son mal en silence, et tout aussitôt, plein de vaillance et de sublime enjouement, il doubla le pas', en recommandant à son oncle ses fleurs et ses atiimaux favoris. Quand la voiture qui emportait le dernier sourire adressé à son ami eut disparu derrière les murs du château, il retomba comme anéanti sur lui-même, et, pendant quelques heures, il fut réellement suspendu entre: la vie et la mort, ne pensant plus, ne comprenant pas, ne se souvenant de rien, et croyant qu'il n'aurait pas la peine d'aller jusqu'au bout de son voyage.
MWT-RE.VÈCRE SM
Dttèfàùt, Jttsjté sewl,rsentit ro^e s^te^.jSpiiJ^^in^t
aw^q^wâ-tt^Btra^ofe sa, maison, il pensa^qû'U^ya-e: wrm\ g\^9CQt -enfant si parfait, et la trouva vide. L'être ip^;p^,l^>#euplai^tQpt de joies in^ables, était comme ^parAfte ]tu* déswna^ par.rçn abjm^, U ne croyait, pas Û^ffif^ioii^le paj? le^ur» et i|, seyait quelle nei'ayait psi$é>$pr[}esi sens; mais il n'était pas sûr qu'elle ne Veut p^^ipairi'imagimation ; et ne. fût-ce que pour un, jnstaB^4^n^;,le c<m&çquis de sa, volonté, et. comme à l'iusu d'^l^méfla©^ c'en était asses pour que le radieux, bonheur k l^BftV» fût t0r#i> presque empoisonné.
jtt ftVÎ^ -pas, réveiller sa femme, II ne voulut ou il n'osa pas croire que quelque inquiétude sur son compte l'eût eapffaMe. de s'endormir,, 11 n'alla pas, cornue à l'ordiwre* C9p*0inp]er gon beau sommeil, chaste comme celui d unq yierge, 11 craignait de se surprendre, moins, occupé 4e lîadpB^er que d'espionner la découverte de quelque, secrète trahison de l'âme. Son rôle d'époux, qu'il avait remidi Jpjs«flrc-là.' arec tant de religieuse dignité, lui parut, pour .^première fois,, le rôle odieux ou ridicule d'w* mari jakwi*t9»~trompé, . , , ,../,.
}1> a^Ja erreç 4an§ les bois et prit la direction de Montfte^oi^e^sans y songer^ mais entraîné par un instinct de mé£ai?£e dont il ne se. rendait pas compte,. U rencontra Ttyçfv&y <qpi venait déjeuner à Puy-Verdon. Dutertre ne sppge* P^s à saluer en lui son gendre, à lui faire l'accueil «acoiMWgeant et;paternel des autres jours, Il ne se souvenajti paonne P^ qu£ ce fût là le futur époux d'Ë véline., H m ?a?ait phi&en lui que le confident de Flavien, l'homme qui ^ya»J lu^jcette lettre maudite, et qui pouvait supposer srçhwpnqqr en péril. Sans cette lettre, Dutertre eût, à cottfhçtfoiçe jour-là, provoqué généreusement ces aveux délicafày .Jpvùours embarrassants de la part d'un homme sans fQFtoW* demandant la main d'une riche héritière. Pluérque^tQ^t autre , Thierra.y avait besoin qu'on fît les premiers pas vers lui, car s& fierté souffrait extrêmement
tés ât^Bs dl!tf^
*arisïa sanctictàoffctehe A\ï frète tfé faniîîïë; Il sAftihVHtfhc fésdiu £ Ta1 demander ce jatrr-là^ et qUàndHWîlfrfertre scuVét à pléd/ft dfesé'èàtfh'de'^e^letye ihi^ft. hîSIWter pr&rde toi; èspe^ril, cdrii^aiW^l^y^e^^iië' ÉÛrC^tre alteiilejf)rêrtiîet'bTti^la-gl^cè: b:> 'V* :'""^ M'-wvit 1 Mais ttatertrë, 'pâte; ' AiiB^'dc!; ' âèc^blëj, Ift oottia^Mte^br ia:dlffërèfridedfe son accueil avec* deîtrt dès ^f^é^AWs ; son front chargé* d'entrats, son regâW mv^stkâlAw, %es paroles contraintes firent croire à Thîefrrfey cme^ë^^e d'Évèline était découverte, H qu'il «setrouvait eri^priJence d'un père justement' frrité', tmi* attendait, à^teHifte^khitadé^vërè/fôft^dé1arépttMMifaévit«)le.lP -'^"r
Thiferray n'était 'riuHement prépjarë i se jètef ïkit#fe* eu avant- dans lé pïécifriée du mariage avec une ^Hè^dàfris cervelle. H avait fcom^té parler de ses espétenëëê etJàWir du tèmps'poù* se tàVifcer, si l%cfaséqûenc#d*teTOe?l'y forçait, satïs l'exposer & aucun blâme. En se croyantes dans ùh piège, peut-être tettiro^par ëllè'avee pfè» tfîiabi- •lèté qt^eÛè n'en paraissait capable^ peu s'en fallut cftf il ne la prît en aversion. ' : s:.î--
Enfin il fellah tféxéctter, car Dntertre partait de^la pluie et du beau temps d'un air préoccupé (juè TmWï*ày prit pour un air ironique et menaçant. ■-.'•.
— Monsieur, dit Thierray, vous me faites l'honneur, fespèfe, de ne 'pas me regarder comme un miaéraWè, et j'ai hâte de vous prouver que je suis digne de ft&kne qne vous m'avez témoignée jusqu'à et jour; mais* avant tout, j'ai besoin de vous demander si vous me croyez capable d'avoir provoqué, même par intention, la regrettable cfrconstance où je me suis trouvé hier.
— Assez! assez! monsieur Thierray, répondit Dutertre avec une sorte de violence* 4e sais très-bien qu'il n'y a pas de votre faute; il n'était pas1 besfiki de me le^ dire, eti je m'étonne beaucoup que 'sons pensiei devoir rfém fartai», faris il ajouta <Fun ton plus csÂiB8M:<-¥«M^;ttveE de L'hoti-
iji&ifà&iW#>1te&MV€<) rien qui blesse paon honneur* et
ffJwfci'Êfc }pàffl\t4î,me plaindre en ce qui vous coaceroe.
.inftrtf^lfW^ en priant ainsi^qu^Thierray défait mmft ffàtfft ^êp^.d^ l'envoi, d$ Ja lettre et qu'il
. orç-BW1* !%• f*n téoiojgper. som .regret, idée qu'avec raison il trouvait assez inintelligent**, pijesque déplacée. 11 ne se
iffoS^tdWftltfu» de & ^ite de sa, fille à Mont-Re,vèebô que iffl^r^yr-ae se>doMtait d.'aypi? çncore qùafre cents vers de $a ,%ipn dans h tiroir de son. bureau à la place des cpn- Q40jj$qs de son ami.
:r^,j^9scnhiiB dejûutertre à spn égard le frappa, donc 4'é*98ï «W4e »»WPrâ«* <#. U I v# un esprit de justi si rigide, qu'il usn,,fyt, presque effinayé. —Pauvre É véline! j>e^-^i^<m larsaH si Colle! qu^m ne songe pas même à
,ij^agp|iser.9 et.op l'atoPfJo'W â,uf conséquences de sa
:jJ4$tfe sans, mjmposer , pour 4evgir de, Jee^arer. Allons !
je.s^r^ aussi >e>i»ïq^ que cet. bpwiètp Igname 1. j'éppu-
.^rfttidu^je^'en, .mprdre )çs doigts plus tar4 !
: ort^W<WJ«*r# .ditril, j'ad weyojtre sagesse, et votre fierté ;
^oa^jftçeasque je dote à votre, honneur uue réparations.
— Eh! quelle diable de réparation powi'ie»-vous ra'.pf-
jfo^ jvous? dit Détartre l'interrpmp^iti ajvec ujie sorte
dfcpnie arrière. Vous ne pouvez pa^œ'en donner d'autre
que celle du silence, et j'y compte, Ne parlons plus de
«etetf.vws dis-je.. . ''
Eâ toi j tendant la. main d'une manière plue iqqpps^rçte ^'^«eciueuse, il ajouta ; .,' -r^K'en parlons jamais, je vous en prie, Thierry t
Xhierray fut profondément blessé de cette réponse, qui pouvait s'interpréter comme» un refus formel de la main d'Éveline.
r-+HFt>rt bien ! se dit-il, les bourgeois seront toujours des bpargeois, les ricbes voudront toujours des gendres riches; 4es artistes, les gens de lettres seront toujours* dans lesi£*mttes opulentes,, des messieurs sans conséquence, podit qui ies demoiselles 4e la maison ont parfois des .pas-
siens assez tives, mais qui* ne -stat <p» tâi^u^tfe^uiét, parce qu'ils ne peuvent offrir, eux, aucune Jélspè©& ôtt<^é& pfcratiita àï'hcmfte w-comproini*, fcowrvu«que je une taise, on ne m'en demande pasdaisantftgeçîiîfftstAQutfceiàv^tor je suis pro{uuu.UDaaiarjfe>tliscieineii(^ée4iio^o'4sJ^pof^ slbte; uà époux officiel* jamais ii ' .• - j ( u «L , «^m
11 ne rendit à Relire iguei que ÏHitefrtr* n'observa même pats. Thieimy «jurait ftovgt d'assister; il ^aurait eu Faur de profiter cto la>fottdî!d'uta* petite fille pour épouser uri million deidotuMaîs tan«pv prise* sa consternation furent *u comble» quandDwtertae^ qui ne voulait plu» penser qu'au bonheur de !sa filiez et était résolu à surmonter son propre malaise en* présente dç son futur (gendre* lui dit fort nature^eaient : > 1 — r Allons! Tuierrayy ve^ ête à/^eval^.wusraUkzr À Puy-Verdon, ne vous dérangez pas pins longttin)p& jJ^-Eftis voir une coupe quei j'ai par- ie*$< ma femme est.re*ômre, at je vous Tetrottver&i à déjeuner. ■ :•♦■■• > ."*->.••
Là*dessu8,»ilis'élbigda sajis'^igerrtécessaJta d'^tendte la réponse de Tnierray* -•••••.<•- ' >. y - -■♦ v «•*;»«••
. — ♦ Ceci est trep fort! dit le jeune, hômme-en remontant avec rage sur son cfcevaL On sait que je euks aimé; lai aie «stcoingpomis*? on 'm'interdit très*ftrmeHement de son* ger au mariage, et on m'autorise à/revenir dans la. mai* son 1 C'est un peu trop mëfraiter en subaiteiaiey jepense.^ ou bien cette fille a déjà fait plus d'une équipée -du même genre. On sait qu'elle est perdue, qu'elle ne peut être épousée, et on lui permet eVayvoir des amapts^eus fbrtee de fiancés pour Pempêcfaer de faire-du scandale. Esfr^elà la cause de ce soin qu'elle prend elle-même de ae «jamais rien promettre pour l'avenir? Est-elle une de ces femmes affranchies qui ont horreur du mariage et qui prétendent vivre libres à la face du monde?. Elle; est asseç Qenrea* brûlé pour avoir contraint sa Camille à suMjr le*<CQ&»8> quences de son émancipation. Ma fuii je, serais bie^'&ot de n'en pas profiter. Cela est beaucoup plus agréable qu'un engagement comme celui que j'allais prendre, •:«••,
MONT-REVÈGHE m
Et^eMr^.ptquiideôéeux, le cœTHTplGhi de ooière «4
tfais'Ooaime il approchait des tourelles blanches et sidlpsâe-Plif^erâon y il assista à:urie petite scène gra* vetoenthurjes^ue qui le fit rentrer en lui-même.
Quoiqu'il n'eût pas emmené Forget, Forget se trouvait là/ Urëtnis hwrô u poar vider, un compte &*éc ML. €résus, qtifil nVatt^utvoirla veillé, te ! page ayant passé tout le jour eaAoîftnv'ét caché- dans le grenier à foin, pour se dédom* niager:de-fa*rna*ivatee nuit qu'É véline lui avait procurée* F&#i1 venait cacher et guetter Crésus aux alentour du cfaâtôttti,et ail raodaent ou Thierray approchait, le rigide servitetffi de Mont-Revêche venait de surprendre* auprès d'un jeune ajrbte dépouillé de ses feuilles, Je page de Puy- Vefâàicp^enanto&n rêvé 1e délassement d'une pipée dont fl préparait iesgluaut. ,
thtertay etftendarit.parie? Forget sur un diapason inusité, et reconnaissant aussi la voix dejCrésus, qui semblait àetnaUdei' grâce tout en provoquant, selon li coutume des enfants terribles, arrêta son cheval et prêta tforerlte.
-^«st très-bien! disait Forget» Tarifs qu'un méchant g&pih que j'ai toujours soupçonné âe me- voler mon ta* too-et mes brosses. Tu le faisais pàr*ra&haBtfe*é,pliœ que F« duperie, je le sais bien; mais kx .m'as fait de mauvaises farces dont je n'ai pas voulu me plaindre. Gîest toi* pas moins, qui m'a lait quêter ees.bona maitçes,, f^r^e <|tte jême pouvais plus me supporter avec toi. J'ai été bon; M dit-: « Si je le fais renvoyer et qu'il .tombe suîî< de. la «MatiHet de maîtres comme il y ea a, c'est un enfant perdu W ira an mal comme tant d'autres. J'ai lâché la» maison,., »
*— Oui, oui, répondît Oésus* parce que vous, saviez
^îi que mademoiselle Éveline me soutiendrait) et que
^ostoe me feriez pas renvoyer comme çal Vous n'êtes
l&'tm $iéux grigou qui se fâche de tout...
-f Et, en attendant, je t'ai pardonné quand tu es venu
^e demander grâce en pleurant, et me disant quart eu
*36 MO>'E-K£yfcÇUfc
étais renvoyé de P)rçy-VerdWtes purent» pç. te. ^eccjwwfc pas.'tè vieux a cédé la place au jeune,, pfuree qug le^u*^ était sûr de gagner sa vie honnêtement j^urtout^^fcqueJe jeune risquait de Revenir un vagabond, çt de Unir, pactes galères. \t >' , l ,/ ...... .. . ii; ><;;•;> .-i- \]w>
— Eh bien ï qi/est-ce quç vop me reprofi^ k .tf thqure? qûelmal est-ce que je vous ai fait depuis;? . ;, ; .,,,. v>yo
— Tu m'as fait faire hier une sottise, e{ jç jB;l^>çeprocberai toute ma vie. Tu es venu mç chanter dfô bjfctpdres, nie dire des mensonges au suj^t d%rr enûrç, suffi* Z | <nr, > t
—-Mais puisque je vous $8 que mademoiselle Çyffy^iLi
— Tais-toi, tatis-toij, vilain mom$!,si tu ç(is çwifl une fois son nom, j'vas Rallonger encore, une fois les oreilles.
— Allons, allons^ père Forget, jp^debêUs^t^ç/vous jure qu'elle m'a dit ce que je vous ai 4it* Je sav^}Bri)ien que Vêlait une frime pour vous, faire couper deda*^^ qd'ëlië n'aîl^ït phe? vous qu# pour laîre une farce à voira monsieur; npaiB, 4#nVl je you§ apparié comme j'étais^raf mandelCest-it ma* faute? . , . . ; . . . . ; ' <h ^\si ?y
—^ C'est bon, en v'ià assez, dit Forget je.nei^m&piWi te Vaïre de mal aujourd'hui; mais c'est pour 4e,dke. q«te; si tu as le malheur de répéter un mot de cette hfcto£r£4à> même à monsieur Thierray, qui ne sait pas seulement jqpiii' c'est qui est venu trimer la nuit dans ses corridors* tu votfc bien 'ton arbre à piper les oiseaux? eh bien! jeppeiSimi! un 'bâton de c'te taille-là, et je te réponds que dans l'état où je te laisserai, tu ne diras plus un mot ni bon ni mauvais, car tu seras mort. * • ... ;:•■;« .
— Tiens ! vieux assassin, vieux brigftnd ! ditCpésju dftm * . ton de détresse, car Forget le secouait rude&aeiil;?fe5taé que vous croyez que je veux parler de ça noujtffBtfl&iie flanquer à la porte? Lâchez-moi donc! Quand jei Votte^sBs. que si vous n'en parlez pas,, ça ne se saur* jamais! '
— A la bonne heure! dit Forget en le lâchant et .en stimulant sa fuite par l'impulsion d'un forqûéablecoitp da pied, vous êtes un joli garçon, à c't'beure. *
Crésus. disparut en grommelant des injures,; Forget &'*u
atoitfM^^fcàliifé ' philosophique, et thierray doiOUa lç pW^ififfé^ireJohiare. '". < ;? ,.
jî^fV^eij-îh^ilif-i^j'aiéntehâu qui vient ^
s#{>a&érv 3e? sois maintenant, ou je devine de qui iîf #^; question. Quelqu'un, dans le château, le sait-il? Viïijpîy IeS Bômestfques, dû moins, monsieur, et youç, vovez que j'ai pris mes garanties avec le galopin. '.
^^H^5 monsieur^ hofâissi fârgèiU donne une sûre ti* ! pour raWnir> la crainte en donne une autre. LademoU selle $&%& sàiw ddntè, mot, }è fois ce quejepeux, je cogne.
-~ Wt W&, <jùepuis-jè faire?
^Rfen,' monsieur, que de paraître ne rien savoir.
^'Vcfui avez raison, Forgét, j'y suis décidé.
^frtif;/ monsieur, ce sera liien. Vous ne pouvez pas cftëuJÉr ça, e'est trop riche; et j'ai été bien simple dq' cPtS^c^ietf^tail convenu. Màïsi c'est gentil, voyez-vous, c'etf'&maSté. Carnet le chapeàit sur rbreïlle et ç4 prend des airs de linotte, parce que ça nç sait rien. Cest gâté, QHÉi &è& bon 4omme le père, et faire du tort h une jeunesse coriime ça, $a serait l'affaire d'un sans cœur.
Âi--fcfc mérité sort de la bouche des simples, dit Thierray,,'
1} tourna' bride, et, d'un tetnps de galop, retourna h \ MàuttlteYâciie atfec la résolution d'en partir le soir même.
*■*?':, : 7 xxiv
î jjl'l 't! ■
La journée fut triste à Puy-Verdon. Êveline, à qui son pèreJihrait annoncé Thierray au déjeuner (s'étonnant luimênaè'^elrtf'pas le voir rendu avant lui), l'attendit vainemoatd'henre en heure, et passa de l'inquiétude au dépit, todéfritÀ l'^ffiroi et au chagrin. Olympe, ravie de voir son mari plus 4M qu'elle ne l'espérait, sentit tout aussitôt un coiipaiiariel la frapper au cœur quand elle lut sur soi) visage. i$n abattement inconcevable et qu'elle trouva dans ses manières quelque chose de contraint qu'elle ne cojinatftsait'pas. L'attitude de Nathalie était effrayante dé roi-
aas MONT-asvÊCHE
dear et dTamertume. —Elle me le tuera, se diMÉfrûàympe. ttéksl ne peut- die se contenter d'une victime? w I^a pauvre femme voyait bien que la blessure^faite & fraterire partait de là, mate elle était si loin dé penser Iprîeltt eût à «e défendre ou à se ju&tîjier auprès de lui; cfù'elle se/ gaiv dait de l'interroge vVétant fait une loi, non-seuifiàiolt de ne jamais se plaindre à lui de. Nathalie, maisde ne\jawajs Eaider a s'en plaindre devant elle. Daôs cette uîiîeri 4Ui semblait si belle, si bien assortie, et que l'amour AVait formée de ses propres mains, il y avait fatalement un côté sacrifié : ces deux époux ne pouvaient ouvrir édlahrement leur coeur l'un, à l'autre. Us souffraient d un: mol commun quUlsne pouvaient jamais alléger, par an mutuel épancheuient, et une dès plus vives sources de la féheilé humaine, la -fusion des chagrins dans l'intimité, 4eur était interdite par le» délicatesses de Pafiection même.
Le départ d'Amédée étonna médiocrement. Dans une vie aussi pleine et aussi chargée d'intérêts généraux et particuliers que l'était celle de Dutertre, il paraissait tout simple qu'une nouvelle' imprévue le fit disposer pour quelques jours de l'intelligence et de l'activité de son neveu. Dutertre ne donna' pas d'importance à ce départ, et se contenta de dire que l'affaire poui'rait bien retenir Amédée absent une quinzaine.
Nathalie observa tout haut à son père qu'elle augurait une plus longue absence. Elle seule avait compris la cause de cet incident. Dutertre lui répondit d'un ton brefqtfélle ne savait lien de ses affaires. Elle subit cette mortification avec une sorte de joie. Elle avait étonné et inquiété Olympe, qui voyait poindre des malheurs inconnus dans chacune de ses paroles mystérieuses.
Caroline gronda son père de n'avoir pas envoyé son se* crétaire ou quelque autre de ses employés à la place d'Âme* dée. — Qu'est-ce que nous allons faire sans notre bonne d'enfants? dît-elle, répétant par affection le titire que sa sœur Éveline avait donné par moquerie h Àanédée, Qu'est-ce qui m'attrapera des papillons? Et l'ttfglafe, que
MONT-RflVÊCttE 989
j^a»çÉmettçâi»à parier, Je yai* l'oublier, flioisMSt qu'este qtû~ntfua liera àa; lecture pendant* qui» .noua travdfttâti,
> 1**+ Vktdti esVtdit Èvdkie> <$tfj( va, noas. manquer, notre pagvite Atnédée^li fiuidradonc qwjè monte, à cheval Joute scote^Arite Ift panv puisque mon père me trouve trop #n«»tferpoor être accompagnée dfehorsipar un domestique? Oh tieiije reste enfarinée^ moi,, je rais foire une maladie. .irOuteriittiâeniait hn^nêrae combien, dans une famille, l'abfcence d'un des membres les plus dévoués et les plus aimables laisse Un vide sinistre. A chaque instant il se surprenait, sur le point d'adresser la parole à son neveu, et quand on venait lui parler de ses travaux des champs, il disait* ne» rappelant. pas les détails nombreux dont il lia vaitj chargé ■: -^ Nous demanderons cela à M. Amédée. — Et tout aussitôt il avait le cœur serré en se disant qu'itraédée-MB reviendrait peut-être jamais à Puy-Verdon.
Autant de1 deux du trois jours* Dutertre, surpris de ne pas «fuir .wvmàr Thierray, et remarquant les yeux souvent routes» dç larmes de la pauvre Éveliae, le crut malade et otta lut rendre visite. Thierray Payait pas quitté le pays; mais* ce jour-là, il était allé faire une longue course dans ku éampagne.i Dateartre lui laissa sa carte, et quelques jours se passèrent encore ainsi, sans que Thierray fit mine de -reparaître.
.iThiérray s'était promis de retourner à Paris. Mais sa situation lui paraissait si étrange, qu'il ernt devoir rester an moins une semaine en texpectati ve^ — Si Dutertre pense qiiejlai compromis sa fille, se disait-il, il viendra m'en demander réparation; s'il pense que c'est elle qui s'est compromise pour moi, il jugera peut-être devoir accepter celte que je lui ai offerte. Mon devoir est donc de laisser venir, et de me tenir sous la main de ce père irrité ou fantasque.
, Et il continua le roman qu'il écrivait pour le public, jugeant que celui de sa vie réelle tournait a un pauvre dénommant.
240 MÔNT-UKVÊCHB
Itoiftàaji étfOt mortelktaeni triste, en dépit de-sa résignation* «On dit, écHvaiwfl à Flavien, que le témoignage d'une borne cèneoieric* tient lieu de tout. le tartufe que m* canarien®* est pure dfe tout critne, et même de toute fautes et pourtant ton manoir m'est devenu une prfcfcn, ton revenant it* cauchemar, et ton perroquet une figure de ^roquenaort. J'avais rêvé ici pourtant, pendant vingt quatre heure», «ne vie de prince à ma taille de poète; si j'avais épousé le rniHion d'Éveline, mon ambition se fût bornée à avoir six miUé livrer de rente et à te louer Mont> Revècfee à. perpétré, afin <Py travailler eh paix avec une Évetine convertie, une capricieuse corrigée à mes MGfc. . . et qui sait? un ou deuK marmots- Jouant à lie» pieds sfcr le tapis brodé par la didnoineSBel Grâ, j'avais rêvé l'autour jusque chérir en imagination les petite ThWrray, noir» et matais, que je croyais déjà voir grouiller autour de moi. — Eh hient sue VoMà seul, seul pour toujours probableraewt,e«r tout ce qui m'est arrivé me dégoûte dé Ftvyménée singulièrement et si màâ&tw Héiyettè ne vient en personne me censcler, je mois que je mourrai sage, h l'abri de.ktoute perfidie, mais triste et sot comme un vieuv garçcrti.»
Tbierray avait raconté à Flavien tout le petit drame de ses amours avec Éveline. La seule chose don* il ne se fût pas avisé, c'était de vouloir relire cette première lettre de son ami qui avait, à son insu, causé tout le mal. H eût Uyuvé sous sa main une preuve matérielle de sa distraction qui lui eût expliqué l'étrange conduite de DHtertre à son égard.
aveline, mortifiée et presque désespérée, avait écrit deux billets à Tbierray, et, pour plus de sûreté, les avait confiés à Créons sous le couvert de Forget. La première fois, Forget avait refusé net de rien recevoir, et la seconde, sur les instances du groomrqii'il ne pouvait blâmer d'obéir aux ordres de sa maltresse, il le» avait -brûlés devant lui, en le prenant à témoin de sa vertueuse horreur pouH'ewtremettage même le ph» innocent.
ftujKpe m savait plus à quelsjriiitse voue*. Eète avait uii|^^ excessive à certain* égards? à certadH» antres, elle an était totalement dépourvue; EUe aveiHe oceur m* cère et l'esprit faux. Elle n'eût pas souffert d'un homme du immde la moindre infraction an respect qui lui était dû ; elle «'exposait sans honte à des leçons de la part d'un domestique. Pour elle, qui se croyait née sinon reines comme Nathalie, du moins héroïne et prificesse, la berdieeaeoVim homme de çettedasse l'amusait sans l'offenser. C'était £oodé ou TureoRe aocueUlant d'un sourire la ferailiante $1» soldat, disant; JÀdrêkaraisa^eine changeant rien poor cela à sa raison d'État ou à sa tactiquede guerre.
Si biea qu'un soir Dtrtertre s'était absenté (ayant été tout de ho» forcé d'aller fwesar vingt-quatre heures à sa f erra* des Rivets pour «une importante expertise)» H passa par la tête d'Évetine de .faire une seconde campagne à MogUflevéche. Le sucoè&.de la- ptçmièifetfeaftiardtssaik Il y »,, 4ms l'impunité d'une faute comme d'tme sottise, tin attrait fatal pour en commettre d'autre». -— « Thierray est fantasque, se disait-elle. \\ est susceptible, ombrageux, un peu despote. La dernière fois que. nous nous «sommes vue, il est parti triste. Ou ma fortune épouvante sa fierté bien i-éefieîpeftt, ou, en voulant ramener à tolérer mes défauts, \m véritablement effrayé sa rigidité, ft se débat contre inoi^et cependant il ne feint pas; il n'est pas malade, il ne cherche point, cette fois, de prétexte, mais il reste, il altexd» il veut me faire sentir que je dois plier et me soumeUM aux exigences do «en caractère. 11 »*fen sera pas* ainsi. Je veux qu'il m'aime comme je suis, et que mes sottise* mêmes, laites au profit de son amour-propre, lui tournent la tète et me le livrent pieds et poings liés. Il me reoevv* mal, il me dira encore des injures : tant mieux ! il ejLeera d'autant plus repentant et plus faible quand il me une pleurer. Oui, oui, je sais bien que cela me fera grajMl-wid et que je pleurerai pour tout de bon; mais il m'en ttemandera pardon à genoux , et quand le jour paraîtra, il me dira encore comme Rom^o : '
848 MtftfT-RBVÈtïHE
' ~Nori>Ge:n'e& .•-•;;;. v
41 s*ngfesak d'exécuter ce tétnérairè prçjety iteatoffarc difficile pàt la résistance formidable de F&geVet par l'hésitation de Crésui, qui commençait à craindre les looséqtiesices de son rôle 4e pa#e. >
— Je me passerai d'euk, j'irai seule, se dit Évefcue. J'aufai \m déguisement meilleur que celui de ifraifaiiy Hélyette : j'irai à pied, je resterai moin» iaegtenpB^ ,je rentrerai avant le jour. Ainsi je n'aurai pei«k<jt& eenlidents qui puissent épouvanter ce scrupuleux et ce^posilialiittie Titien ay.
Mais gemment pénétrer dans l'impénétrable eartêl éc Mont-Revêche? Par ia parte, il n'y fallait plus songer. — Eu blenî se. dit cavalièrement ÉveUne, à défoui de te porte, en «titre par la fenêtre. >Pour être téméraire aupoœt où l'était ctîtte jeune fille, il ne suffit pas d'être extra vag*oto > fct volonta*!^, il' &«t encore. être innocente jusqu'à figaio- ! rmicè des véritables dangers :cfui menacent une femme. Éveliné savait vaguement qu'on * peut perdre son honneur par trop de confiance. Pour n- avoir pas l'air d'une petite fille trop sotte-, elle faisait même parfois semblait de savoir comment, bien qu'elle n'en sut rien du tout. Mais ce dont elle ne se doutait pas le moins du monde, cfest qu'elle pût être en danger, même avec un très-honnête homme. N'ayant ressenti aucun entraînement des sens, elle ignorait la violence de ces. entraînements chez le» autres Elle ne pensait pas qu'un baiser pût lui donner le vertige, et d'ailleurs, défendue» au milieu de ses hardiesses îuouïes^ par l'instinct d'une pudeur farouche, elle n'admettait |>as la pensée de pouvoir s'oublier jusqu'à accorder uuhaiser à l'homme à qui elle allait offrir sa main et son ooeur.
— 11 ne s'ajgit donc plus, pensa-t-eUe, que d'entrer par la fenêtre l — Le jour qui précéda la nuit de cette nouvelle expédition, elle profita de l'absence de Dutertre pour mou* ter à cheval avec Crésus. Olympe la vit p#rUr et essaya de lui remontrer que ce serait un chagrin pour sob père qui, depuis sa dernière promenade avec le page, kà avu.t
*K>NT~KKYÉ€H£ m
affècfoeiHentftt^jftafe BéïbmvwwtwfeYdù de recom- *Mpet»*'Sllé*fy prit avec leutes le* forums â*4a douceur «Pdaft* tendre*^ iitstnaaiHe.'âveUne n.^iait pas disposée taééeriée'.jMr-lt* M y allait pour <?lic desonprujet mystérieux. Elle résista : — Moq père ne le satwa pa&, répené&teàtë «#»s?élan{)a«t sur?'^ belle jument >aqglai*e, qui puf«âtrdé|à dUmp»tien^.fi?oœp.cqrter #ro léger fardeau à
iim i^)oi»iiez»a^<cl^rO'fiafant? illcsaura, répondit
— Certainement! dit Nathalie, qui, d'une fenêtre donaaftiMr lai cow, assistait à eette«soèae comme par hasard ; o'e9tb£ft frontière chose que lui idira madame. .
Ctaéa*»t€£ 'rioû autre <^ là> car il y a
toujours Au»ifc» luttes de famille quelques uns 4e «es ratut** témoins qui en exagèrent ou n'ea comprennent pas la gravité; (Hymne ava4t été- tentt^ de , leur défendre d'aocémyagner Évelàne, dy nt Vbe-tmeur lui avait é té confié et dont kréputatien devait, fiek>» elle, lui faire /braver k colère âiême derçetie Me enfant,, mais ta' parole glacée de Nathalie toinba sur son £mu£ ejfc l'éuarya. >&lk* pâlit, et, tendant la main à Évelktie 2
— Attea donc, ma; chère enfant^ lui dit-elle, si mous ratifies rinsuKe <ftw Ton vient de me faire l
fia voyant une larme brûlante dans les yeux d'Olympe, Ével»e «ut un remords i^elle sauta légèrement die son ebe*àt>et allant à elle, elle l'embrassa.
— * San* chère mère, lui >dit> elle, je sais bien que vous ne IfrtttaBZ pas, vous ! Et levant la tète vers la fenêtre où N&tilaite s'était placée en observation : — Si quelqu'un le dit,-i}ento4-eftle> ce sera Nathalie. Allons I rentrez* tihère petite' ftfufean> et ne songez plus à cela, j'y renonce.
CHyÉipè rentra pour cacher ses 1 pleurs. — Et vite<> Créât»! «n routé, dit É véline, en Tegrimpant à cheval, et vous*, silence 1 criait-elle à l'autre domestique. Puis eUe paltJUsonime un tnUL' fille eut franchi un préeipice, s'il s^eti m ouvert un sous 0es pas.
*44 MQNT^S.V^HB
sajt^^yeille et <qui passait au M» de 4a, ^fleidsifoat'* $ç%he, ,du çpjté, oppo^ à la poçte 4u,jcfe4teMfoelIfcfe ferme.<|ui se. pouvait situ4p^-^^p^^f(^aii4idie5tlitSfc»: 7^ Tiens ^itTeUe^^
lç plus, long,, yo^ci MomVaevêchie i P^arçuoi fdoyq ijerœqps* tu pas dit que je rae trompais? . , - i 4 , « ; .trvi anoi»
.. .— , Je, ne p$m$ i 1W ^que • vous . v#us tft**pi<^ «éppalit Cr^sus^qui n'eu ,p^p^ait,pas unmot» :^ . : : ' ..(> stir .*
jÊVelme.raitsQn cheval :au pas coim^ ^ritebtesar souffler, échangea quelques p^^s.Qisewe»:a^^Cï€réwisy et, jeta sur les.tehor^jdJi*,pet& castes Je eauprd'&iiid'tuiLgé* uéral cxpiuimcnlo a^«(4âte4e^^iiQU3foiW^!Aîrl*{placew Elle avka uti éboulejn^ut ^1%^ lQi%:tuinpai«fei«ileà escakoer, et qui, ïjejpu, $e$; conjectures, devait! denuerrac^ ces dans une petile.chape^e qu^,Tbw?ay'WîaHepiîécisé-iïoe^t répau-r. fcHe $4wJ& uVHéoteUeMqp'slk* jugea > omrte, car elle n'ofl {^compter, les JaaiTeaw.-m/KhJyBirray m 'aurait-il faitj çej^ galanterie, pour me fe»*liteç.Je8 moyeu* de pénétra au^ peeur, de, ^a forteresse? se ditaUaj -MitianL de la j^ifé ,4e sp9-e^(tre^^.;:et>rSABtfcir©plus .daUeutioia ni fle/^uk^ -
Thierray, en ce moment-l^ était 43**? Ja <çbapel)e ; 4b< vovait passer Évehne^^nt, 4»algrjé rélaigne»»e#fe, il teconnaissait le cosjtmpe, et, î'ajlure dégante. U eut le «cet*rage {le ne pas se, montrer, à la, feoçtre,, et crut ^«tao^er passe quand elle eu,t disparu ^aus ,1e, 4>oisé avec «ou piau • écrit dans le cerveau, •. . ■.< • ...-, • : -
A> minuit, É véline, qui s'était procuré lui costume dé paysan, sous prétexte d^aJtMJe^; de neuf le pelM ne*«i de» Grondette (un gars dune quinzaine d'années, à peupeès' de sa taille), endossa le sarreau de toile bise, chaussa les longues guêtres de laine et les gros souliers, couvrit ses épaules d'une peau de mouton bien chaude» à lamaaiètffc des bergers du pay$,.c4çfaa,ses beaux cheveux, souqua ètof* peau à grands bords, s'arma héroïquement de petit* pis-
Utotà<m&&\Amsë;iprU un hftlon dé hdûx ditos sàniain ètâOMPedWétlbe1éë^rm gants vert* trfcotés, et gravit les rigMirà6ilft!e&scaàë avec autant de nerf et d'haleine que sMti0ëttsfftft tonte sa vie le métier, de che*rière. De ce cdlëJJb^hrè itfétâitfernlé que par une barrière rustique, toeHeîà'tehjAtabei-. É^eline, souple et mince' comme! 'un seffiwrtj'îïtèéa à travers le$ barreaux, et se trouva, en pleine nuit, en pleine campagne. '
togmd&ttftirafs&ftce qu'elle avait des moindres accidente du terrain, des ihoiftdfeg détails du paysage, lui pernafcàdsiiditôger ptëéque à voTd'oisefcu sur Mont-RevêcHe, à^revérs' tes taî&îs, les prairies et les ravins, sans suivre aucune bouté tardée, Elfe avait done b'eauconp de chances ?mu!l<v*ltfa^m'$viiMtiiiê, et elfe léS èdt' toutes, car efl©to*Vdr6»^ffedi^ément un désert. Elle Aï le1 double* du cbambffït^lUy^pmur éviter les petits torrents des montagnes )è1i4e&»»*t>ènsiens trop péntfolèis| néèrrirhoîrïs elle eut m&tç plàfe Wufte'ftîtiguè à surmonter, plus d'un obstacle *tafi3hir: rien ne !a débuta. Exaltée par son propre courage^ 'jrfltete ét'feolidfe dans lés habits légers et les fortes cW*ftatt>er du paysan, ëUé; marcha1 !à la conquête de son ftaneé fi*ec un héroïètWé !dïgne d'une ânïasôné de Y Ârtosttf 1 DétaÉftittéé à faire tête aux ïouptè $*Hts ôskieiht hériter, r efe;a£-4êiBand* pourquoi elïe aurait moins de bïavôlife et de bonheur, pour satisfaire un rêve Romanesque, que
Irta*a*Aient chaque nuit les femmes et les enfants dé la campftgne^ pour aller vôlér un fagot ou une braisée dlieri*ittfeii&l& propriété du voisin. Souriante, animée, àdroïtr, ardente, elle eût semblé belle à Thierray, en dépit de luimÉmêy^U l'eût vue aidai fendre les genêts comme un chévféttd, ou raser c6mme un lièvre les joncs épineux des daàâèttft •*'>■'
..,- inv . • ■> - ■ - f
tia>«e 'itioraent, Thierray disait à Flavien, qui était toatàé àuftttlprtmste à^Mont-Revêche sur les dix heures
2{tf MOtfï-'RteV*flHB
~-j Ëti vMtéi'mbn ami, jen#saW^mn1ëtitt$a tclmém cier de ta sollicitude. Quoi ! t/étftachet*44èfe ptaittlA, *fe* faîre te lon£ Voyage, revenir dans ce pays 4ë4ùt*p4 pour mirtîrér d'embarras et me faire faire <5em8rfagê'î>*^d««i» si confus qufe tu ^etmisiiefn, pouf tiieïkBsurtr^Wfe^l^ ser crolrè.i. /" ' • '* " -»...<:. ~« m xi> h j<-j \
— Que je suis mal (^ridenttpa&i^
Olympe ? Croîs-le, si bon te stertiWtey cela ne'fcitfate gwa*id tort à' cette' honnête femme. Peu* ttioiJîèf -sufe/uonvâittéuv à présent, 'et pour cause, que j'étafc un sot*efequ>]le'¥i'& même pas compris un -ttidt à» cette1 belle pfiWsiotoi'Gependant, ne'me rappelle pas trop les : absuïtliiës'qu*' j«( tfai écrites, j'en suis: hohtëift, et te prie de tes" jet* ata» feu.-
'— ^Quând tu voudrai î dit Thierray en metfàhtlà main sur le fatal tiroir.' ' ! irv ' ;rI •"-'•-
( — Bien, bien, tu les brûleras ! dit Flavien'dont'la Conversation empêcha thierray d'ouvrir le tiroir1, èp donnant un autre cours à ses idées. Je te parle sérieusement! Il ne faut pas manquer sottement ce mariage. <Jm *
nr\Maify au contraire, il faut le manquer, reprit 'Ttuçr- W* Rweque.j'y, vois des soucis et des dangers qui ne seront jamais compensés, par les vanités de la fortune. . , .'
— Eh bien ! manque-le ; mais pas sottement, te dis-jçl
— A la bonne heure, je f écoute !
— Tu ne peux rester dans cette fausse situation vi&*àrvis de Dutertre. Dutertre, homme de cœur et galant homme s'il en fut, ne doit pas attendre que tu lui demandes Ut main de sa fille, soit qu'il sache le coup- de tête qu'elle a fait pour toi, soit qu'il se doute seulement de son inclmation et de la tienne. Tu dois, en tout état de cause, 'faite la demande en règle, car tu risque d'être vilipenéé-pour ne l'avoir pas faite. De toutes façons, un refus en règle > te justifie? Si on t'accepte, ma foi ! c'est un joli pis attendue d'épouser un million et une femme qui fait des toiles po&r vous ! ce n'est pas si fréquent dans ce froid et triste moddé on nous vivons, et je t'avoue que je suis désolé <te n'avoir
MONT*HEVÊGHE Î47
^.^r penebani pour cette jolie personne, car je serais Lrèe-£atf&dfêtre aimé ainsi*
T^Btre!0si|)arce que j'en suis flatté que je me méfie dWrWûOur qui prendrait sa source dans la vanité sauV Wte,<MOponà\t Thierray. J'ai une peur affreuse de la richesse et de la gloriole ; c'est avec cela qu'on vit miserahfarftagçBW et qu'on meurt misérable d'esprit.
t<ea <teux amis prolongèrent leur veillée sur ce thème, débattu obstinément de part et d'autre. Flavien ne faisait aa.etijff«afrde l'argent par lui-même, parce qu'il en avait a discrétion 4 .mais il ne concevait point qu'on pût s'en passer tuan^aa? avait, comme Thierray, les goûts du monde., et il croyait lui rendre un service d'ami en lui aplanissant les o^>s£f çles vers la fortune. 11 lui offrait et il se proposait sérieusement d'entrer en pourparlers avec Dutertre, dont il.çtattflçin de prévoir l'éloignement subit pour lui, et qu'il alpjaj| fautant plus qu'il lui avait iminblésori amour pour Ôlyjoo'pe. Il ne voulait pas croire à la conversation que -M rapportait Thierray. ' '" >• *° '
— Non, disait-il, vous vous êtes mal expliqués et niai conVbris mutuellement Tu f y* seras mal pris tout le -premier: Tu l'auras blessé par quelque mépris d'artiste? pour sa fortune. 11 aura cru voir que ttt te sacrifiais, et'safiiefté sWfetéraué.
— Et, dans ce cas, iLeût dû me proposer un duel, répondit Thierray. Je sais qu'il est brave, et tout père de famille qu'il est, il est presque aussi jeune que moi. Pourtant je l'attends toujours, et je t'assure que je le crois tm peu fou; La pauvre É véline a de qui tenir.
« Konr Dutertre n'est pas fou ; je le sais incapable de repousser un homme comme toi à cause de son manque de fortune, Je veux renouer l'affaire, et je le ferai malgré toi: Sâutela doit finir par un duel, que diable ! finissez-en et ne doy& pas là à vous regarder comme deux sentinelles, du haut de vos donjons. J'ai donc bien fait de venir, ne fûUce^ue pour te servir de témoin.
-f Moa Cher de Saulges, tu es le meilleur ami que j'aie
* 448 .- IUJNTi R E Wtall E
,' jamais nU^ ât joing/nrépaidonnq pte'dei*eùtf#M*Mp»fcpjréciejta tM. Crois à toute ma t^x>e«inals^*c^^ m^is sache que j'ai peur de ton zèle, et que je ne rôi&Sâl<p& . . • < M un cri déchirant, qui semblait partir iititidgKors-, in- «éwfcmpUEhienay, et les deux amis ser^atèèraitç^dkitant et se demandant s'ils avaient rév& ^n-0 inoq mbù
:— Ah çhl est-ce .encore la dame «ulqup iqiâ^yil^B ses ftdtus? dit Flavien en se levant et en panant tfftflèttnfiêau.
. On a appelé, c'est certain. . . '•' î- .>' '^ li£V£s.
— Non,, dit TMeeray, c'est ûn;<iti de dëtfcé^y ^Wirn accident, et plus près de Mousip^eut^re^i^c^lâinë^s^ible.
. Ils sortirent du salon,. *et/ eedirigërent ver» lëtfitppartements inhabités .qui prenaient jtfitrt iftn* la ifadèi&t&fteure du château, car jltaimÀeiDhlaifc^ de ce côté. Thierray, guidé peut-être furwà'-to&ië instinrit, , quoiqu'il Mt à cent Jieraéé de pressentirai vérité, entra ïjans la. cbapeièe/ervit devant lui uni coîps é&ndu sans incuïenieiït sur lfepawé. ■•'; !a ;^
^Botel «œtnrdjetir qui s'est' eassë la mâefeotrô^nrtombant >éel*-haufc, diUly mesurant de l'oeil la distàâéià* du
(pavé à la fenêtre, qui était de neuf à dix^éeds.
— Est-il mort? dit Flavien avec la nonchalititeî^an- : • quihiié qu'il portait* dans les iaits de la vie active. ''
: ■— G- est un enfant! refait Tbierrày, 5fappcocbftfif du jeune villageois dont il ne voyaU pas» la figure totJvnée vers le mur; et soulevant le laige- chapeau qui cachait cette figure, il jeta à son tour un cri perçant^ en 'délivrant les blonds cheveux et le visage :pàie $É véline^ éva- - nouie. Ils l'emportèrent dans le salon où etlë.eeirpmfna, regarda autour d'elle d'un air: étonné, reconnut thierray et sourit : , ^ *?.v.
-*- Voyez, dit-elle, à quoi vous m'exposeK t: jç.:iimj suis fait mail encore une de vos bouderies cruelles^et;je me tuerai! . .wù.ùi )
En achevant ces mots, elle vit Flavien qu'elle attirait pas remarqué d'abord. De pâle qu'elle étaitr élle-devint pourpre de honte, et cacha son visage dans ses deux main s
.M0XT-.HEVÊCHE Î4»
^v^iuic«Shob^lein^e pudeur qui attendrit Plavietiy en M ïfmœkXêtMmer ta femme tende dans ftiéroïne en-
m (-rirMeideffitai pas de mo/st bonneury «Aetna diaci&ion, 4^'7njm«Aérèl> Ini d&41, rassurez-vous, madfemtânlke; mais, pour Dieu I dUestnous si tous ête&iéeôsée* * , < >. ^ rïbj^^fty; jmjpOuraii parler jsuffo^iié par effroi, 4a re- ;<$Biift}$&ftc# :efcte dépit <pii:^combattaientien lovilne savait s'il devait la maudire ou la remercier à genoux; vm§ $ojkmitàte& Ja pHis forte et la plue naturelle était la mtkfàiftfsOtoyss*' fût blessée mortellement. . . i-rrr jOuil oui, lui diUl enim en hii touchant les bras avec iuw a^ïiété qui écartait, toute, idée cpntraire au respect ; r«T- voua 4tircz avoir, beaucoup de mal y parlez, parlez. Que .vqwsg&#-ii*ravé?
or Bêôù^ en vérité, dit Évehne, j'ai seulement le pied en^iwirf, jene duis pas tombée précisément; j'ai sauté de plus haut que je ne croyais, et j'ai eu peur, voilà tout.
— Ma&cemment êteg-vous entrée? Quelle est cette nouvel}** JbUe? dit Tuierray, rassuré, mais non calmé.
— Ah l v<ws me le demandez? dit Éveftne d'un tende jfepçocbAdéchirant.
Fia viens vit qu'une explication entre eux devenait néleea&i&e^ijjpar, discrétion il se retira doucement, mais É.veimejie rappela. .
v— 3 Monsieur de Saulges, lui . ditnelle, puisque la Providence .me fait vous rencontrer ici, rendez-moi un grand aferrôtâri: restes entre nous» Quelque fastidieuses quesoient le* querelles de deux fiancés parfaitement déraisonnables twslfesdeux, acceptez généreusement cette tâche* Vous êtes son ami, à lui; soyez aussi le mien. Servez-moi de . témoins (dé juge* de conseil et d'avocat, au besoin, je vous .BoijJBe^-M.-.
Flavien, ramené par ces paroles caressantes, prit £vehfieeil amitié.
• , ^è-£Ebbka î oui, je le veux, dit-il, car aussi hien^je aejuis Eeremxki que pour Caire entendre raison à ce sceptique
et Ija^wiUwA vaUfc.uwoiUrrMftis,, avant *<Htf, ^v4ftftft deaWft*Jte> werofcqueiqtie «ebcgn, d* iarj&ftw Atytwm, de létber, que sate-je? Que prend-on pw tes^utes, Ttatetray? Elle est pâle comme la Haorfc,,cefle fftuvgfrpar fanL JSsfc-ce qu'a n'y a pas ici quelque chose $riW'btt» poiïr son état? Cherche donc. ,,.■;,. \ /j,^
Thierray ouvrit le nécessaire pharmaceutique de]a'<&&r aoiuessé, et il y prit des sefequi soulagèrent effectivement Éueteae» Eilerafcontajce<qui luié&^ajriYë.EHaava&ftofty^ de^près, .tes objets. aperçus de loin, iMmuc^up-rn^û^if^s^ surants qu'elle ae s'y tétait ftitteadue* L'éboulewntilarçsjût une plus grande portée à l'échelle L'échelle 4fàéX j0lu& longue qu'elle ne- croyait. » Elle ' nltvajfr pas voufti feuler devant le danger de se .tuer, et, sauf an taire f «aUfmge^au port, elle avait atteint la fenêtre de là chapeH& Lè^,au moment où se» pieds quittaient le «dernier éohé)bn,'£lfe avait, par un effort désespéré, franchi FemhraSttne et sauté /dans l'iiiléri6utiB^.seîdema*dôr à<q efteise trouvait du soL Bile était arrivée a&bas très^adeeitement sur ses pied»» et attribuait «on évanouissement à la surprise et à- la fruyëùrqueluiavait carabes Qettedisianc£-
— Je ne sais pas si j'ai crié, dit-elle, je crois que j'avais perdu Fesprit avant ^arriver à 4erre.
.— Mais alors, comment sauriez-vous que vous êtes tombée sur vos pieds? dit Thierray. V
— Parce qu'il m'a seinblé éprouver aux. pieds une douleur terrible, et que je suie alors tombée doucement sans ressentir aucun autre mal, et sans me souvenir du lieu où. j'étaifc. . v . .
— Maie, cependant, il faudrait vous assurer, dit Fia vien^ que vos pieds ne sont pas blessés.
— Non, non, dit Éveline, je ne suis qu'engourdie, fati-w guée; laissez-moi ne pas bouger pendant un instant, '£t puis je reprendrai ma route, car il est tard, cette t'ois, et il faut que je sois rentrée avant le jour*
— Rentrée?- dit Thierray. Ah! Éveline, quand votre fantaisie vwis emporte, tous savez bien où. voqs.aUez*
MONT-RBVÊCHE ftftf
BttsV vdfcfr vêtis inquiétez fort peu du retour. Vous êtes donc Yétôd^à^pfedj que ces vilaines chaussures sont moulées! , -aiuikûV:ë pieêi et toute seule, dit Éveline en dtant ses pfiaotôts^'dte posa sur le guéridon à côté (Telle. Cette felsi vfctts *e dfrm pas que mes confidents me trahiront!
— Seule, la nuit ! s'écria Thierray. Oh ! Me ! trois fois felibîjiUî ;u ».-...
juumy<msi^ye2 comme il nie sait gré de ee qu'aucune aut*fe>féiltnie ne «émit capable de faire pour lui h dît E véline jr«a^»^par«qui el*e se sentait soutenue intérieurement. • ^^eîlè'rti^ôhta'cotaiwent elle était venue, aveo ta mo~ dBétfeJéton vrai courage* * #
-'U«lla1©% c'est superbe! dit Flavien émerveillé. Vous ètés^ujae Jeanne» Hachette, une héroïne des anciens jours: ItoncsiJ dife fitœmtfé oitonie voua euteent sauvé la royauté eil^ndëe^ftii fenunes intrépides et (enthousiastes valent des «titier* d'hommes,- parce qufcveo eles les - hpmmes ne' «& découragent jamais et veulent deVewrr des héros stttsi'IeuT* $eu*. Alton»! Thierray,. c'est insensé, mais. é^eetJeohfinie (• A >geoo«xridevant là. fiancée1. Demafeles pKr$fcte seront éoh«ngées avec la; Camille, je meen charge* Bo«nè>*noi d*ahordle« 'vôtres mes'èhlanisîiet je me fais l'ambassadeur des deux parties. Tenea* je me sens tout ptflgrnel %ntré vaijs deux, et il me prend des env&s de bénir dont je ne me serais jamais- Cru susceptible. > >
JCètte ttiàteièrre brawe et enjouée de prendre les choses ét&ft fertisympâthiqne à ÉveHne ; mais Thierray sentait é&plurf m plus l^eftroi de sa destiinée. 11 baisait si respectueusement et avec si peu de passion la main de sa* fiancée*, qu'elle n'était avertie par aucun trouble Ultérieur d'avoir à la lui retirer. Ainsi, au fond de cette passion que te publifc eût jugée effrénée s'il n'en eût vu que lea actes extérieurs, il y avait encore quelque chose de glacé au fond des fimes.
— Allons, dit Éveline en regardant la pendule qui mar> fftkit déjà trois heures, le temps presse. Dites-moi trois bonnes paroles, monsieur Thierray, *ar vous ne me dites
àiDlotxtec*: 8Dii fctedfkrtro homme? c}Uaod t<* pied,eM> brisé eHu&cethomMe est un «nédeclû. Jônft^iswanpw^taa** >q suis (plus, je ârtis rfoUrç raarV je voufl.pajaee^aàl a*i+
'. iU ^e rappela^ Manetta^igiuii^î»aladteid>'ala«l^ «|700iun:o«irtaia :v^e*aîrevdoitt!iàa>^ttno^ safenneilenbeiit légué terecetl», .etrqyièyatfaifrune «capte provision Ide^cei topique dtt^ite8îiiiépuieab*efr.fcBtfrflte<ie»*a défanfe»" ••■'". •« • •- -« •; -ori -", ,i «p "i^'alyn i«.
.Thier^ay» >avôc le sérieux d'xuiœtfédecra «i» te'jchasfcté d'un père, en imbitta des- linges --et en ©nyôlofpft-iùiriiaft* heureux i pied > déjà . bku.et èntté, atifi tT'arre^r/J'étfflaa*matijun en attendant» les secours dttîjcà&uiçàerociPaùi 6*eli»e, qui souffrait [aUjpoinU dejneipouVoir ^feifier »eiitsmené» fut couchée sur. te dura* du» selon, ^pendsélt^qao ses deus, hâtes se demandaient à*ei< tatiieWcèrqUtiis allaient 4ev«mp*'1 •••••:■.• «•«Fn^h^i
La mettes danale.Ulëury> seulftnftrturoquftlsiduaâént'à M^nt-Revôcbe (Flavie^a^anti^nvoyié'jÊmcnétteibBaiént la «haifcé dfc louage qui rayait amené de /Neriws)jnnB''pe> OTssa&pa&pessible pour le ffloaroenb ÉvÀliAe, jquèavwl 4auMé souamal par un effoitt fatal- pour Je <wakH*b «n marchant, ne pouvait plu» faire un mouveiiMiU idi^orfiale du corps >qui ne lui arrachât un cri. (fomraicfitflqipfraîteraitKîlle le« trot du cheval dans une voiture ©«elle ?jae pourrait même pas s'étendre? Et puis, c'était/iirié voiture découverte, et le jour allait poindre. Son déguisement pouvait la protéger Je long dit chemin, raaisieetikÉi serait levé quand on amvarait à PuyfVeirdon, et oommhBt «fe* sait-^n pour la descendre de voiture et. la reéoedaké à ses parente, sans mettre 'toute la maison dans» '4aJ<flafl dooce,? . .■.•..!•.- • w»p * •
— La première chose à faire, <Jit Fhtàm aifeteffoppwt petite gai pour ranimer la malade, c'est tfaroir «le ejtira*» gien* lndique^moilemeiUeur9 Êv^ine^fto^inrite cher* cher. 11 ne verra de vous que votre rpied^ «t nowl6tTne>nagerons de lui brûler k cervelle* e'ik pari* de L'tritattre.
M»ONT-REVéOHÊ &I
lésTOQM^JKpdgnoisl Mais eefe ne se peut pas f il n'y a tes lecptty*. que des rtmégeiœ, eu te chirurgien 4e netre maison, qui est habile, mais qui reconnaîtra ma voix rktl ftf*»in(hiidre hoquet que» la douleur ih'artaonera pendant l'opération- <Cest impossible, >Foyez*wue; fl fout que je tÉQuretnioyfen^ieTetttrpr: à Puy^Verdonoà cet hottune me aèigiwra^tafts savoir en quel lieu m'est arrivé l'accident. On peut rester quelques heures dans la position où je suis. Jfai-vùileA p&ysansiattendrô l'opération de» jotu* entiers, et ils *5en< «prit pas morts* -Gr^nadi, j? aime mieux mourir qucitiléire vue. ici par des étrangers, ou rencontrée sur kséhemii^^&usanliiretiiMtettpf^ uhe campagne niattleu» reuseïlLfi'y a de i»rdoataabkïre*'de pàittotmées, en fait feofàtie^qoe «elles qui (renaissent;- celles qni écboeent sontp-idscule* et blâmées» IL importé peu, Thièrray, que; le lendemain de notre mariage, on sac h& quelles diable* ries jSaiifaitespau» wns. On epitfeta? éffarté^ on nfeB'rira pRSnMaiséSrèprdselè, sur le fait, c'est affreux!' 'J'aime 'mieiixî mourir, tous (uVJe :'on iierit pas1 d'une femme qui meurt... Oui, oui, vous me-cawihureu, vous m'enterren««tens quelque oein.u k< Mes' bons amis, comme dit! votre parroquet, laissez-moi,* je vaUttioùriï'! V* ' >
fit ia< pauvre Boeu'ne, dont les nerfs étaient surexcités, partit duo éclat de rire qui se termina par de* sanglots.
— H -n'y a qu'un parti i prendre, dit bus k Thietfray Fia* rienj'qrâ» 3ful,*: ne perdait pas te > tête, >U 'faut otier tout dire à Dtfiertre. Ce n'est pas i dans fétat ou est cette pauvre enfantqu'un père peut manquer de tendresse et (findulgeDoe* lai seul décidera du parti à prendre immé&atummifosotfrque nous devions soigner ici sa tille ateofau, soit qu'il trouve un moyen de l'emmener. Sa présence sauvent tout; il est ferme, prudent et généreux. Tatie- «avife et son acceptation seront un fait simultanée Je pus:! charge-toi de tenir la présence d'Éveline ici secrète, jusqu'à ce que le père ait décidé.
Bveline, en proie à une crise nerveuse, n'entendit rien
t*« lK>*T»fttifv<AMr£
de eette fësotfclfch, à laquelle èHte seWtrijppbëér, htëri^c ce mte &mè%i prèndr* et là rteiHetlreTio^blèf: flaVfeu * sehVëtf biffe îtri^riêtaeFft^Wm*; efr ^ittftf trtfïé fcalop,- tkriûh que îhterray, «onsfemé, VeïffeiBait dans le salon avec Éveline. ' " ' -'*' '
Thfcfcmy eut bientôt h luttët* contré le* sbîntyofficffcix de Manette^ qui, surprise de te trouverai* porte ddPsfr- Ion lorsqu*eile s'y présenta, voulittlkbsoîunientlnî apporter du chocolat, ouvrir les jalousies et îiii persUAfleflle tic pas écHre davantage,, jurant qu*rt sfe taéraît à'Vetlferâlnsi jusqu'au grand jour. Thietray réunit k aôutèttiMe cblloque inévitable à< travers* la fente Âë-Ifet porte, ét^ur^n finir plus vite, if lui ordonna de ne pas** le danger1 davantage, disant qu'il ne voulaient air, ni jour, ni tëtfbs, et jurant, de son côtté,^ùrHiie sortirait pas dusaten-erny souffrirait personne tint que *a tâche rie setfâft'pàs *W.-
Manette, qii'li avait habitude à une' déférence pteîne d'égards, fut surprise et mortifiée tfêtrë itfèl aeimtfHie pour la première fois. '
— Si monsieur ne veut pas me laisser faite «net» fervftfef à présent, dit-elle, il faudra donc que je me passe de messe, aujourd'hui dimanche î
-*- Quoi! c'est dimanche? dit Thterray; raison de plus! Allez à la messe bien vite, ma chère dame, et restez à la paroisse jusqu'aux vêpres si vous voulez. Je ne déjeunerai pas ici, je n'y dînerai *pas. Je n'ai besoin queute fldrgm. Qu'il ne me dérangé pas; mais qu'il reste dans la ittefcmr.
— ^En ce cas, reprit la vieille, Gervais peut done sortir
— Toute la journée si bon vous semble, et même il me l fera plaisir de profiter de ce jour de fête ! I
— Ah! quel jour de fête! dit fivëline, aussitôtque Mil- | nette se fut éloignée, joyeuse d'un congé qu'elle bouvaif | prendre tousies jours, mais que, jalouse de' ses fbnttftms, i elle se faisait un devoir de demander : c'est k présent, 1
maHffeW Thierrav, ftoursuivitËYaliati^ que* je seuslunmec*?,, Mie que j'ai faite. Hélas I. il. n'est pas de.vflloBtér assgj forte pour imposer *es oapnees à la.deftii^ ear.fe, destméo aussi a les siens, plus aveugles et plus terribles que tous les nôtres ! , /
— Ne parles pas, chère Éveline, dit Thienuy, effrayé de son agitation ; vous avez là fièvre.
Ejfe Rendormit d'u* sommeil pénible, entrecoupé de crj*.ei de gémissements. $lle rêvait toujours qu'ellejombaii, et Tbierray,. craignant le délire, lui couvrit (a tête de linges mouillés et imbibés d'éther* /.. . ? .
Pendant qu'il comptait les minutes, eu proie? à une inquiétude «ans égale> et plus mécontent des causes de «ette situation qu'il ne voulait Je paraître à la pauvre blessée, Flavieu, d'une course* rapide, arrivait au <hameau de Puy- Verdkm, situé à rentrée de la vallée que couronnait le château» Le. preuûer objet qu'il vit à la porte d'une des plus pauvre* maisons de ce hameau fut un4 d§s toitures de Dulortre dont Crésus tenailles chevaux. 11 deinafufc.a* gcoom où était sonmaître.
— Oh! bien loin, monsieur, dit Crésus, Ues,t à sa grande ferme, 4. trois lieues d'ici, et ne reviendra .que ce soir à la suit. -. ;• » ;.
Flavien se souvint alors qu'Éveline lui avait parlé de cette circonstance, 11 l'avait oubliée dans son trouble en partant.
—Qui dçnc est là? demanda-t-il à.Crésus, en .désignant la liaison devant laquelle stationnait L'équipage.
— 11 n'y a que madame toute seule, qui. est venue porter des remèdes à un malade.
— La mère? c'est encore mieux, se dit Flavien. Mais au moment de mettre pied à terre pour entrer dans la maison, il hésita : — Oui, si c'était une mère! pensa-t-il; mais* une belle-mère! un être qu'à U>ri ou à raison on regarde comme un ennemi naturel! Que faire? É véline ne me. le pardonnera peut-être pas! Cependant, tôt ou tard, il faudra bien que madame Dutertre sache ce qui est ar-
3Ô8 &ONT-REVKGHK
lire. H*me paratt inertie itirçH*éible^^ ngllOWf jiteau à t# safr. .tes mdmente «ont précieux, l'état 6*&feUne pèufêtrte #fcv& 8* vie est «ne i plu» gronde responsabilité peur nous qhe ton seeret... Alkm»î •
11 descendit de cheval; et au même moment, madame Dutertre, portant une petite phtanacie de campagne bous 80*1 bras, -sortft de la cha&mlëre, reconduite par une jeûne fille <}«l' la remerciait des soms rendue à ses parente.
Flavîen; qui se regardait comfoe bien guéri de sa passion, ' se «etitit pourtant ému, en 1* wysut, plu* qu'il ne s'y attendait. . • . »
1 Olympe éfaSt de ces femmes que l'on ne regarde pas impunément, soft qu'on les voie des yeux du corps ou des yecft de tfftme; Bile avait titre de eefr beautés parfaites qui -résultent d'une complété harino&ïe morale et physique dafts^l'orgairisatton: Tout en elle était beau et pur, les traits^ Tetpreésiètr; là- taille; les cheveux, les extrémités, 4& 'vëix,' le regard- le sourire et même tes larmes, femme Flavien Pavait tiès-bien remarqué. Elle avait paru « parfaite à sbn père, qui était un artiste éminentj et àr4ous« les artigt&eminents qui avaient vu fleurir son adolescence; son ttrtèMigéttce sereine, facile, féconde, répondait si bien à* sa beauté; que, dans le groupe de talents choisis où elle avait été élevée en Italie, on s'était écrié cent fois que ce ! serait un* sacrilège envers Dieu et les hommes que de ne pas la consacrer à l'art dont elle semblait née prêtresse. Elle avait une des plus belles voix, elle annonçait un des plus beaux' génies musicaux de l'Europe. Elle avait atteint sa seizième année dans cette atmosphère de tendres sympathies et de paternelles admirations, sans être ni enivrée ni effrayée de ce grahd avenir qui s'ouvrait devant elle. | fitte marchait dattB Sa brillante destinée avec le calme des , êtres privilégiés qui héritent du feu sacré sans orgueil, et qui savent qulteont à s'aider eux-mêmes, tout en se-ientant portés par l'amour et l'engouement de leur entourage. .
Mais, à seize ans, Olympe MarMani avait vu Arsène Du- [ tertre, et sa destinée avait été changée.
'MaNT-ftEVKCHE 250
»Jtotarëfl%ava*l &m Awql*-qu&*$ ang, (C'^Wi plus du
<4w£pkt «teuftge/dWyoape. Mafc :ce, n'en : était p*is- moins
uil^é^f^st^e^npli .qu^Q dan^ gpn genre, on jouirai t
dire dans le même g&mr> car il existai <kns leurs goûts,
.^^«M613^'^^^^^1^^^^^^^ dan» leur organi-
rôatip%*tent entière, dôs^jfapport&.dont k puissance .les en-
4^^Ânfésistu>iea)e^t( l'un, vers Vw^v®, et*e révék à eux
cbagu^jour davantage. Tous deux; étaient calmes à lex-
.iéiâeurbaFec une âme-ardente; tous deux étaient à la fois
tfn^roM* pjça#0nné0, combinaison bien rare et qui ne se
rencontre que chez les natures d'élite : c'est dire que tous
dans . étaient énergiques et doux, enthousiastes et tolé-
nwuvf&ie** d'esprit et. enjoués dq . caractère.
J^utortae^éleffé avec «pohi par des parents riches qui ap- .ppétenaient à la haute industrie* richement doué, lui, par k nature, sentait vivement, ^comprenait largement les arts. Le hasard ramena dajqp.k maison Alaxsiani, où, dès la>premjèi$aeiftre, il fui akné et apprécié.» 11 n'était pourtant ^mu^cî^Uy ni peintre, ni auteur. îl n'en était pas moins, artiste et ,j>oête. Sa prédilection pour l'agriculture piquait sa rsource .dans une imniense admiration pour lxBuyxe divine et dans une candeur dç l'âme qui le portait ait^oociuiations de k vie prin^Uy^, Sa,. famine le comparait souvient) avec Âmédée, à ce personnage de Cooper, type.de prédilection qu'il a développé dans plusieurs romans sous les noms- .si, .connu* du. Cherchmr. 4e sentiers, .àlQ&il <U Fauam, du Guifa, etc. Ce typç, devenu popu- Jaife^esi* à travers les développements 6ôuve»Mrop naïfs du -récit, une des plus belle» et des plus suaves créations de k pensée humaine. 11 est pur et geand comme une forêt vierge. C'est k vertu du chrétien alliée à la liberté du sauvage? c'est l'homme primitif dans toute sa puissance pkystque, initié au progrès moral de l'humanité par ses «ôté%4'excellence incontestable, k charité, le pardon, la droiture, k justice.
Tel eût été ûuterbe s'il eût vécu dans les déserts d'un inonde vierge, et k comparaison de sa femme s'appliquait
avec justesse à ce qu'il. y avait d'inné en lui. La société
l'avait enrichi de toutes k$ cqaiiaksanoëS)iiëdâBâÉMir'&
l'époqueiet au jwilieu pùil ^ivait^fet^hoeesétwttjf^.j^te
n'avait riga eûfl«éi;rien H<Gfir«^^^
admirable. U avait a<$u&. danft cette aodéftév'tr- MNAttAè
l'utffejj inconnue au.héip&^e Idiâelitude^ln^s^ftiâ^réà
u>er, parti, d*s .(ressources iJe^to, njrturd] ibiritoiltalt4Jtt»
abusé #i?vuft dQ;lui?inêH6,;ijLçi^
ment ;us#,ep yuç de§ autres, Lfl:biepj;qu'tt:a*atf fttftîètm*
immense, et, ,faw ses raain^wla- riche sjejééaitiun'teft^fr
pour en laire chaque jour davantage- . w-.y tr.*^**
Ol^nape, entend n'avait pu. corapreodue £àt<faamtng<4è5 le premier jour. Etts l'awtatoé d'imUac^Hon pas ««aime Éyejine aimait Thierraja avçc la; volonté de lafraincrejttiaf a commet âme* dévouées auipe^ ce a^linr Ressemble, avec le besoin de faire son bonheur. w.i'r lu<»i> *•
Duteftre avajt aimé Qiynipe enfant aroeiaulaart tf&àriàino^nt,3pQn^an^ elpluf de cerUtV^e^ûcore.JijuVqi^a^ail des "enfant^, à$$ tille» en qui # voyait pomdre ^qualittte et de^^éfaut.BjiL, avait discer^ dès ftfeèniy tthe£ cette jemn^ Rature, une supériorité sans alliage.; tiiawfifcSDûàr . pw>, ti>ut aussi bien que senti, que cet étira était ^Mt^wnr lui seul et qu'ils se chercheraient en vain ailleurs tôatfe». reste de leur vie. .nduv
lïest fort inutile de raconter ici\paar •qmUeà atteruâttrôe de résolution et de crainte, d'espoir. |et d'efroi, il» avait passé durant quatre années, eu songeuntid'una pariatftwrt de ses ûUes, de ?i'autre.& celui- d'Olympe jattrooéinev On peut bien croire ;$u'un ,tel hoi»*ne> n'avait i rien sàcriûé à la passion, aveugle, comm& le prétendait l'envieuse Nathalie. Il s'était effirayé d'arracher Olympe à tui aveni* de gloire que toute «a righegse à lui ne poritfrak part-être pas remplacer 11 était revenu en Frottce phiacar* «fois pour' sonder l'àme et l'esprit d« ses filles. 11 les «va* trouvées empressées de revenir au foyer pateraëkj btniietir impossible pour elles tant^qu'il ne leur atwaft pai donné «te seconde mère, et elles l'avaient 8uppjié.df» «*» 'rnnarii»K
...ijwsj-.- MONT-REVÊCHE «81
MJ>gitet^^a^oroHicpt^ne le* dew* autres, parée quelle qfejt initiée et sentait plu» vivement l'ennui du cloître. H^^WG^piâètne -voyage en ïtaMej Dutertre avait trouvé QJyfl^^>»0qih^llne et rétirée aussi tms va* ceuvent, avec 1* «r&etotie» de tfeir sortir que polir le mariage, jamais p^rjtevthéffbreJEUe abjurait k vie libre de ^artiste avee u^;§l^Uiatioa- dont ses pATents et ses amis ne pouvaient péaétfW la cause, .tant elle ravaît' gardé avec patience et laflêftftfeJej secret dé son» amour pour Dutertre.
Dutertre attribua comme eux cette résolution soudaine aipWWÎeEel&tde te; douleur filiale. Olympe avait lidoré sqp.prèe^ià avait décrue 'qu'elle fût cantatrice £ elle arait t&wUé à ik devenir 'pouf lé satisfaire. 11 n'était plus, elle abauckmnail un projet qui, disait-elle, n'était pas le sien, mais dont elle ne devait plus compte à personne.
Uifidiut que Dutertre devinât latérite' luwnême. Olympe, âèmiflMiuiidè, «e lui eûfjamalë révélé sa' petssion. EHe av^Lcomprîs ?es scrupules, elle avait voulu lui épargner le remords jtebiiâSrô manquer sa vocation. EHe avait corn* pria* égâUrmeàt qu'un père de famille né pouvait épouser imAcantittiicev EHe fit ce sacrifice, sans même songer que c'enjûi mu
Quand elle épousa Dutertre, elle avait vingt ans. Elle cFoyêftt qu'entre'ses nUesret éïie il y aurait toujours la distance dJige relative qui existait alors entre sa jeune expénewa du monde et leur complète ignorance de la vie. Elle la» regardait comme des enfants et se battait naïveméat de leur être une mère. Elle les avait aimées comme elle savait aimer, la pauvre femme, de toute son âme et même avec aveuglement, jusqu'à l'heure fatale où, forcée •led^u^rûr cbez Êveiine une résistance invincible, chés NaUÙ^ia une haine profonde, elle avait pressé'eri silence la Qeiaiajm*& sur soft cœur, seul refuge' qui iui; restât en YabBgme de sou mari.
AAPédée avait été littéralement un frère à ses yeux. Ils étaient du même âge, et ce jeune homme sérieux et triste, atteint du mal profond qui le rongeait à son insu, tout en
2C2 ,MONT;KF/Vf:CIlFj f ,
rappelant, parfois sa mère, se trouvait ^^ réellemçntMâ^«(fa '/ la soutenir ^Ê â ^a çônspler. Il s'était acquit^ ;dpe ce Jfw!!.' ave^un àésiut&éssemeot admirable, &i Olympe ne cpm-" prenant pas sa souurançep. lanf çlj^éjau vaincue .par Ja sienne prdprë,s*était habituée a lui ouvrir son ânje comme ' au meilleur ami qu'elle eut, àpre^son épourV ' . J \ Jlï '
Depuis quelques ioiirs/Olvmpje était ' plus frlstp,J[)tus ' effrayée quelle ne Payait été de sa vieA Elle voyait sih mari a^jté et, , préoccupé, partage '[ pptrç . des ,' &cc^\fëy!& latrie t pour .elle, et de subites froideurs qu\jllb pferiâit4 encore pour l'effet d'un chagrin étrange^ a leur jamoûv. Amédée lui manquait. 11 lui semblait que cet àrm ctélicat et4ngéni,eu$ eût arraché à Dutertre l'aveu 4è son anxiété, ou quj&> jiJju moins, il lui eût suggéré, a ëlle,lè fàoyéii de la faire cesser. , '] ' , * '";.'./• ""'
Lorsque Flavien îa(ytt apparaître au seuil de cette chaumière, il fut frappé del'alukafion de ses traits'. Habituel-! lemept pâle, car elle, était de "ce? qrgamsâjtfohs ^lymûnàtîques pt bilieuses qui produisent les ph4 persèvW^nteiit les plus, lucides intelligpocesj, elle avait, pojirla première fqiSa ,ies lèvres, entièrement , jlécoîoréçs. £es plans ^dé t son visage conservaient ,1a rondeur qui s'allie à làierrriète a^ris les.beaux types italiens,, mais les.nârines, en se rçssjjrrant et en rendant son profd plus fin, attestaient f invasion d'une maladif chronique. Enfin, ses veux légèrement* cerclés d'une, teinte bleuâtre avaient pris un dévèlbp^ement qui la rendait .plus bejlej, mais qu'un dîagubstïç^eh.ptus habile, e$t observé a* ep inquiétude, -jj . î( i .
Flavien jugea qu'elle avait eu quelque grand chagrin depuis qu'il ne l'avait vue*. Un$ circonstante qu^ nous avons omise dans ce récit, parce qu'elle* trouvera "sa. place plus tard, le préserva de la vanité ducroire qtfijT$£ Jour quelque chose dans ce chagrin. 11 n'en fut pas moins touché, car cette altération l'embellissait encore a $eV yeux, en la lui montrant plus souffrante, p^us faible, plus îé/nme, selon lui.
Olympe était vôtue avec une extrême simplicité, d'uno
MONT-REVÊGHE 263
robe da^dtap foncé, d'un mantelet pareil et d'un voile de deni^^nôirê, jaoué sdusle menton, qu'elle portait ttm- ▼efttfelâaiin pouf sortir dans la campagne; c'est te mantille q^s~IMifenne$. Tout ce noir, tout, ce sombre la faisait, jg^àîtreï encore plus blanche. Aussi , les paysans, qui ne se trompent pas sûr lé solide éclat nécessaire à la santé, la^ugeaient-ils fort maj^àe, bien qu'autour d'elle, dangra tamilïe, bormis flutértre, personne n'y fît une attenUcai's^eùse depuis ^ "\
imetot un peu surprise de voir Flavien, mais elle ne raaiufésia aucune' émotion, et lui fit un accueil froidement pobYqu*ïl comprit du rester surtout lorsqu'elle ajoute. :
-^ Je né croyais pas, monsieur, que tous dussiez revenir.
nta supplia d'écouter ùti'e communication importante qu'il' avait à' lui faire,1 et elle s'éloigna lin peu de Crésus et des villageois pour l'écouter sans pruderie, bien qu'avec une rëpugnance visible et avec une attitude qui n'eût pas laisse a espoir au ïoué le plus impertinent. '
— ftâssurèz-vous^ quant à moi, madame, lui dit-il dès qu'A put lui parler sans être efttendû deè autres témoins, mais préparez-vous à èûrmbptér on moment d'inquiétude et de chàjgrîn. Je votis apporte... je suis absolument forcé de vous apporter" une rïoutehVafffigeante: - '
J^ /Mon Dieu! décria Olympe, avez-vous vu mon mari? que tui est-il arrivé? pariez donc vite, monsieur, de grâce!
— ^on, maEdaiiie, Répondit Fia vien baissant la Nroiï, car il lisait dé loirt dans les yeux de Crésus combien i! faisait effort dé ses oreilles; -»- Non, il n'est pas question de M- Dutertre... quelqu'un que vous àimefc moins, maïs encore beaucoup...
— AK faéll Amédée ! dit Olympe, notre pauvre Araédée ! Oui^vtftfô Venez de Paris... un malheur!...
-i Je ne le savais pas à Paris, dit Flavien, qui s'eflrayait beaucoup, enla voyant si émue, du coup qu'il allait Importer.
-^Wfafs;quidonc, mon Dieu? mes filles sont toutes h TMiy-Véïtfoli:.. elles dorment... Bah! vous me trompe», monsieur ! vous vous jouez de moi !
$64 M<yfc^HEVÊOHE
;; ^ciNûHjntàdanie, cm* ce 9er8âtuô>jeuattfdcte^tottte4ivos ^Hé^¥^^mrt!ma»^J!^isente«>i5; à T^Vôrdondaoa ce moment-ci. 'M -r-ir./jjq ^j:.
>','>^>>AMpaTfe#...J' >"î»~* *l •'••^ ••'^'ir :."v oJi:(»tïTf rtllM
• Jtti flfem* célafdeH^a*i*^MO * aùci-
i — ' Pfcrtén plu& ^'roan^É^
; sfccMewt, caist Tm-sècifet plifcgrav« afiè tëbVmm légère i^efty s^Haife au-$ted-.' ■«•;■• > • << *■•» '^:i -■ o^oJao -
^Vdtisine tue»! GfcplU^eà^votts dk^^tè;difciat5iwpe tremblante; et lui saisissant 1er foras, Bans* $tefc3& souvenir de ses torts, elle le menaj qutgques pas plus loin.
En aussi peu de mots que possible, Flavien lui raconta ^qui ^ëtaitpasgë. OV^rtipe Vê6ttoU&&vtà4eÀ'gfààèye\ix effar&,! ite potrta^ et
jtàtftattt de tém^èW^ëm^ll^mate<>à^n'frontiéomme poiir tâente4y*aWèntrërië»^^
-fôïfeée d^titëïidfe. î: — ''•• •-: " [> *■>< ,i:-1 >& "' ■ •». •'* ■ - î 1 — *Ma4s «h^Wh^'Mi ©uférlw, d^ Fla^ibtt, en ffrrissant; mai* j'apprends tou'il est f*op>Mn,et Éftiline est élans un étatlnquiéiÂStnti - ;i ' ; ' •'-•• ••• ' - în
''\:'^>Oiri;^V^'piM;^!'lroi»ili>ki; dit Oîyni^ dont lé» -yeux s'étaient1 fixés1 à- 4e*re' avec une» ekptessiftn -de Méditation douktareùse.^Vûteiirs, nY-fiwrt le préparer à
1 Htie crises rîide.'C'ésttuoi', mbi^éule, (JuidûteaJier Vers ^Uè.' Attend*»... je tais'trouvep'tenioyMide'^wrt sauver pour aujourd'hui.;* 11 faut iqptei je le < trouve U.-. rasiSjdTaiktfd partons,' courons tiers -elle:.. En Toute il'4**kndra une idée; je suis comme une folle en o« *ttofnent*ei* -
Elle reprit le bras de Flavien, et fe' Tahiënaot vers la voiture avec une "résolution dont elle néparaissaitrpas ca- pable au milieu d'un si grand -trouble : • /. m ».<;j..-'«
— Crésus, dit-elle augtooni, montez iîtuMe>cnewal de M. de Satriges; retournes au châtedu> et ditefr qul£ s4 je ne suis par rentrée pour déjeuner, on ne tn^tteadâ^Na*, Je Tais voir d'autres malades. Allons! mtofisteuf 1* eemte,
.JtWTilfiirëGtfE *f,5
dtoeïk>^-K»men> <te manière Mt^ffll^d^pjiisque
ces pauvres gens. . . «,JMni<-,n-
Elle monta vivement dans la calèche qin^^eçraaitavec des glaces et des stores, circonstance qu&, ffcviçiL-avait déjài*aii>ai$uée» et qui permettait denraraençr » fichue cachée à tous Je* fegardsufttf lao^.^W^trJejtrai^. Mais • Jtoeta»Jiei!aH#l|*t^^ Fia-
*i£* mrg&vêga prç> ^réfléqWf , il fouettai chevaux et s'enfonça sous les bois qui coudraient ;à MûntrB#«êç)ie, togfiôr^ Grésils stupéfiai^ et quelque peu narquoise la vue tej0ft44te->Méte improvisé. ,,. - .. , ,,,. •. .,
XXVFÈ
■•i^iUl*^tôte'*'«fr.»«i: d'enivrant,, winnie Ton peut
cw^;^CHyinpe^eirfennéq4^^te voiti*re et perdue dans
île* Ui^tes réftexioçâ que. lui^ugg^raitla circonstance;
,tfidifàm.f^hmg&4 cqnduipaotà fond.deUwfc;» travers
des chemins difficiles et dangereux, deux q}iâ var** ardents,
I étroit entier à lal>ri}ltnte respensabilité d'a^rfver vite au
I neww® d'une héroïne sans compromettre 1^, jours , de
l'autre. Flavien, comme tous lçg, bommV adomiés aux
e*er«ice&de la vie physjque^ était un, peu^fant et atta-
. ^hait une certaine importance à, son. talent d'autpraédcm.
.. Eu (temps en temps il se retournait vers Olympe peur lui
(demander si elle n'avait palpeurs mais la glace, se. ^ou-
vait toujours entre eux, ce qui coupait coqr^à- fc)u|:jiya-
j togue, et il la voyait absorbée* tristemept râveuse^n'ao-
loofldaatiaucuqe attention aux accidents du chemin* . far
conséquent au mérite de son conducteur.
... - ; Au bas de la colline de Mont-Revêche, il fallait de {toute
t.nécqs$iÉé<iPfendns le pas, tant le chemin était rapide.
Olympe, seulement alors, baissa Ja.glace entre le ftwd,de
. ,iai*ailtor*let>te siège de Flavien.
,» f.j^Monsiettvlni dit-elle, croyez-vous que je puisse «m -
\,U>m\cbbn *w*s>sa»s être vue 4e vos domestiques?, ^ .
. »j^ le «'en- feus pas de doute, madame, certainement
2M < MQNT-RKVfiCUK
ThiewrçyjJes çuwtonMloignqs. M^iSrJ^^addel^ fçpp^
prêté des çfevjw # W ^tjire, a pi'y â;p^ d$$$P$ ,.
me cacher. •. </•••<< . ,-, v?!*'//'-! .»'•
-~ fctttwai^éan&teçpiB;) jqi^atbç? ... ..',„; "..^ .__
^.Owj.mais Bem'ouvre» la portière ^ap$£ ^^^fr
assurée l'abseoce, de téH^qms in#$cicetsr l ..•'*.•. <■'.. '"
Lapcrotfl.de Mo»&-flevêcbe était fermée au verrou .«t^li. baim.Klawi* sonna. d'une e^rti^ne façon .çppvflnu^enjpp lui et Thierray. Celui-ei vint ouvrir iuj-mème, et jeifyyui quand la v*»ture fut,entr#fl. Il aidait ,gard£ Fçùget ,* tQ»t év4neoïent,t|ïiaw.U ,Kav*tt ^nf^n^^;pâr(^B daip upe pièce ^uée'w la .façade extérieure, certain qu'^.rqsjpecvterai* te. mystère de çettç ma&née, et qu'il étdVjpeirçe content teufl'y être, pag iqUuk ,,,-, . . ( J, .'",',', ; --riBbtimi! .madame, dit pjbmenà Olympe çq lui ouT vrant la portiez ayçs-vçus, trouvé les moyens d§ ifflit; sauvera*
— Oui, répondit-elle, si l'état de la pauvje malade 119113 le pemek. . !V
— Grâce au ciel ! dit Thierray en loi offrant le bras, ellg . va infiniment mieux. Elle a dormi, et depuis une dçmiheure elle ne souffre plus. Je crois que vous pourrez l'emmener. — • Ah ! madame, ajouta-t-il en la faisant entrer dans la maison, croyez bien que je n'ai rien, absolument rien à me reprocher dans ce qui arrive! "f
— ■ Je le sais, dit Olympe,, qui avait pris son tyas,aa#s lui adresser la parole; je sais aussi vos. bonnes intention^ pour l'avenir, ne parlons donc pas de ce qui est déjà Je
En la voyant entrer dans le salon, Eveline Ut un ctf, et cachant son visage dans les coussins du sofa ou elle était étendue : ' ifj
— Ah! messieurs! dit-elle, vous me portez Jq, dernier
mm I
coup !
MONT-ttKVfiCtitt ' 2r,7
iSF^k^réOtjtàpe né se rebuta jms &é ce crue* aceuenV
Elle courut à Éveline, couvrit' de'baisetd fies mairie dont
el^c^iûsqti'a '^'fWntf'brtfltàrf^ lïèhté; pflfcsa sa
têtëlÂSndfc' cctoire son sein étJr&rroaa dfe lattnef*.- > '
■^ ©Hï nîattame, vous me plaignez frVot*é ave» rateo»,1 dit Éveline, me voilà perdue ! • -i "• •
— Non, mon enfant; ^épondrl^ympéi vous §fës sa^ée, pùi^ùé1^ ' Sutë prëé û^voas/']et''vOtpeJse?<ile condéehte. Ayez courage, ma Bon'rie'Évelirte/sîveHis pouvez» stop* pdrWïa Voiture; personne rie saura' ce qpii eât arrivé^ et votr&^èrè lu^même ne rapprendra que de votre bouche, quaffitfW&'jugerels, devoir lé' lurdî^e.^ ,; -■:■'•'•" <>
^Afc^WVmpé', #éfc*ïa< ÈveJmë'HkJnèiie •{«* tant 4e don&iîP^ 'fe! aêvbûemënti11 tf^'Vdui' qui «te^ <1>onnè, meilleure^ënt1*^ que Jje né nrfëritte ! Ah i qiié l'on est injuste envers Vous! Oui, emmenez-moi'd'iéi, cachez-moi, sauvez-moi, et que mon père' ne lfe sache jamais.' Je ne crains au monde' que s6h Wârae* on ee^ raillerie ^. ifènez, je ne sens plus aùclme douleur, je peux marcher*. • ' ';'•
— Gardez-vous-en bien, s'écrièrent Olympe et Thierray, tout'iéfcrit perdu !
Olympe visita le pied malade et renouvela le pansement I$fvulnéraîre avait fait merveille, l'inflammation, «avait disparu, et' tout faisait présager que l'opération aurait lie» d&te de bWftles conditions. Flavien et Thierray transportèrent la lîessée, et Olympe les aida à l'étendre dans* fat vofcufe'.''
— Allez nous attendrait Puy-Verdon, comme si vous veniez naturellement déjtetmef, dit Olympe à Thierray. V£>us y arriverez avant nous, car nous nous en irons doucement. Dites que vous m'avez rencontrée avec M~de Saulges, et que j'arrive, que vous croyez que j'ai dû aller voir des' malades un peu Joîn, par ici. Il' «/arrive souvent àè faire disses longues courses dans ce but, cela n'étonnera personne. M. de Saulges sera censé m'avoir indiqué lin ckfc d'urgence. Mais ne vous expliquez pas autrement, vous nous avez à peine parlé, vous ne savez rien précisé-
268 M®$T<BiBVÉ<Cfl£
ment^.se.pjpwa jdwietn* jottrs&t&wt qttë Pén^Wffè La faj^ sj ^menons songe à fe *érffietv-ABtef itofthstëfaf ftierraj» pfiegg?. lft,tea^eraer!fdus^«ioâ«â*ii>' AfteSailëësy c^ui^pftis au jpft3j4ei vcrns durai cfeqtfft iai^'lkfte quand U 6e*aitemp*>. - >:• •• *• '» -•'•'*' Jj- ' ,jIji' x * ,•',1î!0ii, *l,f ' '
3lW,J>aâssa te* sioTô&.ThieitfaJi alk dflW^et* Fctf^ï; raflg(^le$a}QjD, puâsèlp*»tiftid*ns0n è*ilë:jt ' - {iJ -"0/ 'Jl
ÉveliQe BuppccelaaâBEiibiert I» Vbittiré, ^tls'aâè&W*! ûttlf v son courage lui était tcéel,pbti* ^fa§W$tââèk i^tifeë/ dont la présence d'esprit, elle ïtf'sôhtaftlfeétfi' ïôÇ^tàwbecessaire. ■ ;'' j ,'-' ■ ,,li >4' *l L^"~~
A. un <piapt de liewd& Ptt^Vei^dh/'Olyiripë^jJètflâr à Flavien et Jui-At quitter te <memhVpour p*en«fè 'ibiMdfrtour, i^yt Wtnt Ijeqirrf Ite arH vèï-erit à miè? éihW&*-peu fréquentée du parc, assez loin du cMtè&â.'fts a^aîemrtVencontré beaucoup 4e gens sur les chemins à Cause ttt dîraanche.iet de rheure dç laifleèse. Mais on aTait'vUL Flavien ra#iena^t'Unen5ûituafe«de4à maisob; et celait doirriàrf ' pas. lieu à* glands xoaiiww?ïtâipes. La voiture ferhiec flit; jugée vide. On se borna à dire : a Ces messieurs! çà aime à se servir de nochers J^eiDMnêméS'. fc tîh esprit 'ftfrl'hàsar4a cette yéOaskraj: « Ça aime mietrt taeurrfr trop "de ch^vau^<ju'^âse«ideKdomestiqueg. » ' ',,:i,UJ"
pai*s.lepai»,:no8 voyageurs trouvèrent tentfînla scIftBië.' Olympe, explc»^ dé l'oail tes allées sinueuses qu'elle fit, . prendre à son guide et le dfcrifcoa vers une fetitieinte de fetchersqui foranait une grotte naturelle très-ômbragèfe d'àr- " bres touffus. Là, après s'être (jncore assurés ojtfîls nétybnvafent être observes* éilft'fcida Flavien à déposer1 Évelfhe sur le gazon. ■.-.-' i1 - « •
— Pestons; ici, ma cher*' enfant, lui à^t-tefl£, f *t. ,3e Saulges va rentrer au château *Yëc la voiture; il né jettera pas trop ralarme, maie il dira d'Un air assez >quiet que',' revenant avec moi de eelte1 promenade, noufc tbùs^avôns' trouvée ici, blessée, et nous appelant à vôtres secours. 11 fera apporter un brancand, if enverra chercher le mitâftà et le chirurgien; je constaterai que je vous ai trouvée ici,
MOHÏMRfËVÉCttf: $69 •
Uwtàée.ifci e^i^to» cw;Toi»«^bisf'Moifl^^rin!il)ci''» je àifâfrjqffl £'^mei;quî,veiis a*ai* dtaité^fcferTidgé \âp ug^^.çpt^vmft p^uridter^œt>pf«hdi-é#':îrt!tr4guëf , 'à s^^g^.Çarôlkie, goflile'est justement t'arihiversalte. Vous ajouterez que vous vous êtes déguisée ainsi' de1 ^rkhti nl^tjflv^:Aywts(j^;d<lî^nô^.f^^É^ voit à<$êr*sonnc ; que Vous alliez cuejj}jr jVautfmêiBevatae botMJttefdè lêtc dap^ le parc, que TOusj,aAT# woûltt atteindre*.'* tenezfèes gçntian^s, oam poussent' l&swtes arâchbisi-^Qd^le heure ^ïl^W^sieur de Saulges.t •••■ - ;.
— Neuf heures, dit Flavien.
-7T;Eh,bien! v^ous avaz été évonQuie -deux beuflesàcettc pj^ge^it Qlyjwpe h Éve^flç,, tous êtes- reàtée ensuite une h^ures^gouvoir bçug^rel^aijavofrap^mctier personne.
,^4$( ie.panaemçnt que j'aLauipwd? dto ÉvéKne, il faut
^^op^dtt.CrtïiBBei c'^moÀiquivieBri uVl&feite: -^ \U;^.§fi4g^ donnesHnoi }a- pharmacdetqul( <est ^^fens la voïiur^jn^Atez-la par terre à c&é<.de»intà^ etaHèa Vrfé!au
fja vieil obéit, admirant l'esprit des femme»;
t^-uPp fait de ruses>*e diWJ, la plu» «wftre n'est )$& plus niâîadroite qu'une auii^daurad'occasi&a^ si^le'^éh usÇjpa^ jpour elle-même, elle n'en a pas moins *m arsenal crirj^Brveau profit des.- autres. Ah! l'esprit de éorpsT Maiâ à qui la faute? Nous vouloas 4ans ib. monde q telles aieÀtiplus de soin de leur réputation quel de leur' irartû; Aiy^nJSj #ou$ les voulons, punes du blâmé d'tetfrHii; époux;, «pus Heur pardonnons l'infidélité réelfe plus Volontiers que le scandale de l'apparence. Aussi la réputation d'une iqmntt est-elle quelque chose de si terrible k garder, qucîja, plus vertueuse d'entre toutes ne se fera pas de scrupule de préserver celle d'une amie au piitf de "mille1 mensonges et de la comédie la mieux jouée. • > < • • '
fyiie heure après, Éveliue était dans son lit, entourée des! tendres soins d'Olympe, de Benjamine et de Groiwfette. L'opération a,vaiï étç .pratiquée avec succès. Le joli pied
qUûhmtyé. .&uteraBttt H;éteii /WBgteeii^i^d^çeinaincs , é'm^çtion^ qufrjdi^à, eîii déî)ii,de.L^o$thte^e^i4fe l*Ê0ufr france, tourmentaient l/imagwft^oo: faiïmwtiêPtejpa- HêuUi :<tféta*t le «bon mot eu c&taii^fetqittA&£?ait de la faire Boiifireetia co(iâolaM*fè«'àî^Qj^^ij^i^lc .ceurqge qu'elle avait montré. . ' ; - )i wnv oï. —
Toute lp: maison; .acceptait satm méfmm H<m$M&tipn 4oqittie> excepté ■Crésu*, ^uii totoUVôJUoofl.tQiiii oçla. quelquechose dextruordiaaire^ wm qw» n'«3jdtr,fe»l^^rt de see idées/à peréonney et Nathalie, ^wfeétai* toiftii^glus frappée»de la promenade rpatulaie.tfOl y «rp^)^¥»fi ISpffjen quo deil'accidant artWé.à sa «cmwrw ;î .; jn n;p .» »*
Tùtènray et Fk^ieB>TOuliJFeni'part^vaug§itô|fap^J,opénatjon., «pour la fermer 4c» Ri-yét^y aâa.tto4)Éép«rer Butertre à apprendre l'accident arrivé à s&ulUtaj6{<jfkbip9u- Tpir loi donner eu même temps de bom^îtfcwrt^lfts de son état. Mais BveèttiA, àjqoi.0lytaiaa;<& peinte rfgtte résolution ^ s'y opposa avec énergie. . . . *,%t
— Que vont-ils faire là tous les ïeux! secm-t-elle. C'ëstmëttté mon jiëre sfo* la voie' de toufflgiîôu^rir. El d'ailleurs, je connais 'ïhlerray; 'ff'dlitt tout, #*ùf peft que mon pfèi'e l'intettôçè: M. de Sàùïgè* est ènctfrg pire fteur la franchise. Ils" croient que W mièuS, c'est 'de <*WféÉcr les choses telles ^ne^ spmV Or/ M
qu'ils n'ont pas te droit de faire ma propre èoitfëssSàè, et que je le leur dénie absolument. Sî mon père décorëvtë' la vérité, il sera temps de presser ™tre mariage :S'n,, ne lisait }rkmm,wmm\w*me l&^prewû$,,M. Thieix^yift'épou- ^a hbrem^t, et pourra rni'aieaer, taudis qu'il me hafra, n!en doutez paa, s'il m'éppose par cas, de force raajeare.
— Béfaft ! êies^voue s*. peu sûje de ses sentiments ? dit .Qlyiap^ aavfée.de «ejq^le-wtendait.. ,
■— Oui, oui, je vous ealejftls> ehère amie , reprit ftveline. Vous ne conqeveflftasque j&e (ainsi .couru aprè?,.fm homme qui me fuyait? La sottise est accomplie; je ^ pj»yc cher et je m'en repens ite mte* Il »fest dwfcpiis besoin de uiq la faire seutit't \ . <•>*. .• ^otf •- ;•»;■;
«MONT^EVÈOHE fc7l
•»^3^:iion*tahhe*vôUB, mafllle chérie, dit Olympe;
.'ujtftaftf gfege poM <à cela. Je terni- rotwvolxmuV et j'espère qu^^HtonangeFa ïtowr ^otre bonhetaM
•h J uutfuîteMnei qae nous ne dim rieh à rtMirpère* reprit
• * Ë^étine ; ju*e*tfe-mûii bien, et je serai IrancpKffie.
— Je vous le jure, ma chère enfant, J'fcL-presque surftâ&kmè fiô«tt*;tK o*ai pas te droit dfen disposer, T^ifcUbdimô heure l Ohl Je vous aimerai, Olympe, et
•• \&*4&wfotilms nos torts envers tour A présent, don- 'h&H^iie'qàâi écrire. Jevetua moMnême avertir mon ftët^ âfiù qtfil ne s'inquiète paai Nous lui enverrons Cfcsus, qui ne se laissera pas tueries vert du nés sur le pd*Béi>U y <** tr<op intéreflséyet-reiivoyts vite Tfaierray et èiti'«m^à>fem1i-ftev^Jhet It estmufile:que mon père les VQieféuJlMtftfhufc «' ;» '
»'• ^tohrt^bâJriàÉtiéiifle^ dontila souffrance si le chagrin <n*irfvatent point abattra la volonté. Elfe écrivit à Itatertre :
. « Cher pèr^ bien aimé, '