I .•«itaj(139B%;d^ me {^onnei^uue ejutorscf Si ou vous dit
.jj^.j^ujie jfiupbe captée, n'en, croyez rien. Je dors, je
$^ j^ in^g^> ç{ je, vous, attends ce. soir pour être raillée
jd&TO?; maladresse à, jriinpçr sur jes pçtit&.Eoebqrs du
, jtyffH Ma bonnet petite mère me .soigne comme si cela en
, v^jt 1* peine- benjamine pleure comme si elle avait pexdu
. urç WinJet Grondette me gpo^Je, Moi^ je ris et vous em*
. fyrffîSQ de toute mon urne. Votre Èvjeune, » .
'-'•; IFkviè* allait se retirer avec Tkierray; il était mêtac - (*éji dans le jardin, allumant son cigare, tandis qu'Olympe^ restée sur le- perron avec Thierray; entretenait celui-ci :dôs ttâontés d'ÉveUne, lorsque Nathalie s'approcha de Flavien et noua la conversation avec lui. L'accident de la mktinéé avait oauâé trop de bouleversement dans les habitadeis de 'la maison j pour qu'elle eût trouvé le moment dtikri parier.
^- Bièu merci ! É*eline est aussi bien que possible , lui dit-elle. Nous vous devons de la reconnaissance, monsieur;
27Î MONT-RËVÈCHE
carr «ans vous; eltoeût pu rester- longtemps seule éati» k
pape ici privée de «eco^rs. %-'llV
-«San» mtô? dÈTFIiirVien, étoftné dfrW-ptopc*. : » r
— . Oui, aane ftdée que* vous ave* eue d'emmener ce
matin ma heiomère à la pmmenade, et ie la ramaier
par tes endwwta le» moins fréquentés et les mieux timbra*
gés du? parc, vous n'eussies point trouvé aotre paavre
Êveline dans ces rochers. • • -•
Fkvien sentit le M de l'iiwuwfttionet se tint en garda.
— C'est, en effet, un hasard bien heuretix, 4it41, «pie j'aie mal cotmu les chemins et que j'aie presque égaré madame Dutertre en voulant la ramener par le plus court.
"*.Ahf elle ne vous le disait donc pas? EH* était à même de vous avertir, pourtant; eHb connaît lès allée* du parc, elle !
~~ le crois que madame Dutertre s'était endormie dans la voiture.
— Vous avez doue fait «ne bien longue course? - — • Assez longue, précisément.
— Du côté de Mont-Revêche, à ce qu'il parait?
— Est-ce que cela vous intéresse beaucoup, mademoiselle? Voici madame votre mère, qui vous le dira mieux quë.inoi; car je» ne connais le pays que de vue, et il me serait difficile de vous en tracer la géographie.
Thierray vint les rejoindre. Flavien salua Nathalie en la regardant avec une sévère ironie.
— Je parie que c'est cette méchante tille qui m'a ffcit faire mtite sottises-<avec ses damnés 'bouquets! dit41 à Thieraay en «'éloignant J'aurais dû remarquer qu'ils séft-" talent la bile. Décidément, je comprends pourquoi msh dame Dutertre -est malheureuse, en dépit de l'amour de son mari.
Nathalie s'était attachée aux pas d'Olympe. Au moment où celle-ci rentrait dans le salon pour retourner auprès d'Éveline, elle l'y avait rejointe et lui demandait, avec mie étrange audace de hame, où elle avait passé la matinto en tète-à-tête avec M. deSaalpp*.
MpWT*nBY»ÊCHEr, 27*
Ua, crtè*e qui l'emportait lui fit manqua* sou Jwt. Olympe ne se déconcerta pas, ne.cter<&apas»deïfBéteK^ tes, et, se voyant, to&urter . de STorùiVQWitfit ww dig&ité :
r<- Mfccbèr* enfieu4> je ^ieeaflftpreHd^p^ipom^goi yous m*>Mte* woe ^ue^tian ^ t^n jntëres^nte, #wd jeniai pa*ii*insjfcart,£ -gerdre loin de votre sceuftyqu* souflïel
Et*))? s'éloigna sans écoutes ta», gourdes invectives qui grondaient dans la poitrine de sa rivale.
Ifetbatie, restée vente* ^uw# larmes de rage, fille ^si^nt^t^épi^.de !FlaNien,avwi une intensité qui était cotai?* un,cMàMra^çit d# Dieu prononcé sur elle; carPkvieik te hiïmiU et elle le • voyait bian*
G<p0f»da*Kt Crésus arrivait ft. la Jewae des Rivets, cherchait M. Dutartrejla^ la cmipagne» «tint remettait la lettre d'Éveline.
— Je trains qu'on ne me trompe pour me rassurer, dit-il en pâlissant, après l'avoir lue. Pour un léger décident, on ne fû'anwcjutt.pas un -exprès, on ne m'écrirait pas soi-même. Grésus, maâUeiôst tombée de cheval?
— Non, monweur, dit Créa*» Uùompbaot. Elle n'y a pas «Kmté d'aujourd'hui.
-«. N'importe! dit Dutertre, en qui les entrailles paternettes produisirent qomme une vague divination, je su» sûr que ma fille a fait une chute affreuse 1 je le sens daiu* tout mon corps!
— Allons, monsieur, reprit Grésus, qui était fier de sa raMftion* voilà que vous vous tourmentez trop. G'est ce que .madame avait peur. Aussi elle m'a dit comme ça : a.SLtu vois monsieur tranquille, tu ne lui diras rien de pltt»» si tu le vois qui se casse la tète de ça, tu lui donneras ma lettre. » Et la v'ià, monsieur, puisque vous vous la cassez, la tête!
Olympe écrivait à son mari : « Je ne veux pas vous tromper, mon ami, votre arrivée ici en serait plus pénible G'est plus qu'une entorse, c'est une luxation» Mais towt est réparé par les soins du bon Martel» Éve&ine ne souffre presque plus; elle n'a aucun autre mal; c'est de
37* W03T-fl&MftGH£ <
Hennui pour die > parce qu'il &udr&i*i WIKfê,, WÎ8ffl?WP aeidewHbiiurfeiuJre àucwe1iw^^ié^e.l(^oy^rjepj1^ft^i ïïevonsajajflais menti.» ■ ■«/,.■: n.j ti;un jbI JnavL r .iiOlywipe avait écrit avec effustai çeUeidtfiW^.pfrr^ pailie de son cœur et de sa cQmctenoe.j MK VvmMP&i^ cwhettôxt ladrtta* die avait été. 6p<wrm\4& &)K A$Mue • bientôt* jimir tfôtoplairei * ÉVôtme;, il luÂ,lmvMM^[ffl#^r l>eaucoup pour la première fois de sa vie. * jitoiq û
" ^ '• <' " • «i • '"f !•< nîi.j 10 '*•!£< nue! ol
Dutertrei fte iiassiirép^!lalt4tre.dî01jmpeiiiue.par ceMd id^v&tae, partit cependant à J'ànste»tiD|bse-j?our ri son château. 11 trouva Évdinftau«éi bien que.ppsg*tej|kïw^s | les éttfotions et les stoflfcadicefi^'dlciiatay. e^féâs. Il était venu vite, sans faire aucune question à Cr#fla>7fle voulant Wm rapporte* qd'au iéraoigitoge .ttaifaifemme. * Benjamine, qui Av^etanm «an^devimt de lu*,»aY*it;Biiccinctement raconté l'histoire inventée pftlîïQlS^W^Ïil*qtiélle l'enfant ajoutait/ une. ici ebti^£ettaihisi^e~était * si simple et si vra&erafetefejey qûeDulertre.in'i^^tlt!^ mr lôs détails. Soit ifér^iUîs! a«it jtemuo der.Bçs profonds in&tittCts de délicate praétenne:«^couivaâeiit/iter»»V4we 4 dévouée de Benjamine, elle n'avait parlé ni.de ^iieurfty, j hi de M. de Sattlges. — tftest" massant i*vaàfe-elte dit-simpleraent, qui a trouvé -ma {>auvte tpetife «bu* dangteftw- , chers do parc.^—Si bienq^e ftatet trri embrassa aa fille et sa femme sans leur faire ces questions oiseuse» gulnei Réparent pas les accfrâeiits; 11 's'occupa sàùlenMdt d'interroger le médecin et le chirurgien, qui répondirent «feMa * malade. Dutertre, à qui 'la crainte du téttnûs se présenta, demanda si la chute ax^U (^!§aéte»aehautvairfeCfvioie«ce et dans des circonstances ètfrayafitta^ Éwtoie.t» hita de , répondre qu'elle n'était tombée que de sa hauteur et que son pied avait porté à fa««. • *mjiwî(»t" ': —
butertre, aussi traïKjttiUfeé îqu&frôssibleV desueBdît pour , diner avec Nathatket4ee^cte)uxr'l^akfatpea oam^gaards, qui étaient des artnVftdèles de la maison ©t des -hommes
MOtfî-REVÊCHl? 875
1W3frnU*, surtout Biond^w le médecin. Hi te- quittèrent •à* Ô^H-poUf voir leur malade et faire qudqaeaeoùraes avant la nuit, car Dutertre leur avait fàtt promettre de ^ëÉéf'fttt '^hâteâft*; dans la mainte >d'un accident imtfi^dtiMTétkt ^«atâlle. ^<-
^INftffadie? vteim «ftfùn instantpout getèrigar dérape, j^éttatinf ^6«o* f)ère prenait gon> caféi Elle mit le temps à profit. • - *-••■' ' \- ' ,
— Vous a-t-on dit, au milieu de tout cela, dit-elle, que le barbare et fantastique Thierray était enfin revenu ?
^^jl&f ffit-Duterfr* Tant mieux i Ëveteae l'anMie su? •G-f*Ett^ Yte asêrae vu, car c'est lui qui a iiâéh la »ap-
pdHdtf #fcpftro sur un brancard a»ec l'autre.
1 4^mtr* i^ frappa point Dutertpe, Jl »e .pendait qu'à
Èvëïïmi • • -v" .
(iuiiJthi)î«n ! dit*il, lorsqu'il Ta tneainsi, cette* pauvre
«fofâflti atUil montré > 4t> l'émotioni, * de i J Rattachement ?
Èt*ife*fo* présente *•■ .». "•l:,:ir. î ,t--
ix^^oui, mmi père, M. Thierray a été raiwôi désespéré
^U^^Èo^enait à votre futur gttèâreëeFêtre;
Laoïwfx cela a cousoté .use peu^Ëvetipe^ $6 .suppose ? Sait-
dlfnlairiteh«rrt pourquoi il est jreaté tdute une^ semaine ^tftftçni^nuttsvcux ? • --.s..,
■avï-i: tieéyi pas/ précisément Moi, je suppese que c'est la -'préieacède son ji«iLàMoni*Rew<^iptt l'awa retenu. io îjUii Qu& ami? dit Dutertre, à, qui passa un frisson, dans
teetefaes^ r •• ..-.:.. ■■.- .< ,; '•» .
i&UiËh bien ! M. de Saulges; ropo^it NatJialie d'un ton n'dSbdifférence. .«,:•■ •,[
.i>!uiM4ili) est à Monfr-Revêcbe ?. demanda Dutertre, en s'ei'- >j<éïifant'de lûtmtrer le môme calme.
i>U i;4wiS«n8»téôNte, puisqu'il est veira ici ce. matin* m)\> A#-icWuJ»r •
— Est-ce qu'Olympe ne vous a pas dit qu'ils étaient urepttés ensemble? C'est singulier! •
.'m** Quiy«nfiembte?:iM. dejSaulges avec TtiieiTay ? **. Vraiment, vos questions nfétonnent, mon père, et
2i§ m^nj7he;vê<3h«
me fjE>^t c^^ia^P^ d'avqir. dit qudq^i^tyfte^ôw^dtré
femme, ,£st vm psrsanng ^j^Uère.axWfS^iqaehotterieili Puisr<jrët ijeviner guette vou* . fait,. J*y4èi;e . dg9,ftta*fes4es 4>lua/ ^mplQS ? ,, t t , . r: .l'j.a ^^ M
— Ma femme ne me fait mystère t de rie»* $a*htfhje,j$iti Dutertre av^fermeté, et moi je ne 1^ fais tt#meipa&-de questions. ..;•.,,!• \ w> j<>[ Jo îjjI *j*f£b>ni
-^Ah,! fit Natjrçlie. ^ye;Ç nouQUalauaç^^Pjawt-êlwmvezvbus raison, tiioïï pèçe. ., .,, } f-.iM 0-) bmwij
Et e)je sortit brusquement ; le.coup:,éteJjt,|K]KléuiUlfc.trouble^ mprtei,. s'empara, de Dutertre.j.^es^gônowS'tbttnH. blâient.tfnq se sentit pas la, force a> montçfl àifo obamta* d'Èveline où était Olympe, et il attendit. xue.Jeq Eftédeaatat fussent redescendus, .. », .,;.. h î; d/ K'I
— felle va à merveille, cette chère petite» rttttita listai Martelp le chirurgien* <jui .avait vu naître É*eWn«ujfe7veus assure que vous pouvez vous tenir en repos et rmtaLaept . aller coucher chez moi. Blondeau vous reste. $i telligaJ ture venait à se déranger, chose impossible^ vous «m'enverriez chercher $ c'est si près d'ici, le hameau.de flU^fi, Verdon! ' .1 • j u»»
Martel se dérangeait difficilement d> ses Muttides. Blondeau assura que sa présence n'était pas uggwftoàtn promit de rester, Dutertre donna lactef4es,.cl&ajfl^p$au vieux praticien, qui se chargea de passer <^ep.l6$ tôatedte < de son confrère. ,'. "ii-nn'
— D'ailleurs, dit Martel en s'en allant, .vous avez vâiit meilleur des médecins : c'est votre femme ! Sa¥ez-tftu3'' qu'elle nous fait concurrence? Elle, avait j&u't Mtye&te u* premier pansement admirable. Vraiment l#s liâmes ifi&« prit excellent dans tout et font tout ce qu'elles veuletitu. J'ai vu, dans Jes chaumières des. pauvres gens, des *aarveilles de prévision et d'intelligence qu'elje avait, faftes en . attendant ma yisite. .,.-'.,
— Oui, dit Dutertre, quoique d'une. santé agâewxWBoale/ • elle-même, elle s'occupe beaucoup de la santé des^utresii'- — Et entraîné par une aveu^e fatalité à chercher ;Je j
defltërigœefdtf NathMie, il ajouta : — Etfc sôriqaelquefo»ia*8c> lèjour pdur porter' assistante 'aux pauvres!' !,i ' >oM$»Weu1' itypft Martel,1 $të étaft levée ce matin plus tôt que moi, car quand j'ai fait ma tournée dans le village, jette t avaâ* déjà passé.
J^-^Abti^lte est sortie ce matin? dit' Dutertre, rusant malgré lui et jouant l'indifférence.
>>*'B<mi')-;dit 'Martel très-mnôcemment ; quand elle a trouvé ce matin Èveline dans le parc sui4 lés neuf heures, eitë avait «déjà feit sa grande tournée, elle! Oh ! c'est' un grand* cœur que madame Dutertre î Tout pour Tes autres, rieriipeth* aflê-itoêmé1! Mais si je vôtts pariais d'elle, je ne ra/én'<ittiis pab. Borisëih !! '
Et Martel s'en alla, laissant Dutertre rongé d'une funeste ctriitoité. '
♦H-^ittre femme est une sainte! dît h son tour Bfondeaiu Mais elle ne se ménage fcàs ass'efc.' Elle est délicate et wfetSgne an delà dé ses 'forces. "
Qu'Oui, n'est-ce pas1? dît vivement Dutertre.' Je suis sûr (jubilé est exténuée atijôurdliùT! Sortie depuis la pointe du jour ! Où a-t-elle été, ce matin? . ï,
.«+i Je n*eâ sais rien, répondit Blohdeau, qui remarqua, le^trocibie de Dutertre avec une grande surprise.
t**-Uftea été à Mont-ReVêche, dit Nathalie, qui était renlfoéë à pas de loup et qui' fit semblant de venir chercher sa broderie sur la table.
Dùtértoe Teçut ce coup avec impassibilité, comme s'il s'y fûti«tteôdu.-
h* A&ldit-il, est-ce que la pauvre vieille Manette serait inatode? Mâ; femme a beaucoup de bontés pour elle : c'est unéttàm&tè dtféature.
^«ôli <#ois que mademoiselle Nathalie se trompe, dit Bl«id©ta8} (|ui, sans comprendre, voyait un drame domestique se dérouler sous ses yeux. 11 connaissait Nathalie, il éteH)^péWtfift&t. îl1 sentait sa propre intervention nécessaii^^iis^Op'sàvofir1 encore sur quel point elle devait porton 'Jé'tie pense pas que madame Dutertre ait eu oc-
878 , MONT-HEVÊGHE
camion d'aller ces jourëhci à Mont^véehe, aj<tutofe&eu
voyant que tori dbute soulageait Duterttfc. ; **«ny « » —
— iloi, je' Éds* qu'elle y* été, repritrimpltèifÉliteN»». thalie. Quel mal y aurait-il? Probablement, il;yavafca*»> malades. Si ce n'est pas ia vieille Mahette, éépdtàtaâ être le vieu* Gervais. - 1' ♦i.^:io:> ««wi
— Gomment le sauriez-vous donc ? dit DutertrBJ'fAv dant ses forces. -Èst-çe que vbtfe fttrri62'des4«p6>fl»td8nVla campagne?1 ": • ; J >• ».':» hoTb oov
Et il essaya un sourire d'enj^uéméhl qu^tUt^Hn^'a^ mertume. ,' •• '' '-»■: '»'' -^ '
— Eh! mon Dieu! la campagne éfet^Bômëexdiwpicftis tout aussi peu curieux, tout aussi peu inédisatftaqoe tnei, dit Nathalie d'un ton léget. Ski ùe véfe tfravo^ifêhiHers de Mbnt-ïlevêche, puisque!* ferme vote afpactierit à. jkrëK sent, mon père, est venu tantôt pour nou^tiffi?*r nane& deau de gibier, que j'ai dû recevoir, ma Belle«hèwé>étMi* * occupée adprèfc d'Éveline. Ce bonhomme m'a*éema»dé naïvement si c'était moi qui avais été ce matin àr^Ment- Révêcbe, parce qu'il avait vu la calèche Manche' « stete* ' bleus monter la côte et entrer dans le casfte*, cônd*»te par M. de SaulgeS'Sur le siège. Cela vous pnooye:<ffée 4e& paysans ^entendent pas malice aux relations etaûx-dé- > marches des gens dont ils ne comprennent >pas lesifcsagRi. ' Or, comme moi je ne suis pas médecin et que je ne irais i pas à Mont-Revêche ; comme Olympe a eu soi© de. faire-dire i ici à sept heures, en renvoyant Crésus, qu'eUeipartatt du village de Puy-Verdon avec M. de SaulgeaîjpoMrHahîdes -j malades; comme elle est rentrée dans cette, mèmtf calèche à à neuf heure» avec M. de Sa/alges» je trotta Mut «aturel , qu'elle ait été chez lui, avec lui, pour soigner wmq&WMto i monde* .... : \r- *; J
— A la bonne heure! dit Dutertredu, tout d'w>>l*wime f condamné à laf torture, qui, à foree <~ plus la souffrance; — c'est que les- vient s chanoinesse sont malades !
— Dangereusement, à coup sûr, dit Bkfti4e*BVqui
!.autoniftni>>t*minie f ; de «mffrw, a* sent j 7imt aHtiteui*,de,ia
— Olympe netfroftV^Jffidi 4^^(^t ^%l;p, q^a4dtettjJBie»te^ijésençi3; #'un j^e^en^êçhe^ sou
chose comme cela. Mais j'étais si troub]^ dé. L'agçigent
til-eflSài»' dqute* sacs j^ou^J dit DHtertre^en, se. levant
avec effort du fauteuil sur lequel il s'était aûaissç comme
un Jpai«^ùijtieu^l|(>fiô A»ncr Ja yoir, cette pauvre, Eveliue.
Nous l'oublions pour, parler de choses oiseuses.
>iUf(peifta<j$ta*43ai 6llei: suivi 4e BJpadqau. Çrondette vint
àifiarreDçoiitneij; ...: .m,î t..AlS, aL,,. plt, „.t
risfcctftakn&vpBtoi -mprçfiesn?, toi dit-a% jM*. diablesse
dôri},jfiltedoEb^èmbieBfjî^i tëne% lft petite, $ussj /ait son
, saoame, ajdota4idlQ'€W;eiilr%bâiliant ;Ia porte et eu mon-
teairt» Caroline ia*isâ<et^»ojap^( au ;^n du lit çjejsa sœur.
^ [vH^fisfeceqneDflelteîûnfant) va veSJer ?i#t$uje>£rjfy )%
| -i ftei£tonu JiraylAnâittieâr» c'e$ madame qui veut veUJw>
; BlteJa jété^reikireisai coiffe et sa,robe de .ebambre,ppui;
plÉotoda nto&j/eHé real/ieirraj k petite sitôt quf^le^-ey^eivt
d^^ft|i)^ ^e ^eeterai lèi Aussi, soyez tranquille^ itK /,
r '.ïWflfofc* pas, Gtandette^ imôttez /un, lit 4% &W$GrSQW
voos^ans cette pièce* -pour qu'on puisse vous- appeler au
hesomx Gfesfrmôi qui .veillerai- ma ÂUe.; « .
t 0 1*-< Voua feuez bieny dit \ Bteodea»; >âaadame:iDpt^^
tûeët pas fleîfoiw à passer les- «ait»* ne le souffre» pa^.. .
Blondcau^ feu-apprenant id'Asnédée.q» 'il avait réy-éJé , à
^ soa^cteilà analMe nerveuse xl'Oiyuipe,, s'en était espli-
ijuéia^ecJfîfuieTtrei (londeav Savait jamais eru Olympe
dawgerçcwement malade^ surtout depuis les. quelques jouijs
où la méchanceté de Nathalie s'étant engourdie, madame
* ftatarireMaiJaiJtopajfti subitement refleurir. 11 ayait passé
! BiBfcfte queftrae* autres jours mm la voir. Au milieu de
I ki^ém^yà^é&Bé, il n'avait pas été. surpris de la voir
\ pale et bouleversée. Mais il crut devoir réveiller les io-
qrçi<feè>é*Jtf)irtcrtre, car il pressentait un orage inouï
• daj^ilesfast^ union ju$qufi-îa si;pkisitoe01ttt'; si itentU^ il se.çonfu^na dans céttô opmïon1 ènf%dfèn¥iè%i-
• len^e de.Duter;trçf; qui, à l'ordinaire, l^âcfeàMaif jfe'tHies- ^$ns sur ce sujet,,, et qui parut à peïnëïàvplr'èn^ênwife
.1 ..JDutertrç pte^ççndit, traversa là rrtaikôiî'èt^ïWaa^ar , rl'^qieur a ses appartements. Blondëau' né' vtiuhSf ^Jéfi le : s^vr^mais il alla, au jardin , et nîaVcHk kûf^WL^Hftffife à por^j.nflnpas.d'entèmirè une discussion c8n|jupir/>ttais d'oftyjr, secours et, consolation àU.jbesoWr'll'a^ftâêfuis qu'il,. pétait senti c# soir-Iâ oppresse tfuri ptesê^ffient étpa^ge^.tout à faitjnsoïitë dans éôn cata^tèré,îfcàlffté et dans son esprit enjoué. ' ' 4 '1 ?CJ| ",uo:
"'"fiit'vu
ttures
;<jfifflr Venait
dont quatre ans de mariage niodèté^ d^è;j^o^tt!'%.ce point? Qu'est-ce que ça lui fait que sa féntaé^èUt^tiduite eu voiture par M. de Saulges, quanti* il fâ'IafeSë^fepuis deux; ans daus uûe sorte dé tête-à-féte aVéc1 AméWe et jouissant, d'une, liberté illimitée, privilège dèV'ftbriuêtes ' femmes incapahlés J'en abuser? Queï màï ïJeu^ëh'faire dans. une voiture quand la femme est âhrfbiïâet rtibmme sur le siège? Est-ce une manière commode poui^îàser? ' Mieux vaudrait se promener bras dessus IrfaS dës^uVdans les bois, et même dans les allées de ce par^qtt^ôtët'beaucoup piis mystérieuses, à mon avis, Eét-cë qtiefŒfes les 4 promenades de famille, dans les chasser, daîhs^Iéf1 courses quelconques auxquelles on se livre aux vacances, feuterlre n'a pas vûdix fois sa femme accompagnée t&tt$tvpé? l'un, tantôt par l'autre? Est-ce qu'elle ne pourrait jAsrfort na- i tureUement et fort innocemment, prendra dahtf fea>'*oiture M. 4e Saulges ou M. Thièrray, qui aorft ^feilt-être tous deux des gendres postulants, pour causer -atèc'çux del quelque projet de mariage, ou, en effet, pour aller voir |
MONÎ-KEVÈCHË 281
a^ypc pfx des indigents et des infirmes? Je trouve un peu
.^ûggiUtar .qu'elle ait. été précisément pour cela à Mont-
^vé^Qefl, personne, au lieu de m'y envoyée Mais, que
4^)§jl.jl^ a quelque raison fort simple à cela, que la
^JWYi^^ÏÊCÇ de Naihialie ne nous dit pas, et qui s'ëxpli-
arâi^j^main, comme s'expliquent toutes choses de ce .
.. J9î$}4ê jjuand oh sç donne la peine d'attehdre pour Juger.
L^â/m^ Dutertre se croit protégée de tout soupçon par sa
^çptu^eme. ÈUe eh a bien le droit, mais elle n'en a' pas
ffi$ns tort, à cq qu'il paraît, puisque dans sa propre mai-
jffff^elle trouve la malveillance et la calomnie. Allons ! de
tous les mariages que J*ai vus, le meilleur ne vaut pas
.^r^i;chpse.!
. 4 va, sans dire que Blondeau était un vieux garçon. wJ, ^Cjepçjjdant Dutertre était entré dans la chambre de sa . [femme, plie avait mis une robe de chambre grisé et roulé 1 «es.piftgnifiques cheveux noirs sous une coiffe de batiste. JÉJUe a^aÙ l'air d'une religieuse. Elle avait le calme, la /Jouteur, l'expression chaste et grave (Tune vierge d'Hol- ., frein. Elle priait, car Olympe, Italienne et catholique, m'avait jamais manqué aux pratiques de sa religion d'enfepce, même dans le temps où elle se destinait au théâtre. ..<*M{)ut#rtEe respectait la simplicité de son cceuîr et ne là dé- • r^ng^ait jamais de ses prières. En ce motrient, il les impute presque à hypocrisie, et fut tenté de les interrompre. . ^JJ, ne l'osa pas. On ne passe pas, en un instant, du respect :;f,s4ns,hgfnes au doute et à la colère. II attendit avec hnpatteftcg ^u,'elle eût fini, ep se promenant de long en large 4?ps Ja chambre voisine, qui était la sienne.
Oljmpe entendit le bruit nerveux de ses pas, et com- Pf# qu'il était agité. ( Elle se recueillit un instant pour çjevfj) son âme à Dieu une dernière fois, et alla vers lui. : — Bstnce que notre fille est plus mal? lui dit-elle avec .efffri, en voyant son air sombre. *
« r*»îjl ne s'agit pas de ma fille, répondit Dutertre, il s'agit Memoi. Olympe, je me sens très^mal, je souffre beaucoup» J'ai un chagrin mortel, j'ai résolu de vous le dire
2«* MQN3*K&VàOH-£
avec ifraftch^upaweno^lii' flépfinJinpeut-étiQaict owtk^é&i fairo^oa^sfiry dhitiuBétili mat^ «cette < ai^oiss^tatoqàri «ailsi m'aimez encore, vous n'hésiterez pas à me le dkiepni salq
H^.gt j« vate aàtnemw ire? 4îl4M|yTfa|ieie;pwihm si —
Bile fle^ufc riepi ajwîter, k.lui9e{ri)la^â&l& Jfrnh^ liait de tomber ste elle- b ' - f ; h^.j- ?rm/ iup Ji«
^E^ McmfOuH.Tnaifeqamef^ineiseŒÛ^rqA nmini mîaimee piûsi ,>--'-;sf ,;"i -,r v^~ <•- <mj' -i^fesB'b
•*♦* Pour dire- «ne tetté parole ptraHa pferaifafetânsf'âî mon Dieu! il faut n'aimer :pkis> 8otHrôme!?<x£ponditr Otynpe^rai Sentit coqime oneUnarô glacée «ser^toecfrJsol;* ses épan&es. Pourquoi me rirtea+vous cela? <Ju# vjAusfftfigq » fait pour itoe tuer comme cela tout d'ita coup? od ix/p 9:
Ce cri, parti dep préfoûdeurs déisme, fit <foi?»BÉÉfer Dutertre.. viJ v-- ., r/«. r --^»vufij -rioùnah
—Gui, c'est un rêve affréta que je fais! *récinl-&ifr*ic, loi ^enarrt Ids mains: ©élivre^moi de ce supplice^ ptidel vite, répanffe-moL £B4u<jteacA«teé> çe<iïiatinyM.dei8«ntH g£Si chez tes Waladeft?3 •; nv -• •.. "••' • . Hiommsf»
— Oui, mon ami, répondit Olympe étonntajieta&firc&l sentent pas la jalousie de soti tnariv • i * • ♦ ^ —
— Et tu es partie ârec foi' pour faite une k>ogUQ<prôttBaU nade, m'a-t-on dit? • * • •'* ino^
;♦— Gui, mon ami, c'est yrai, ne Yousl'aUjepasdUmoimême? •: hirr
— Non. Je ne te l'ai pas demandé, dit Dutertrc catafer par l'assurance de sa femme. Pourquoi donc cette promenade? Je n'en comprends ni le hasard, ni l'opportunité;*
Olympe pensa que Dutertrc n'était tourmenté quejrfclku tivementà Éveline, qu'il pressentait k :tsërtté«t^il4r blâmait d'aider à ee mystère. H Mait qu'il fût ineti 4rrité contre sa fille pour faire à sa fomtfle^ra si grandcrime de son silence. Elle s'était engagée par: sen»ettt fr garder le secret d'Évelfre. A sa grande surprise^ elle voyait Dutertre hors de lui. Elle craignit pour 4a pauWfc malade les suites de cette indignation, si elle c6ûfitptt# l*r des aveux les soupçons de Dutertre. ÊMè se résohifcfc
leâdéfcrorner de-son- inieuiv Dulcrtm wyant ^uelie hé&i-
| taiéoà répond^ ^ijéra s* question d'un ton plus fuoid et
i plus inqolsti •: -mi ij :»« 2.. ■;.> . i .* -•.«». j-,n rr., \. n:.» .
— Je nertoinpreiufe pas ffknportence<de .cette demande,
j tètodiéçM. d&Spulgfts» que; je neufiavjjHa pas datait pays,
| et qui vous cherchait, m'a-t-il dit, 's'est adressé Lmm
i poutine éraander un service* pour me i confier» tei soin
d'assister une personne qui l'intéresse... Je i'ai prié de
ïà9fèàiénkBi'£e «'était pasjibien k*n, mais il m'a rame-
r ilébfKiq'paspar J«- traversa... Je crois qu'un des chevaux
, était toertçuï, qua.je nfétai* assoupie, dans la toiture, et
I (pieàfeideSaulges a un pe« -erré au hasard dans le parc,
ce qui heureusement aonsoa ùàt renwœlrer Éwjtinev -,
«OifjŒpeataït ML un -grand effort pour articuler ces dernières phrases d'expédient. Elle n'eût éprouvé aucune gèséià-te dire pour repousser des- insinuations raalveillafafcq ousfeuiement curieuses contre isa-ibelle^ôMe.- Mais nfcotÎFtà th pêne si juste et si tendre, à un dpons- si ardemment aimé, fut pour elle un supphc^ïetfDuterfcre n'y £ futpas trompé. . .; ■•• j «•»«>
f — Vous, mentir! s'écria*t-ilj Olympe mentir 1 0 mon
Dieu J combien il faut aimer pour >se Aransf armer ainsi du ,r jour au lendemain! ,: q ■»»
{«-Aixo&tl Je ne comprends plus, dit olympe saisie- de vertige. Non, sur mon salut éternel, je ne comptends
-*— NimoL, dit Dutertre, que les accents vrai» dé sa femme fcappaient toujours au cœur. Expliques-moi donc, > OLjmpe>| expliquez-moi tout! Nôi w}yea^vou*Jtpasi^ueJe i&ilfàîkxom attendre ainsi? \
• ^fymmmt expliquer ce que je n'entends pas moiifié»e^*,^»U Olympe. Expliquerait pKemw, mon ai», gjMsjssai lç, moyen de te câliner.
^i-r Efc bjenJ dit* Dutertre exaspéré, je vous, ferai cette mmtfllr tnjnrn de? vous interroger. Le ciel m'est témoin ^«uj'ai^toutfeit^poui- m'y soustraire, et que êtes* *4m (&&i*<m y aWssee de vous-même* Pourquoi aveiHvous
clé, ce matin, à Mont-Revêche?ftépondcz : celte fois, ie '
l'eiige;.. ' « ' ! } ' " ulî ~*?h
^lîittpë^'tfvafe ^u préVàîr^ son marf! s$Stljà iïtè iflfùwaé ftti dâàây 'dé cette m^lhè^Usè ïfelWfa iiôn*de motus quefetîtirinettf qufr la coriÉaticè ^ffeolug^t »| jamais» Déterttfe tfavaït s6ngë; à îlemàtidei* compte aî'sa femme de Téfflpl&î 'dés Heures qu'elfe ne tfass&t'JMÏmt 'âu-r , pria tie M:» Comtëeri1 d'aùlteS fofe *ènë'iav&t *p$s$ la tdâtiV ' néutfetofcsr, stiil'sétflë, éoit âfet Ca^uneoti Amêd^i^s qu'il songeât à faire d'autres gestions que cèlïe-ci :' î'bJi' bieaJ mes enfants, comment vont vos paijtvtfs t » tes courtes nlavaïent même pas' tèûjôurs pour but d'é'tàiiér deBisOÈtoiehêrihitaMes. C'étaient ' sôuvfehï de sim$ les1 pro-' menadsa; efe fltas d*une' 'fois Olympe avait1 éàfè Seûïé <#ns les bois, dont elle aimait l'aspect sauvage et les, douces ' ' senteurs. : ' " * "'^
11" 'est' Vrai que1 durant le temps que Dutertœ passait , auprès 'd'elle, (fêtait presque toujours avec lui qu'elle sé.u % promenait ; tti&is elle lui avait souvent écrit : « Ce matû* j$ 4 parcouru seule les endroits que tu préfères; quand je nç, , suis pas avec toi,' je suis mieux avec ton souvenir qu^i. . > toute autre compagnie. » Et Dutertre, nç Jni ay/^t ja^njif^ dit ni écrit : « Je ne veux pas, je n'aime, pas que tu5 sortes .•• seule.» . ' ,' ; ;.;'.,. H
Ce matin-là, Dutertre ayant été forcément absent, $$ ., n'avait pas fait entrer dans son plan la précision ^^*-j , plications' qu'elle aurait à lui donner. Elle s'ét^flaiS^j.. ( qu\in concours de circonstances fatales ne viendrait fgg/os tout à point constater son entrée dans Mont-Rev^^f que huit jours se passeraient avant {que la nécessité jffa tout tlire se présentât, et qu'avant ces huit jours É^S&yéî t etThiemy se seraient confessés, car elle ne voyait jfts.Vljj^j nécessité de ce silence prolongé avec Dutertre, .et c^hfooa s'étart engagée envers Évelinc à le garder que d^sjftn^i * crainte de provoquer en elle, par sa résistance^. un^^^t,
adcès1 (ie nevre mortelle qui suivent parfois les cjurtQs violentes.
k Si Dutertre n'eût été en jiffoie à une jalousie terrible,
Wfe^ ^trer Éj^àjn^j^.co^tr^^eMft m ******** ci%feffWW j?9uvaiH 4,êtmi,.a^jLi^i;e^?,!.y(^|ànoe.
1 qùW^i^pnipr^u^it^ïs. ^u^yes^tr^lle muett^îdewiati sarterj$<^ de juge Qtude
fe mfife>/$. 'P^Wr :P&& ttW ^te. dût, attirer, un or^ge qur la ♦ tête4e^rielîç-fme,eV trahir s^ çpnfiajicçpQur &'é&ftr#œr . le ijâià'é d*aypir ypujû lasanvejr, ,t ' . , , .y. -
jEUe r^sta dpnc'pàje, Wer^te,, (terrifiée.. Il lui s4fnblftit< <!»£., ppûi; la traiter ainsi £ propos de ce, qu'elle iïvait toit, il fa|)A^ou qu.e'j^thaHe eût ffnaginé qj^eîqu^.épaava^ tabiejcqlpmnie impossible k prévoir. QUi.à C4tfnbaUre> au
H qije. .Dujtértre ,fût devenu fou., . >t »r ,.,, ,.,:■-,
CèuVdernière idée s'empara d'elle presque complètement lorsqu'elle vit Dutertre^ qui avajt, la, JP^n cachée daîAI 'kjpoitriue/reh retirer ptajne.âe lambeau^ ejisan-
7 gl&tèsr de sa chemise. Elle fit un cri et :s'élança :vers lui
I pc)u¥ lé couvrir de larmes et de J>aisers, sans s'inquiéter , s'il11 fallait pas la tuer àâns un accès de çténjence fu« ,
riétôe':v •• ; .T;:; ;':-,':\.^: ;.,''..
HW*ttppussa avec ihdignatiôn/croyani voir dans cet * ékK^è^dùvanteêt la supplication d'une femme coupable,
|t Olympe voulait lui parler, lui jurer qu'É véline était innocente] que, dans tous les cas,' fhïerray était bien résolu à rè^nset. Devant cette rage et ce désespoir àp ^pn mari,
f eHe*'iife 'songeait plus1 à gàrtlër le secret d'Éveliiié, mais ù soulS^effnifbrtuné père de famille de ses craintes pour l'a*ëhi^fat lé passé. r
Erfe ïft'dé vains efforts : la parole viut mourir .sur, pes . lèviéSi^ÉnV était redevenue trop xnala.de depuis quejques jourVeile^vait trop souffert dans cette dernière journée pouf surmonter tant d'émotion et de fatigue. Elle n'avait jaraâ&s Vu son mari irrité contre elle. Il lui sembla quç de» Itméhteslui comprimaient le gO«er; elle se débattit*
m MONT-RE VÊCHE p.
fit Atatofutte dosions inurtiçHlés, (A ne pouvant pa^ même crie»>«lteitomha,bpi3éeJsur un fauteuil, >w* -ach &&$q J
^.Rernettète*Dus, Olympe;- dit- Dûttripp; : <g*i;isdfe>ait côté, ne parlait "pas son» unTwteat effort, taiitiâié^ramvait le besoin de rugir de dôulêuit Jieine vops,fen§n]tiftiais ni menaces» ni reproches.; Tout *ebi est la &nte^ devina 4 confiance insensée, de mon aptanisme uvetogtei lie of tas I datais plus *de surveillance et de protection. fQde< voulez- / * wu&? Je frous , oroyais la foire des anges! jerçou&ttraçais 4 plus qu'une femme! Allons, rassurez-vous, vckusidiftJBjcJe , nf oublierai pas les devers «fui nie lient envers vtittfcj J e-sauverai à tout prix l'honneur de ma femiëe et ferai>re£pec- , ter le vôtre, compte-y l Voua^erëz tôujourstnm feftme et ma fille. Matty. 6 mon fftea^ Vous n' êtes pinfrjCâytnpe, , vouôn'ôtes plus ma- sainte, mai divinité, mon fitttivenaih \ bien!... Vous avez -Bnèiiqvdcnie violence morale* jeine '' saisqueileineKplicable fascinaliottl Vous easeiwitengée, ' «fc après cela, coraptezî sur votTe ami, qui ne von* tfrtada k point à la risée publique et qui vous pardonnera cesdnlit ' ja*a»s de torture et cetfaveniT dé desespoir, à Cause- des buitaraiéafl desupréme bonheur «pie vous m'avez données.
Olympe entendit ces paroles sans les compreadtasaiSlie ^arraitïlé regardfixe, la bouche contractée, les main^-roidies sur les brafi de son fauteuiL Pour qui ne devinait qps le coup mortel* qu'elle venait de recevoir, son attitude pouvait sembler celle de la culpabilité coratearnaei > -u
Dutertre ne put tenir davantage à cet épouvantable ai- i lence, qui lui arrachait son dernier espoir 4 Jusque-là, sa J femme pouvait lai paraître légère ou entonnée ;ii)iaife il ne safftt pas dequekfaeetreures pour vamejfejlaweirtKiiftgie femme longtemps pute^iet Dutertœpensai^flQ6<âiQlympe avait laissé son cœur ou son imagmaUontàâto^B^cflcfc|e, 4 elle était du moins -rentrée; avec son hooneurià $tyrjh¥erdon. En la voyantmuétte.et ranime teiTassée^attideipakls de sa faute, il perdit sa derniers iliusioni! et is^ninifei au ^ fond du jardin pour y étouffer son désespoir^, fuisiir et sa honte,
M0NT-RB-VÊGHE 287
i passa dans son cabinet> ,yt irestarjqude^ésiitwtalibilsans iap- I ff»ciiecié^l>pf>»rteûient d^lpm^e.etfisoriâtrdfliilèiiveau I ^«ffi^jtoiinl Bn>tie iD»tooinVtoterti?a4tâa4;fflû^(ï '7 I -jbBlBnèeini^qiiV teiguettaiÉiet^ul ^^ticomni^ifeé sa $re- | anièzdisokjtiâ et ste-xenisiQ/flfarcêtalsuifJffipèrran (kîlartousaUesât lfifedit/îfcveodéûifijqn jiom où .u;>ri:-. :- .v«i..* ?îi*o -ssteoQafcjyarlw^ jsion^ieûr fiirientaiéi? - 'Yxm& une cherche^ t -sanffid(Mit&^^ jVôa^ iparaissez ; inquiet; t < wotre > fenjune ; «st
' jj^Qaeïte femme fliJenfaiphisuîe/femnlfr! répondit Da- 4fifjmarae]éga0èàieEft.r>iu ml u.m ■ •■ - -..' 0 • .j ^iMaihanretix^fiféoi^ un drame
.6fjo«|,ë/piiife}tragî,qufij<iVoii8'qiii n'arwez jaHiaié fait que le
t ibtentxfià Menl (îuyeByffu$ei, ^ute-fwuslque je ne sois
r *f»sfb^uieTvaïisjèterer^ >»•■;•''
,'jyj^fiaNje^jaffi voué MO^ncfiE^Mèlcrifa(HOurrû'?t dit Daitertre" avee un àffreBCCBooTicc. Ohb quenorv-dodmu'v les
, jfen^es£BieimemMmtqpœ pwi^ii peui^i^i »;.<»i.->
^i> -f**i£fea alle&wgus?) dit iBltndeauy • qiii^ -fl»-: *& saisissait, .«*aifctsènM/fcu*POBse dijB xpwtoletsjiquj^^ailhait sous «in
-ioiHHiÛfrije^a&lQHHÉ Butërtre,
^j^tsemblailii9ûclisi<drtiU'!TÔMe pote .retomber dans Un «aq^^J^lBai&^cgawtep le&âfoiies et respirer an peu dehors. AyeïCBràttfdeïin^lwluiwîfifivefiBè, «ntendè^TWib?- Je &e*iéûÛTûifbiQiitbL> » j.>:un -s!, -j »-:;».» .»..«-. «.- :»v .tmi t i>^ tBkauJ«ii, pensant quf il avait î des 1 projeta de suicide, I i aâiaâli le f ràténli? encore* iorsqwiktoûj sokibla .entendre un • ^foiasemerit.paatia? de kehambm^)Oiympe.iDûÈoiia\é par (UTiiçl^éoocn^tion'Sinid^ filt lâirha; Butertre et monta ftéoifiÊWwfliènt' lteoaiieri , fîlondem> > tétait trompé. tOTy^è était .tonjèin»^ muette, ; asefeendams son fauteuil* -:iwfndbiie^tïr<Hiie i^^ istatneinAu premier mo-
•: f/mknty Jfc nlédeoiaulài cmt mortes Gtitane îelle 930 présûn-
i,'taitafltu«e'trac^d^)\iDlencè> non plu» que. l'appartement où elle se trouvait, il se rassura, constata une situation
Î88 MONT-REVftGIIE
nerveuse cataleptique et redescendit vivement pour appe- t 1er Dutertre ; mais il ne le trouva plus ni dans la mm^ôtt)' j ni dans le jardin. Il appela la femme de pïiambre d*f!p: ^T lympe, lui défendit 4e jeter l'alarme, à cause d'ÊveKnè, qui avait .besoin de là plus complète tranquillité d'esprît/ét s'occupa activement de ramener Olympe au sentiment' de la vie. Elle se' ranima^ mais sans paraître comprendre ce ' } qui lui était arrivé; sa femme de chambre put la Mire' -!
coucher, car elle s'aida elle-même machinalement, et quand Blondeau rentra, il essaya de l'interroger; niais ' ^ Olymnc portant la piain à son cou et à son front, îuj in- |
diqua ainsi que la voix ne lui était pas revenue et que ses |
idées étaient confuses. , " ' * *~
Nathalie, qui,, de sa fenêtre, observait lô mouvement pré- \
cipïté' des' lumières dan$ (L'àppartènïenï d'Olympe, t>res- * sentit quelle évêneihen|; et vint doucement écouter dans' : J le boudoir. Çlle n'y jui.'pas longtemps sans rencontrer !
Bl^n^éau^ .qui allait & venait avec inquiétude.
— tUu y' a-t-îl donc? lui dit-elle un peu effrayée. Mon père serait-il malade f ,, Z,^1 '
'— ■ Yof repéré», dit! brutalement ^lodrfc^u, qui vit dans ,
Natjialr ™ *-« »— — -i — -*«««* «-"- — <—
que vous dites, làj , . , . " '* VJ
—■ Bah ! çUt Blondeau, est-ce* que cela vous émeut ! Est'-ce que vous n'avez pas fait votre pôfcsible pouf que celai arrivât ? r
— Grand Dieu! reprit Nathalie en proie à une terreur ^ affreuse, mais n'oubliant pas sa haine; C*eA cette odieuse femme qui le tue et qui m'accuse! l
— Cette odieuse femme, dit Blondeau, ne vous peser*' ' pas longtemps, au train dont vous menez sa vie! * •• ^
— Blondeau, dit Nathalie exaspérée, vous êtes un misérable ! le confident de ses intrigues peut-être X Maïs ;}e y vous méprise tous deux. Où est nlon, père? celft 'SpïH» *" " m'intéresse *
MONT- REVÉCUE 289
—'Vous avez réussi à rendre votre père absurde et in<'cbaot pendant une heure, dit Blondeaû en haussant les épaules devant les accusations de Nathalie. .Cherchez-le, voiis dis-je, et tâchez de le détromper. C'est tout ce que vous avez à faire, si vous en êtes capable. ' '"'
Nathalie épouvantée aljait sortir, lorsque Crésus arriva;
— Que voulez-vous? lui demanda Blondeaû du ton de brusque autorité que prend à bon droit le médecin dans les orages de famille.
— Je venais parler a madame, de la part de monsieur, dit Crésus. ',
— Dites-moi ce que vous veniez lui dire? reprit tilondeau avec un redoublement d'autorité, devant lequel le groom obéit instinctivement.
— Monsieur vient de monter à cheval, dit-il, il n'a jamais voulu que je le suive. Il m'a donné ça pour madame.
» — U montrait un billet qu'il hésitait à remettre à Blon- V deau, Dutertre lui ayant probablement ordonné de le ] remettre à Olympe elle-même ; mais Blondeàu prit le t billet, l'ouvrit sans façon, l'approcha, d'une bougie et lut tout bas : « Olympe, vous pouvez reposer tranquillement cette nuit, ne vous rende? pas nîaladç. Je vous reverrai I , demain matin. » C'est bien, dit-il & Crésus, vous pouvez
1 aller vous coucher. Crésus sortit. — Qu'y a-t-il dans ce billet? dit Nathalie, Je veux le savoir.
— H y a, répondit Blondeaû, que vous pouvez aller vous coucher aussi, vous avez fait assez de mal "pour aujourd'hui. .
— Mon père n'est pas en danger k
— En danger? dit Blondeaû, on est toujours en dangor, quand on va se battre au pistolet, et je jurerais que M. Dutertre est à cette héure-ci sur la route de Mont-Revèche.
— 11 va se battre avec M. de Saulges! s'écria Nathalie; comme cela, tout d'un coup, sans rien éclaircir, sur un doute qui ne fait que d'entrer dans son esprit! Mais quelle atroce passion a-t-il donc pour cette femme? '
,r- Il ala passion de l'amour, comme YQU3>avea,«8Hfrde lafeaing» . - . , .mi'wj'jû»»'
ffrt-Mcm Mw, moa Dieu-, quefaifei 4it Naital^.^ftis^ . tonfent les bw,,sgmxle qu'elle éiailàmmne ^^mm^b defflondeau. . v -ho auir rq
— 11 n'y a rien à faire, dit cduÎTOij qu'à- xjmimkq** . cbervoua.et ^ passer use «mauvaise nuit quç poitfinfaurez pas wlée. Ah! si fait, attendes. Mais, cela. ^a vo,^ nr^r gante. pas. ,..-•'■-.. • • . .j ^.ionii. -,
;U .«Ua donner, quelques wdrefr.et revint,. U fcwwJSi* \ thaUe qui iwntaitrf^calier^d'Qïïiape. flla^isitpaFy&j bras et la M redescendre avec autorités — JNoivM^&Wb * , les malades me sont confiées, et vous -n'irez .fa*jme;taer ; l cellerlà. J'en réponds devant Dieu. ^¥o^>y^^i,a^lument tuer qu^pi'uu, jeté* i'afcun»e, dane kmaisj^^é- t veiUea Èveline en sursaut, 4Ues-lui ce <jui se. pa^a^eEeT* aura un accès d0,/5èyrepér#>rale, et dans tr^atch^x hei^ ref^le.s«Rimpr«4a,iv. t .,,...- . ...,:, IJVl,,. 9JI,,:,
Biqndeau;no savait pas tputç la profpncleuçrffcL carc^|^(l , de Nafàalœ, U.la savait bilieuse, j^puse,d#; ^§,,pèfift,$i. médisante» eft général, U regardait çpmme jui d^y^^^e., sa position 4'3W et de njédecin de la., famille 'ipJWdfyftrrK ner ime iaule,leçQfy, pensant qp'jL la wrjgeipif/^^ft, j * du moisis, U arrêterait pendant que^ues jopi^^'^t,^,! paroles empoisonnées qui portaient |e 4^rd^,{^jysifj|^(, et moral dans la famille. ,. \,M \^? <,,... ^
C'était raisonner logiquement. Nathalie, %ui: qu^j^té contre une critique plus ménagée e,t plus douc^fê/Wtëfe lut écrasée par. cette. brutalité. paternelle* U est|de$f$ra#-,.v tores que la douceur xend ingrats, que la patieacejjn$e,, et qui céderaient à la rigueur U faut le dire et )gj£Wifâ!\ à l'honneur de Ja .nature humaine : la mé^an^^^, donne pas de.ferqe véritable. . ,/ ^0.j:)' iJ|l|f
Si Dutertre eût procédé comme Blondeau, .Kajjfcijjp, sans être plus tgndre, eût été plus, inoffensive. EHfefftfQta^ ^ lit brisée par cette parole rude, par ce méprip, .jajp )ftt| bouche d'un homme vieux, laid, et de mantwfe* <&$$£,,,
ctâritiffeéBy qaftRer avait toujours regardé comme un *ubalterne et qui la mettait sans façon sous ses pieds: Etflè
\ s^tt^i^l; •complètement humitié&^otfF' ftu £rèmièt% fois à&mm&jiet IfcuÊaûssitét'i non par unê'aa®ina*tè, «mis par une conséquence de son caractère arrogante déport
., espîtt3feiM^veite»'ffhtfmiIitt: • • » «' ">- * v . ....
^"mvfêémi^iûdn alf&mw&imj s**écrfo4-è!Hê'en fofe*
dant %Mar^efc, c'est ¥ou» ^HTttiètt ici, et c'est moi qui suis
t immolée! je l'ai mérité peut-être, mais ayez pitié de moi !
Dilës-ftïèf yéè ^imll fafct^faîr^pour 'ramoner Won pkmte
„ vàkê4iWeàl<itàs~ûes terreur* atroces dans le <terfea*û/èt jer^èi§^u£rîe^éviè^'fôlle. ^' ' ' -» • •'• .-• ••••
^SlijéSfe*aîs%ë^i/fl fflu*Wifë; dif Btbtidéau avec plus devâoé^ertr; }q^ekJUé itfaTàtié Çuë sM S* teatfmef, fe ne aer^^^'IMsi^^île qu^stfill'intëttliétVdê'Vèfré flère, voU§'ie*^o*m^e% atisSi bien" 'ifdë hioîj 'voûfe âttttfc (ju'éh*cune force humaine ne peut combattra; en '«îécfeitairts
« nKaÉôntsyjFyh'é^gié:dë sa Wtoiitë. 81F Veuf se tiièr; fl »*y prSn^dëfelté fa$b*h <^e personne riéséurtt otl te'fittidr*é¥^ personne' Jieull-étrefcl'é ^burrâ jamais^ céti^âter soti^mVtfe mbrt.'S^ëtit se'MUfc.lv mfr fol* je ifaf * ja^éis^fù^fôn pût1 empêcher im horame'uVc&uraê se bat tr^^md'tt èrb1«a^Hr le faire. Pourtant, u"aptèsrSbn
ê bfgm; j'&pïrfe'fjftffl 'ti'ésï^ms qjieàtiôn de' tout cela, 'èi
* que s'il en a eu la pensée, un quarf d'heure de sôUtofde* et dëjVAéii6riif«issipera ces mftréës. lî'pi^omet de revenir démïi^^mi-ét Otiterti^^âjânlâié Heu promis qu'il
1 n^'^éhioJirest'monté à cheval, c'est1 très-bon; il n'est guèk^&ïiâtiiëpiià qu'une dehii^heuré de trot par uni» nëH'ffèiâfe ti'âit forcément calmé. Uy régardera à deut fois,
+ d'éifUëm^Wvanl'dte1 Taire ûné esclandre qui transformerait une chose très-indifférente en une rumeur publique. àttîîô^dW'ddftclin'pëu, et repèntez-vous beaucoup,
^nH^^MaîW^^ët^mativaise, vous abusez de vôtre esprit, 'N^'é^'jafoilfeteflè' votre belle-mère, et, en croyant la3lÉfi% SèiimW&îile, vous tuez votre père à coups d'é'pin-
292 aHWrr-RBvraHE
gte. H est iemp*de €*mger:4e *$3iàç»e» m ^ou3in*^cnbt. êâro haïe.de.teut le monde, et pestei> vkille-jHtea&Boéépili de vos ver» et de vos ,ccu9>< (M vous ^âjeiioiy.fwfnénagft votre a«iJ^^ïiDi)|>r«; «»W3,ii«pj^ j<* Uc»ft.diR;qiîftij*w«iaie plaiseaàperfifioiiie^ et que toutte monde j&.pear 4e xom; excepté moi, qui vous ai vue naître et qui mtislâQqçeijto vos^iwûices* Ainsiidonc, rentre» Êv\,yQw-ïQèmu)tàMgto ; « et dan? votaeiiatéœt, M you» ne^uy/ez.pas.êtDf)fe«|ftev tâchez au moin^d.'agir^comm^.ft vous l'étieft;i$ftiviénde* peu/rêtr» P«ff la crainte du inoode et pair .fklMMe;-au- * tjrement...:fiOttveiïez"-y)Qwside45e,q*ie je votlsid**!** lajmt que vous ferez retombera sur votre tête, et tfi&iy ipi na**!? aime et vous plains encore, à cawe de,yoji}j[*ai$^^«de- ki viendrai votre ennemi implacable et J#rai(ba*teœejtto&*naître le>serpenfrq^i.aicard jcJLtfei&Jfrityratte.: iiwfjj;/
NaÉbalje, atterrée, sentit pffptoctéineaty sn*TO,pa#) lai» ennscienoe, du iaoÀnB^pdrJa pfW,Jia force. 4e$ra1sQfH«M menifiet de« îneniicettd^ Bloxideajft., Elle courba î&.#te m silence, et i Lia laissa pour à>e«ïQntér auproe d'Oly^o^w (j
fille était toujouTH-daiiSilemen^ état, frappée d'unaft**-** traction nerveuse qulpt^duisait te mutisoie : le ba{ie:8tâftt de son petits /était à |>eine sensible, eeiui du cœur- ,4t*it insensible itout à fait. Jfilba aurait ksiçejt* croyante, êwfiv&> s paraissait' réfléchir avec effoxjt. -Blondeau-lu* demajidaà quoi elle pensait ; die ût signe q^llëja'e» savait a^en^i H lui demanda si elk -était inquiète de^ttelque cbagïin^m^ ^ rivé aeonmaid»,Son.sotiml se fronça légèreineni* etiéllb regarda. Blondeau avec u»e sorte d'effîfoi vag*e^ ., .\ àv'-
«~ Vous sonvenez-YoUs.de quelque ch^e de *eaaldaide# lui dit-il. — Elle fit signe. que non. ~ . Vkm& <H>mpnpriez bien et vous entendez bien ce que je vous dis? — Oui, ditelle avec la tête. — Vos veux voient bien ? Pouvez- vous lire une lettre? *- Elle étenjdit la rottaftour teiietatâir. v Elle lut ce que Dttfertre lui écrivait* soUrit et ât signa qu'elle allait essayer de dormu\;Blon<tea& lui administra une nouvelle potion, mais elle ne dormit point: . . .imup
Nathalie entra sans bruit, sur la pointe du Jriéd.Btafr»
MONÎ-REVÉCHE 99«
' deàwiuètâfcrsigne impétotâvtimmt <W s'éloigner. Elle )ei- ^ri^iesïmiins ^un^airitmp^iant^ «t sirota avec sorinri*. trignaimiîfre Iedtt}»'#^ ar
afBtewdeaaifutitoiïfltté dû rëpentirrde.PfetJûalje^ifit/iuomÊtte toutes 3ès ibotnesbgigtts *h'|iaireil eafcj uiDiprai-iieÉ d»4*a-
tKkf'^pôdattUi bî|> h 'j'ilii;*; fuw -,C ..m>v «:n, ;.wu ' • .'•:•;•
: ^toAMWêœt,<&Mltk OTytepe, avoirài ^ouspkœndce 4fc*ifi§rf(ïafêifr^ yiiussémWez plongée
dahsffà'iitëbt^fe^ que nom «
l'^Nath^è^Tdnue demander souvent dei vo$ vjfcpiiettes^ ne' ^l*iez±*.ott$! pas lui setter to raain avant de viwsréttSoraafe*? '•''<••' .■- •• •. ■■.• ."...']...
' ^^n^«tead*t^amata^
Cette d^tHriieHAéttHÔ.'-1 '^'in-'^l-fi mu-:.-". •.,;•/, .' Nathalie s'élança *ér& elles, tomba à genoux près' de son
ttt c«mo«vrtt debaieets^ dfelalthies cotte- ntëtin qtfele ne
b^halijafttfate «Jtiè Ai terni âu'tietgl» rôfecuine- impitoya-
**e^dtattô)»<Ette^
tîsnNf4YH)fapB) ^éli&«<ffltait^^:'l'avait tuée, et la * terreûr>dù^<Nè^hiôtal>lapliaUtetifin comme un cri-
tomël^ bateerte c^dtf * au pied . de l'éçhaf aud.
ji€^n^ paifet éltohaéë <te^ cette «effusion -et .la regarda ' » (^Q^«^-tag*attts c^mitte pour recueillir ses. idées. Puie,
«tesifaiffises* tinrent à- «es yeux, elle attira Nathalie: vers
élley£aili4teflti#tm long &fe maàtemel baiser au front, se P kmsaifetornbef; dur son oreilter et s'assoupit enfin avec un
dlfârt$qàri*e suivies lèvres. La pauvre femme croyait avoir
rêvé toutea ie^doukurB de sa tâe, et* toutes les images ef*
ftatf^te&quiiflofetaient dépuis une heure dans son cerveau
s'évxnpnissaient/ comme des chimères, jibjuu .'•• <•' uYV!i-
:<J07-X<J/1 -M ■ • , • ■ ,JW^. ■
' . tiVmdîmt *[ue'ce9 choses sepassaiént à Puy-Verdon, Dutei^pdoaiitle.'i'avaittrè^biôn' auguré Biorideau, courait snfrteiotiesiiiri de Mcmt-Revèche. La nuit était fraîche : la
Mune, pleine ;ei;b*iuawteyiéoI&irak tous les objets distipetariëht Dwtortre montait un grand et vigoureux cheval
Afoa^Revçcke^dâti&îine cteiôè*fc majriruéeWuràJn^àl se 'trouva iaoé à faoe>ajvec un cavalier* qmiTèiMitibcBiaie ; oiiaTénContrey aussi iBptdte^ue lut/et(saottté»»<iiH(beau * -ctanrai gris pommelé. Celait èlavienfiteiiaîflge&ûo Inm -Ljcs deux ch»vauK> <}ui feeicahnmas&iént^péoèkWeroetlt idëdoBguè'idàjtey tétaient sal*é6vd»k)i»fpar>ûnihteniÈfflfe- ^ mést amure, et ^fmêœfiptèrnpè'jrç^ il€fdrsj«pvàijcmlafabordôi«t'avec'Upe;r4s*riu^ (
maux intelligente allongèrentilêuiis cbus ^t'së tducMèrwt de leurs nàBeaux fiMaratey citerne ^ ser (rater neh '>; • ■"••■•• . " : *■/.■ "-': '«'■•' vn /; ow ■"**.•
— J'allais vous trouver, monsieur, ditiDutertaf ,iparià«t le premier, j-ai affaire à •■wnsl'' i;^v- i ;tmtinoV - -
-*• Je verni* voxi&trbirvera^^ ^«^halittédô vcrmëpa « •» ,
, — Eh bien ! monsieur, reprit Duientra> i'dpticaticÉKàc seWças^giïe^o*r>6i!^ —
• ^PaTftôtei»eW,Jïûbnsiew^^^ compléieibeûtàtosîarclresv > -;; •:;* jïo-
Flaviert1 étaiV venu dans des intentions beauqoapsplns 1 d^nc|li*ntesq*i€î ne le promettait dèdé but. Mais,è]£Bttitade irritée et'àî tfaooejtà 4e provocation glaciale dp BuWçtar,' il J sentit- tout lé feudè sda sattg ut towt Tôrgue^domi'jaBë se j réveiller, et couper court ù toute réflexion, -q /. / .
La pluce^ n'était pas mal choisie par le hasard) pour un^ duel: Dutertfcéi était armé pour deux, et la èàneifi} toâler lu «crosse? des pfetbtètè qui garnissaient tes Joutas de. sa selle; 11 passa une 'jambe pour descendre' d^tfoOTtof-Ra* viert, copiant tous >«es mouvements avee uttcsnâéttiDdique exactitude, passa la jambe aussi. 11 s'en voulait aéteintoéme i de se trouver engagé dans une affaire contre? Ja^netl* sa I conscience s'était ré V(4te^ d'avance : — Mais ffaisqoe Bu*? tertre le prend ainsi, peifisaït-il,.iln'y a pas rriâyei^de ^entendre. Allons! lès' explications que je doisiifhonneur de la femme viendront après*, ^pourvu que Jeune te tûÊ J pas ! Et cette dernière idée causa à Flavten un scfttàfrent
UQNT-JUE-VÉCUE £95
oiteffitfeist-é* remords^ <jui se 4radoisit>en lui par; une forte îd^poailiafiiàla coIcfgj Heurecsenieni, Thienay nB tétait 'ÉHsmàAllËj&ipltmfàrm. à la patienoejde Flawien/ilt lîvait jeawbpéhweBliaeriehevaux àila ferjBe et-il arrivait; Au moment oùiet deiJxc^âd^ei^iifeS'aUaieQt attache^ leurs mon- •tarastài^tes^déite/arûia doioi^ qpLimafquaitie centre éftâsnddiriàrc^rdetîgu cavaliers- débouobaient d'un sentier ombjH^3^qm^d'îm ajiaU mdiquéà»l'a$itre comme abrégeaHiia*bsian*îe fît permettant/ de Begagrier l'avance prise • çarilLide Saïgas; C'était Thierray suivi d^Forget. -i; -^>Yoaafai«Bfaiaci^^OBitoein»? dH Dutertre d'un ton d'ironie à Flavien, c'est fort bien ; moi, je ntemeù pas, et jtfièttaLpife besoin. . „ .
— Monsieur, répondit FJarréeiv ytm&McfyteïGi prpbavktome^0m^iflw<}^ ami commun,
*. et mot,'je «aeidoiitfteterai de mon^ domestique, qui est un
— En soaaaies^nous déjà ià^ -dit Thierray^ quix en desrxtOHéintjde «fectal^ aiiteiidit ©es, dernières paroles. Vous
V ferez, messieurs, ce que vous roudrez quand j'aurai eu
une explication] tnetie^t loyale arec AL Dutertre, Mais je
suis intéressé' dans dette même affaire pour moi) propre
j jcampte^êt je réclame rime expikatàoa préalable, je la ré-
^elawetau ndmidei'htoneur. Eopget^.ajoiMa-t-il en, élevant
la voix, prenezKluuBîoes^betauXy et éloignez-vous.
I ,ii FoFgel sortit ndeik ^airière^attacba aux branches les
déiri paisibles animaux dei «la ferme et tint /gn, main les
deux autoes. €résus, à sa placer eût fait & so#>mieux pour
,- ; iaoïiter 9 iEoigetsf arrangea de na*nière à ne; pas entendre.
»• Dodéftoea^tesMlit avec un calme apparent que Flavien
> nôpwiaàâé Iftlppaone* Ja. pensé* .d'une explication ;, mais
ysifm^i^ûig^éait le, silence, il prit, la parole* -^. Voici
'-ida seconde dote, monsimjr Tbierray> diHl, que fort mal à
- :pH>pb% seftoa moi, yous cb&rebez k vous, immiscer dans
1 îuneafiaire ©à votre, rôle devrait être purement passif.
ijiBagAe&wtâ $rf>ce d'explications qui ne peuvent être qu'ir-
. ritamtos pour? moi ; je n'ai nul besoin, nulle intention d'ex-
J2% '■'iib'N'r.WvlÈofiE
poser ici mes gi-4é<é, et je tf aiiihe%j*âs «pi'air les/diseuie. Je^voîs ((aèit: dè'Sâuîges' tîetit t tttolr ^téféotosjfjfcc-
f ' çcptc les' siené;! je* fèfusè d'en prendre pour moi, A 'ijdwiis . résolu, Vil veut rétarder Yhftkte gtïtâixpo&t yaur> fa^rè- ^té ' -d <!e honteuses "confidences devant d*s- akbittrevk le
| forcer à ié tartre Séance' ténàrite.'"' fi .. -»••, ? ":i <'>)ri,
' ! — Ma foi'! monsièttV^$<tfaureVj^#^ '
. riàvieriénfrappa'nt du pknig Sur5 îè M^' dé OPochdr qui soutenait là (nx>ix|>Dtëu,to'éstf iérti^tt qu'en' tenant ici
. ' 'a vjps presque la résolution d'éviter l'dflaireç mas à
piesen^t, grâce & vbûis ,: je hteut* tfeatàet qù'étte ait Hbu au
plus vite. C'est assez,1 thfèrrayi monsieur gst'pw*é. flous
causerons après, si nous pouvons ! :''.', t.: ! ■
, — 0uahd l'un de Vous ^efa:mor^ott ttHMttiint/ttqettt trop
*] tard, repliij'ttlièrrây avec' ferthêfté;1 Je Bals trës*bien que sic'est M*. delSktilges/îif.'Outerlfè'Sêifa vetlgë, etqueson, adversaire paiera de botifte grâce la dette du sang pourfune simple inàùvaisê1 pensée. Mais si c'esf M» Dutértife qHifeuceombe, il mourra avec uri blasphème sur fe'-éotfeétepee et fc utie calomnie sur les lèvres, dorit mfrâimtô'DafefÇ» «portera la peine et subira l'outrage tout le reste de *ft>«te. Je ne! souffrirai AàriQ pas, dttssé-je* avotf tfffâire'à &urdeux, J qu'un duel ait lieu entré tous avant qtiè I'h6âfi€«k>àfetaa- - ! damebûtertrir soit Wti pur de cette ^flaH^-^no-mi
r- Tàisez-vous, monsieur, 1tâ^?^eiu#ëiffftr Btttertre avec impétuosité j je ne ' sôttfrr irai' pas; «mtef J que4e nom ^
,, de ma femme soit prononcé Ici une t*^iè**i#4#i*/''>b * —Libre à tous, monsieur, &1hfe#direrc4t'*fprinpurà votre adversaire; mais ce ntom n'est point statitl& Wpas- K sant par mes lèvres. Flavien, élwgnez-voue? j«" litige.
t Dans dix minutes, tous serez aux ordres de tfWttsittttr, et moi aux vôtres à tous. deux. AVarit tout, ddtàhez-moi la lettre que vous avez sur vous; si M.DuterUfe'tté'faùi pas * la lire, il faut au moins qu'elle soit trowvée $uif«a'p9tirine en cas de mort, car c'est la justification £tta4&titte4{ue personne au monde, pas même un mari aVétigiéparlk' jalou- * ' sic, n'a le droit de refuser à une femme rej^eofabie.
MONT-ilEYÊCHE Î97
.c w>Voua *wp raisoa,. dit FJavien oppressé et luttant de
>tôîuter»i^au4é contre sqn jropre ênipôrtemenlt.^Duss^-je
> i (subç* ftoiltrege de cet homme, je dois réparer lie mal que
'jfaàwmé h *~ Allons, insultezwQQi I dijtrîî h. tfutertre (j'une
:f vbix'é&fciffiée par.la vîQlen^jni'iJL se^fais^ à lui-même;
dites-moi que j'hésite.^ recule; €jç s^râ, un châtiment
beauei^plâus^i^^^^ -^ fnierray,' ajputa-
. t-iLdW éltfig**^ par ,i^n <eJft^tc désespéré, si tu n'es pas
content de tupi aujourd'hui* . je ne- sais pas 4e quoi ' td le
-• i r JB $ aieittjteop é* rage $t ;fle Couleur vraies dârisl'accent dfe.JÎafiçn pour quelMertre, gui se connaissait en bravoure, pût attribuer sa^conduite à* de lactés motifs.
; r AhfrtUmmhmcft 1% leftyf.'que lui présentait Thierray.
*: ; j***f\&sii$ dfc*e*>fje orois,4a Jire, monsieur, dit Thierray
- é'juntonfeimiei^t respeû^uçu^, à la foi&l Elle rie justifie pas mm ami, «Be l'accuse ap.watrâirè davantage. 11 y a dùro du jfcouragp «oral^encgre plus qjuê dû courage phy-
' sique <te^trf açt à vqus{ l'avoir, apposée lui-même {çt de son propre imw-veHroBt ; -mais cqmme elle Justifie entièrement
î. a^eperftonney.^f !:Vi. \. , ■) t,{i.t l ,'",',' ' ' .' ' :-•.-•-. JS* Où pïTOeçf'Vflus, ^onsieuiv que ^e^tç personne ait
i, • Jiesoj» de justificatp^»4aos cm geasiê? fybifë ou je trouve inconvenant; Ù$ssant pour elte, et pour^môî le soin que
,•< : mm t^eipre^F&vdeme la faire respecter comme je dois.
... - ,7t-,Jerfai pas^e^j prétention, Wn^ieur^ Mais j'ai été deux;fûis la ceu^e ywoteptaire et, "fortuite d'une situation
. i qni? peut lacomflfwettre *i*-3fYis ^eiu^ moins clair-
.: v^ya^te-et moins équitables que yoUs. h dois vous fournir : teôlra^yens de terrasser leur malveillance, puisque vous
< . aet&appar&ent ce droit et ce devoir.
• -:-*- Êbjnen ! oui, dit Dutertre, qui commençait à Subir
.- ; llinfluençede Vénergte intelligente de Thierray. Oûî, ditj|yc-egt:iû^n4eyoiiî.
,t ., Kt il, ouvrit une lettre d'Olympe à M. de Saulges, datée
■ • ;<&;te«4çtiteiii du départ de ce dernier pour Paris. ^À*&>> W dit Thierray en l'arrêtant,, la réponse '
j^Jift^à/^erlÈttïeqBeiFlavien, tonmpé)par towândite flawft qw jttic»t;un o&> pa^tërieiuL.daps- cette- ^feiiB, Wirb m^écx'm Ql» q^Urrt:MonWftevêobf> Je voœidi- ^4Uwrdif<je dois> je ^reuxw» direxjuiiltttïpt^peb- *Wi<iej(qtti>»0Jaarvait d6 ee lapgage Mystérièra, jmm^ror «pmpuowttiîfc madame Ontqrtre, inai» powr ^(tuer'la ènl4^té>eVeup*rameT liiraagiôation;^ rtoa^àmé^pmh^sqn propre Compte. Hotoetd je le sais, M. de Sauig»#igpiaite H xieit teqjouifliKipterer* Un père -doit le connaître. Cette fa&ojaiej^ c^tmadcÉoeiselle Nathalie Dufevtnq. î? hùiùK r4: AbHottjoiir& Nathalie à s'écufoi invnlotttyinraienfrJtatertr^, et,jfrappë)subiteme4 de Fidée qi/dUeavait^dà jjàtonmer olympe jusque dfln&rsçs' dermàres^nertiims <*ur W;,éyé*wirieuls de»!* Sialinée, il ; hit fl*idemen4>ce>tflu' suit, à la seule clarté de la lune quletinoetait danrtr^phr«té;ffito.aWiiiBiliiemietil;oèda s. .t • -.ai ï. v : i j« ;T^r,<teq3t0;jafeià; vous répondre bien ^ite«t Wen frftn^eB^^#qwsieuivo^at:^ufii je n^ ©ampnaÉlsncH, fliupieiô/iîtojiHhaMieu -1* -battre pensée 'de* ces ^eor*. Si i^uaptote^jpûur voto,*ouMraire à l&ïnaBreai^tenrtatôon de natal atttîfc«eï'le»éDite> imw»; faitad*ie«iilJjeiipas en sais gré. teinë -m'eitofccttp^^ deanleo jdéfendte, «»ii voufl ne nie 4bte& que ;veùsV regarderez mon sUence; comme lin aven<et>:qne tous tobéniiiez peçtaêtse* NëlmetfcénissBaipas, monsieur, je tous tes4ime, maie je «e to«s ton» pas du tomUSi pauimespreaocupaiiaoBs^étrmf^ges^iK\otk yous, j'aiscanséirvotreeilliîsioh àujet iégardyjàrïoia. demande nàile fois pardôû kr<êt*e dfanno*ractère distrait, etrmème je woHiS4kïi& 4Ssw explîqaèrrtofte 1-^mtagraftf* & stàftrfqjette à-desinakÛ8esaitrKeiix4ne«on médecin, aie feit &>mba^ra par des caloiMrtsj Notant les joaw que vouer awesc passée .dans ma<faanlfte,<il m'jeAwmé ptastenrs fcnsideifireauTe un* peu tfopmm, plu& pénètre que la dosé ordinaire. Cela me plongeaitrdansctn& sorte •dShstaiplssement moral qui m'empêchait ;|wrfaie tie-voir et d'entendre. Vous me dites que j'ai àà (sompprendrervntre iangage de<ces jours~là. Ëh bien! monsieur-, jeifffnie-jurc
MOHV^h VÉCUE m
4toami*,iët ^/sahs ^njfcttre de aeitn&tiny'jfè lie nie ^o^UdsJfa*éi!jpettB;p«SBioi]Lf8ui)itiç <Jrinfc ^npu^ ^voufea,' je ai^/ime rendre toi peu Despohsabki iïrnnvtteb-moïàvtm 'TécB6&bB^^lwÊÊesaà^\iet à'ièspêrér iqftëfoti flatafAarfvite fqiteilesuseiiÉàinenés ^stinguég dont je^ tous >rkî<lMgr^fer
oJJiAiauiliwyafite IranqwHité de cette lettre, certifie** fle
fatuité si j»h«nt accordé à ilar prière de M,>de Sttulgas, -aûëgaa-eagittode partie tes angoisse* de Dote^fré/ li-sen- -Éà iAèni&jqaliLy avait ide fa grandenr d'âme de la part de iFtarifflàr* proéttiper;G©tte-preuve' de ponj, iqet përisaeè J fcuiffrè»deft>feBtoas terttieuses; et à la produire çrééisénaent -dsvatàtnn inauiiaitiiét .•
11 eut quelques moments de tahne silencieux oii l'image fcàjatantitede sasain te immaculée l^^ppajrutcottirae une
«aioatenfaigante^ maisbientôtileemi^eïa effroi d'O- Àjmpe au» seul nom de flkmtf-Rèvêclse deux <neuijes gupa- -ratYaÉi4$ ison aitenceierrifale devant les accusations et les <W!f)TOçhes!dohiai,ia««>t chargée, et il dit à TJbierray :avec ajM^redoahieûMfûtdefeawtewret^de'ra . -<>■•
-'u.^Quiavais*fB bestôa de cette lettre, et »poui*qiiei' donc ;imëiMp|Jorteit-on ce soii^ en toate;hâte3 :»' - ' • % ' /Dun^/Paroe que, ce soir seulement^ ; toutàPhëure, rép^n-
jdjfc Thierray,! enoq ami et moiavons découvert la sottise Jagué jfai faite en envoyant, au,- lieu de! mes ifcrs, une ma- -ienountreiÈe : lettre de mî à' n»i> lettre queumadentoiseUe onIa4bafeie].Tbiis a iïibmédiaÉeœent tn^fetrée, • HOffl^'t|omoientle sauriez^vbus, si cela était? dâ-Putactre. '■>sA *wie<éais que cela est, parce que le lendemain de! èette èiàéprisfi, je ^v/)tis abordai... tenez, à peu près/ à la môme jjifatemi nous, sommes, et me JsÉs&rd&i cra^ttTemeiat à oiam» demander la nwiiif à^.vola&charfiaante ûtta.Étfeliner •iJO/-r Veudm'a*ez demandé J* main d'ÉvB&ae.? dit Du-
iiartre frappé de surprises
j i «i^fOni, et t«hs ne m'*ve& pas compris. Vous ave» cru
3W IMMMMl&V-ÊGllft.
que j(î,f»6ai^allusioaà & lettre Vew m'iiirçjf «feeofei,
assez di»remje^'tf*TOj*Qaw
pas, ownpto non^H». tesmâ wis em» itfu^voffdntfvet
jelm<^*utt.a^<ra<<ta;B^
ment; $'*\m ll^k^tion 4<r*afcrô eot^luite^ >ei j^-VtQftia,
v^u* «typortar fceite <te la imiàtraeuiHlœriftaj .qw^i^î&epfcv
a partie» deva^U/U^eivemiib.toiqiJ^pour vdus^pi)^^ les .motife 4e ma retraite, et»pouin*wii dEbkt dfeutorç g*ni piieations que tou» deufc mmsavora cra;néces*aifl»r^ 9fr pa* retarder davantage* .'; ni • • . - u:* uik'.
Duteitoe seBtetioui- ce qu'il allait briser daafrl'ayepur de «* faroiUeetda^sle^oôur dÉv«±me; ail hésitait »<oi* «ittïtagèrlesfespétoaBC^d^jThiefiray.-M» j< I( -,»,.
***• Je vous donne mai fille aurons Faimez^etsi elle voua; aime, diUjl; mais, avant 'tout, jaf dois! ti« bhatimeatk raonjme qui ajdtttragéîinà femme par ses prétentions, <t «jui persiste «nc»lMnéouBme^^ k Jetfere
que "tàpugfyenBD d&me &»e »Hrey àjAa/ebiafrretneUjrw oju^ veirfenlentfrar^dfi^/asû^uitésik^ofeDtes^t^des çusesjlii&i-
iôO)«0te)lâchttfi.i !i --»(;*(: •oi.is'V^t; Jiof ><:■>■> ^.m '-''••■ r-
„ — jiNoua y v©Uà> pensa. Tiuerray .'1 saR'toutcetifÉi om^ coUdeâar.fenmiex il»«e>îaait»iieri dé ce 4ui<coàcenia*ffci fltte \i j'ieu étais sûr :itli*ut tout confesser ou^toisspn Aon deux hoMnçs sebouper la gorge. ^MonsjfiUEffluiaqtafeo dit-il en lui 'prenant la main et en la pftofisant*tim<pffi** sion, vous venez 4e me dire des parolefr-qut «eldfffliwttb le droit jde<* vous parler, ipajgrétle peu de diataDoentue* Tàge * roi* enteemout, coraow m*GJ$ parteà'*»i>èflBi ^ - Dutertre pr^»a la maiude Wèrmy et *»«i<*taB triste, soulire. - , -. .,:^,» U\v * ■ • . ->-?
^Laissea-moi vous interroger, Teprit Tbierrafjj vmb^ n'avez phifr le *koit de me taxer d'inconj«iialicft«i^w»%iK. témse iauxsearèt es agitations d'une JamiU&fue^wiegMrttey dès ee moment, comme la- mienne. Je sais fort'bfei*«qn*{ vous ne pouvez jamais soupçonne^ni^M^serMadameita^ ertrc> mais vous broyez avoir le diaifcd&eoadaBinftr mon:
ailfeîâim ap^^ ©èteG^oi ce ^ue vousitaï:*epïJôahe» att^
MSimltïj d'abot-d-yf^uite.tfa^rgiwrttéJele^pïi* i«8Ufemmfe< o^^x^ce des plus sainte* «onctions 4© la «hérité ;Jdfc* v#^>ft*{A>koiCBtUeh^rté,^eUô piUë dfe sa» âme e»Mfcte«rt nèJ^'ÎRfcœlà^fiilu^ nous ptéims,' je
cï#§g^«^ut*r^e#i^^ oeirtaiftià*
méë fêft^tf^ tett&r Mi*éputa£oû pa» *éfcte 'déra*rehe,Sh»V Tmtâ*mm-4\&<Thmà&>wm roaés de bon ton,41g sont ai*»i faits ! J'ai eu tort de croire à une exception, lis savant que lâ*^eimè»fe-1brtere$sô <d'nne femme, c'est sa bonne rcnémÂéf^ et Usila battent en brèchey espérant que perdue aux yeux du monde, site n'aura plas>ue motifs sérieux pua* «il^éfeiake» Ces àonames: aimai) tesy ûeshons plaisaiftotoiiôli:! je- donnerai àcelui-e* une leçon qui servira d^xempleftax ^autres ï Je ffefQxJeitue^JTMerrag, et je le ttrewâ, jt wnt» eii réponds! J'aurais noHle.de saai-oa$me si'je reparaissais devant ma femme sans ravoir vengée h >* -^ Je conçois qu'avec la pensée ^ue vous avez de Jui, la vengeance vous soit agréable; mats il faut y renonce pour deux moiifë>? ils $i£Buér, c'est qufà^ partir de-la sépausexde roaaan» jhitertre que vous avez entfrtëiiles natter circonstance qaivou* prouve que Plavien -m compté pas se vanter, Flavien n'a absolunieftt rien à scMrfeprocher contre «Ile ni contre vous. U ^aecuse^ il se tiBsoé* il se ripent même d'un moment de ftfliê» et tout etifefitv&nt vote resseritlmeftt, comme son' naturel feouillanttîyfiBtraîae^lla la tmvt dans l'âme d'avoir à se battre tâfecàm liomme qu'il révère,' pour le tort qu'il n'a pas fait à une femme qu'il respecte. Voyons, ami ! ami €t pè*fr<jue vous «tés ! nevous' sotivenez-votts plu* dès exptêèœaç: dont il m servait à propos dfi vous dans cette gMÛiMULttse lettre y? Ne voye^vom pas? le désespoir avec lequel il vous présente sa poitrine? Vous ailes tirer le premier^ vous, l'onensé. Je vows jure qu'il tirera en l'air* e* que vous se*ez: forcé de Insulter indignement
pétoMltabénèr'-à ralfe ^ûlhMïierit à 'tosdcoft'àefJ'é|
dê«0 ctad, ifftDtttertre fêgèr^nWferMé? qtàl ^tt&fif * le éôebrid? Â4^ift?Ufcmei^rts fënlnie^^Morit-fltl^ffe11 pnWrô'mtiKP pfeuSlbfts1?1» rffenMKfc pas* o^èi&^ffl^ mettra, euàifcfcMvèttS été vou&ràfcine&îf ^i^^éPîà&té0 MW*&i*në ès^e'ifte&cifti* Èà^^éll'é^scïetïb^afW1 àeinm T*CM'é& uir*fèuf iJftïél ^uVroite àéVriéz tiraff?? gnfef, fbttttfcr;*- '*'v A| "jm " &™-1 4|"uw * 93ft — Ce n'est point un jeu cruel, c'est un aveu terVilp&SP vous'feiré; mm^t^ykM^m\mrâ^Mi^è^ .
ét«leëêWiiléàec%^ipm ventf assister deiMBëfW1 maltta^dfr 'HdfttrRèfêcfhei car ce niaïadè, ce Iftè^^Sfr
^'«velinfc! • Wbrt* Datértrèl4 lè^ënart "sdffWSHt, «fi*0* ses HWfeiW Môfe'Dfeur Est-ce qttè c'est ÊV^é'^veôs^ dite»? ïat^ce tybeffe Sais Ibu^Ùjourd'tfuW * *:i: t ™f^'Rl
*«. MraTCtëftKnë', fè^M^iefrar; que? êtSim^àntè W* la d&fceWf étf f>èreJ «'tëtrtfllë îrap^r^^uîifëf^aecï"1 qtfttïtfhfeifà'ïAus'à^
Oo*,*' fevèline1^ riAMttBA'a&flblM *
au ^ôUrâgèi^dë^mre^uVâ^ afcWèflY ÊtéHn^gnï»' la totutfë* Wi'fefftfà? 8ft ttmtàttàtt' #^î^Wla8lJni araofcr ^me^tëvtetirie ï "" "'*
fusant tle recevoir Ses ]
ÉvëHiiè'Aqtfiie!èl*eTitrëe tw« «.«, «» «uiv, *«" «»&iru«iC. au risque de sa \ie et au prix d'une chute affreUsil|?'È?^I,t, lin» ^tt^MrVëAt^MI»iërifa^gU?îllât a(à(kV'ilaVMi1e)i^ sierqtfc jë^JW mit ^étfé ^éfeti6rt;'ÉvMef«n4idJ£a dont^jë drai^ttfc^a 'tii^^^^^
m'&*toiwi*ipa¥^'à^^^^
qu'4rhèurë titfu^t^in^^etôtitëla^isfeiiy^éte
volonté; ,f '^ >Uu'r> '**w~'*$ *' '^^ '•'••''l ,'t/I r ,;i Kî,î ,J 'L'r
^I>km Veuille^ fondèrent àfcattù.' "" >' : : "tlu " °rjrb ''■, •'"*1'fU '
^Oo*ie*.V6ïw temâ parole? rt^flifiiÂy:0 "p liJC'; — •Ne*, tëpohdit thitertre en ïài Wfiffiffé 'V'iâaifclB*
d($$$$$ la, sponto^itë 4e ypfre.in^witionïi^Wf^Heel ^ftlP? V«^ WMiWN^^.fWI ffwettak ,Votre
n^jç^fcpné lieunar, .aucuns ^4uçfipa#qpLvive $(($4e ^Wajjj^te; et^ptyrabte pn^eprisfl d# aa pa^t fi^T^ua . ~~^z.n$, je çw>isitgne je serate}c^aj»né àsutyrik ; ^t/à Ja^eir^JGa^tf'avoir top ajmé et us^gàté/ pts/.Qub je.^erjws condamné à refuser le saprificelé votre liberté, et celui de votre fierté .que jç sais
— Je n attenante pas moins dç vous, monsieur Dutertre, di^T^eaTay.çu l'embrassant avec admiration; mais q*ç vc^^licatesse se rassure, ma fierté saur, a se préserver. N'apportant rien à ma femme, je dois exiger que nous so3RS9 jfflfflWft« *W & régime de la séparation dp biens, Qy^^j^uJincUnation^ elle a été spoaUnée, car dès le premier jour où j'ai vu Eyeline?,je n'w yu qu'elle, et vm svm $$i.$w*te* agité, beur^ ^'.'Mftltairwt. &* migfi^çinps. Et qi^Hu^ séduqttpns quej'aurfljs p$,eg*fr- :, cer jwr jpn i^^mii^ytjç^i^J^, fait mon possible pop.1^ plaire, sans i^n^^^ ^pge^ iobt#n|v <Çe\fe de^renvfea si nwjjuées de ,n^]$ô)ieurM Mais, rij&fgita, innpflpt ile ses r^ol^tiqn^ejt ,d?ms le «as 5cf»trajrç £e se- , ntyt moj^jen phi^ qp'à^Flavîpn^^e wùt offrir m vâ& . je ne le >uis pàs4p k dijeçtipQ qv# £$» swtipoeuts xwl pr^parje.lçs ai pjftpypqué^ nia^é.iopir^êBiejWtfflM' qu^pôsèîble/ V'"'t f ., .,, '; ... . , }.. ., , „ ^ .,.,;,
^Mf^bjeTO inerpi.lT^cequeyQusmpditeftli ^A^pbi^ur ,et .Afyua tynfle conscience. Soyoe tra^qujjfje, TJgnorerài, toujours cette .avenjaw i mm crqjfcv^fm'^
qui raconta la première visite d'Évelïne sous les traitai madame Myette, Coqvçne^ ajouta^-U gn finissant* que Invraisemblance d'une pareille histoire e$t unq, garantie pour qu'on la repousse comme unç fajtyej $i quelqu'un • s'avisait dé la puolier. 11 expliqua ensuite temoUf du re-
304 MONT-RE Y fcCftE
tour de .Flavien en Nivernais, l'empressement qu'il avait • mis à courir chercher Dutertre pour lui déclarer la situation d'ÉveJinje jt Mont-R#vêohe, la rencontre toute fortuite qu'il avait faite d'Olympe* et l'initiative que celle** avait prise dans la suite de l'événement. Il entra enfin dans tous les détails qui complétaient la vérité du fait.
Dutertre, assis sur le rocher de la croix, avait écoute avec stupeur le récit de Thierray. 11 se leva et lut dit : —4dieu, amil je vous remercie, vous m'avez sauvé! J'ai hâte, à présent, d'aller remercier la femme généreuse et sublime qui s'est exposée aux soupçons et qui a subi eu silence mon propre blâme poux* sauver l'honneur de mu fille.
Et ne se ressouvenant plus de Flavien , il alla pour chercher son cheval. . ..
■— Attendez, lui dit Thierray . Ne nous quittons pas saus nous être concertés sur ce que nous devons dire, Flavien et moi, pour expliquer la visite de madame Dutertre à Mont-Revêche. Commande», afin que notre système ait de l'unité;' ...
-r- Vous viendrez demain matin à Puy-Verdon, répondit Dutertre, et nous nous concerterons. Quant à M. de Saulges, nous n'avons pas besoin de son concours... car son intention est certainement de partir demain pour Paris? ajouta-Mi en élevant la voix : il avait vu Flavien qui l'attendait, debout et immobile, à rentrée de la clairière. ,
— Oui, monsieur, répondit Flavien en se rapprochant aussitôt. Telle est mon intention, si vous n'avez plus rien à me dire.
— J'étais l'offensé, monsieur, répondit Dutertre avec gravité. J'ai le droit de retirer mon initiative. Je suis forcé de la retirer. Un duel entre nous, en ce moment, coropro-
. mettrait à la fois deux femmes dont la réputation m'est plus sacrée que ma vengeance ne m'est chine. L'avenir
MOMT-R£V£CHH 3<W
ine ptouva^Miie 4kwipi«ir8ilw*c «n àbmkâmnèt tespnv jetft^ui me conduisaient «rqrs rom: ~> -
— En tout tetop», en tout *&«> tftiè me trouverez ^rfct' à vous donner «tâsfeètknv <K1? FkNÉéfitJ'' ' -*" J r • '
Us se saluerait, et^ôrgetametta Jeurt^vttux. Au moment où Fiavien aliak monter sur l^ste^iMmppà dû pied, jura énergiquement et dit à Thierray :
— C'est révoltant d'injustice de me quitter comme cela !
— Pourquoi donc, monsieur? dit Dutertre, qui était déjà à «bavai, -et qui, l'ayant entendu, revint auprès de hii.
•~* Parce que, dit brutalement Fiavien, les yeux gros de larmes généreuses, quand un homme qui a des prétentions tout comme un autre* et qui n'est ni meilleur tii pire qu'un autre,. apporte >à t» m&ri une lettre comme celle que jfai reçue dewtreftuwne, il mérite bien au moins qu'on ne lui fasse pas l'injure de le soupçonner pou* l'avenir. ' \ '
— Je ne veux pas vous soupçonner, •m'&frsiéttr, ait Dutertre wm dignité, cette tetttè est à vous, je vousla rends.
fit il lut tendU la lettre d'Olympe.
-~Je n'en veux pas, dit Plaviert avec brtisqûcrie.ïc ne me méfie certes pas de*moi~taên*è. Mais il y a dés méchants et des sols en ce monde; c'est à Thierray de garder cette preuve entre mile, de'F<feprfl;'4ft hôii goût et de la véritable dignité de sa balle*!» ère. \
— Elle n'a p*»»i»osoin de»eette preuve, tilt ihitertré, en approchant la lettre de TaUumette enflamniée qtae tenait Thierray, lequel s'était mis enf mesin^'d'aHamèr sonbfc,; gare, — et ii brûla l«i lettre. — A présent ; nous sunihiéS quittes, ajouta-t-il en saluant de nouveau. *
Et il disparut sous les chênesJ dia la forêt.
— Si jamais on me prend à taire la cour à une honnête femme!..* dit Fiavien, en reprenant avec Thierray ta route de Mont~Ke%êebc
— N'es-tu donc pas satisfait? dit Thierray eu souriant. Tu es venu ici pour l'aire mon mariage : il est conclu. -Tîi voûta» donner une réparation loyale et concluante h un
dut; 110HTiR£IVttUll£
iM&fmtf «Vtamneiir, te fr» ait «w^iifeBooriMttHfiiie goutte âcr sang, et en recevant de fliri-aaémeBftie irti[iic d'estime... •■ - .'•:••• -«n ..-:. -«bm
^ Ou de dédain! dit Klsrieiu Mai* admettons- <n» ce sdit' dé l'estime^ de la confiance, je.ofed ai pafltimfns perdu ta sympathie et ttimiue d'im deâ)tomtite6^er*qui je me sentais lé- plus . porté, je >*e mf ai soi* J«9)M*ns fermé 1'aecès d^mê famille quuwêtiè ia fient* fia» j]tuiwis été heureux de te voir iieuttoni Toat'etlaipasdfcqirfon est un homme do moadp, reolpli des pm^gc^deJ'aawtirpropre; pdrde qu'en se croit forcé de réprarireani iwtoces d'une femme, quand 'triénie oa se doute qvfeils^jieinent d'une àuti-e ; parce qu'on se croirait déshonora àaw.peux et aux stens propres, si oaimittàn un<nrâraihupassiQns? à la langue, à imagination 1 Mon Bieil* ipe^lai^aaM de plaire eBt une sotte chose! et qu'on est ineh plu&'stpe en achetant l'amour' d'une fomirie qu'en tâchaspt drf insulter !
— C'est-à-dire qifmus nuée de l^onioes va te canatler de ta mésaventure? Fais Meuse, cro^inoi, maçiô-tti, Flavien. Choisis lien, et [tu ne seras plus tàntd/dfcnotàr Je ) bonheur :dans le nid des autre1», G'est une teçe&ffae je •pcendspownïoi-méro^. • • . -, <-.. ?u .
. ^ Tu. a^peut-^être raison y répondit EMwieir» ma*» j'y regarderai à'deu&fois. Si j'allai* Irçnber sur «IjueJque Nathalie! -.....,.(■;• .;- ,-.; , jp:.»,
Qu'on jii£e de îf effroi dé Dirtertro «fiiaud iienfc&JèWis la chambre de «a femme et qu'il y trmita Nai^aliè«i^ondeau, veillant cette espèce de moite qm^parià&tplfo et comprenait à peine. Malgré l'humble attitude dç ^coupable qui vint à lui en suppliantes et qui styfereaii de réparer par des soins» tardifs le mal qu'eue- avaif edasé, Dutertre ne put s'empêcher de M &*&z . v^iii ^y * — Ah ! ma fille !♦ vous avez tué k plus noble riee> femmes ! et si votre père ne vous maudit pas, cfesMpftlsmit^rop que le eiel's'en chargera! s ! :<;< i,;i
Jamais Dutertre n'avait dit de toHesfttrofesçlltàtowut jamais cm avoir à prononcer de tels arrêts danssfe famille.
MONÏVREVÈCHE Ô07
ejeaiift terrifiée et alla errer en gémissant d*as le ••. jawto^fiae) revit k place où i^Ue. Witc^ejp^é rSavien endormi. Elle comprenait que son père venait devoir une - ' i âtçheatk» dêeûnwquif ^bannissait pour jara&i* ce jeune -:lMinfiM| de iai« fam|lle;, BMe- voyait ^u'en.se vengeant de '"Bon^éiffénBntat eUes'éfcaatqpoar jamais.ôté^ eiiermêtne : to«te4fcancB <tehri plante. EHe>4gBOfifU ^ItW^^it pas i4dè*feife i^is'One la maudirait ^^.^0,^^^ sa fa^te, 1 • 'feflKfe «oihKd*en bowe l'amertume et d'ea subir les résul- ■ite*8^i^iO«iy»€pL, se difrelte5ofi6*tuei^mêiBje. & lutter ri otoêi»eo*tre;te«ii$) BJ»nd«au;a raison; si on n'e"fctt pasrnée tonne /«TesVà-dire faible, crédule, et tendre > il faut au «pon»*; fKnmjne pas* succomber sausJe.blàme de ces faiftk^qagw <»a)me:tis £^ ou épargner.
• flfcfritidono d'au^iibteine&réwluAiÇfrp quelle était sus- 7 .> cejrtihte.d&iescmïcevoiry et elle les tiniaveçila persistance dejTOloaté :^ui) était en eiieulfatwiil «tftfrtorop te«l> sinon ^foiir eJyie^dHjmoinspôui^kftAutee^»j , r - i .Gfymp&resmseifardana «le* &»». de se* «mari agenouillé '•* éémrtfeltejjttondçaiii jugeant que la* jaie #ait le meilleur wpède.eùx matai produite par le chagrift, alla veir Éveline pour leur laisser la lfterAéifà&tste^lrçuer. Olympe ' \ mouvra la fiarale et la mémoire, fitte n^ait pas comprit; >; }l軫^eniiers reproches! de ttmjjxtaijiw Elle ne savait pas qu'il eût pu être jaloux de Flavien ; son intelligence avait ~ été tcomme. paralysa p^tir, du mûïne^t où il l'avait grtnéée.tÇti&mt ,M>n expression), d'avoir gardé ,1û secret <ifl^ûlihe.)Butertrei«iHÊTOa l)ieu dans (son àme de n'avoir çasjéjbéJOûcaprfe.R régissait devoir pu, accuser un âiByisvjNBr ettsbdoux; ià ne s'en consolai* «qpq par la pensée qu'elle tfamitJ pas senti la pire. ble^surej celle, de l'outrage infligé pan ses aefupçcms, ... •■,%■■■■
i . W(&i qtffiUe;à&jache4îW(^ ; iptfantuduis m* ânq ama» ua eirfioii»- quelle ne sache jamais que j'ai été jaloux! Ce serait, te fin <Jeson amour etla-iuvdenaa vie. ,..,.:.
• »— Pourquoi donc me grondais-tu si fort? disait Olympe
308 &ONT^HBV!ÈOH!£
a,vec la. naïveté 4* l'innocence; fiitaé-facrerinre éitoifftè à lyio^ftwfêebeiiiwiwait êUfe «ormuË^apoai jnéerpaiéfiée? al faire mal,£ajlei><4e, »moi8 M^fiieu^^s'a^isialt ^'craqièH .^ chef fju$, icea ^ftlhe^^là ^amivas6tot'àr/tA<fillèj 3e^W I
vou£»queJe .tfjMfpftgipenjrf à tioiiet f*i i^iarorajpi»^^ i
me. ^mb^-qu* j'aurajs-enetore «&i <^W^jfe<r«riait;*«* j|
tfeûtetémon.teyofo kwtâ qvk]tim\i*m6ù>ét[ tèfe àrimi qui /^ep«ux;ê^0, spupçearofe 4<ar qaon oiari, «fe^qléjtjdti sein d'un, $i?parfWt bonbeuiv fH*i*bfayecie BaoôaecèQliei^ 4 a^ me. sacrifiera cette gafant qjii^'ftl'PWjieiioor^fiipwrt un appui semblable, et dont l'avenir dépendait en e«ittn^ ment de: papa dévgue»^ppu*«ellaj r ^.i jbO —
'— Ange de candeur et de bonté! disait Duiertr&eïf <H>uvranjt ses bras de l^se^, pardompr^nad; je^ p^^nafïrmm^ pas! Je :crayai6i ma, ^lte Bâitfue* < jf éftfr rffru ! <0U*i' ouiy j'» eu unt i votante: A^çes d*. felie* j* t'ajoettiiç&tijejffrn avais pa& a^u^e^^^'ai,^ Thierry:* a».fiU*;je*t pure, jl fainie,, %VfiW>m*,&UtàisW ntimj&x&$*rfikx h genoux, de me Itavolr, pa^née aur Jœijoaiib m® tes épatitesj J jma,pauvre;,})^is,err^ WniedanMado^ew^
w'impor^ ç^;qùe4NW)<te'toijte rooftrfHS ft*is4u J^>qw^e !
i éppndraip? a Jla. &rame: ^jété là: parfle -qu'elle >* çn* der :I voir y aller ; je. ,n -ai. pas d'autre raigaa fcjpi xkWuwvMi» ' ne lui en demanderai jamais d'ai|fo#, .JJjest 4m fymMvti j l'ois saints qui ont le djco&d'alJej'fpai^^ «tes 'i
repaires de yi^e,, parce qu'ils n'y vont ^pour> Mro le bien, et qu'aucune {SpuiHure oe pcutjes atteindre h */£da vaut çwu?j, ;!vjois4u, qu$ ^ephorcher des jrçfttifc* Dtous '
n'en trouverions pas un qui fût à la hauteur de ton dévouement > et la meilleure défense d'urçe. < femme ^n'est le respect de son mari, ,.., îmjoiî m'm/i; j
Un .parlant ainsi aarçc effusion ; Ifeiteftw .s Wpwfotui- * même à dessein devaajtiDieu, etr^ répwrtbfrqu'MittfiilMJff» vaifc -offrir à ^i.few^il la présentait, au eieUQ»*Ue-une expiation de sa fautes .'-. . ■. o,;. •-» . ^rtà xuj *'
Mai-tel arma- a.u;jf)HP; 11 avait» m*, «m billet ftrô*ftwfîr
ômtiekiàeL*qnjooiifcève Bfondeœty o*tâ tbkh Wmtà dans la çaèiàlqpita éfnpêcher,;ua àte\4immt>&WïtâTiv$toY
feflguë eiJièrï^aiJiéiidercette ^«irÉt^rttel? â%ut»*tt fflus
«***i ## pten^ixfnelque* heures 4èVr^,<M^tà''M ftfana^pfcr Atfartar auprès ^O^pé- qui 4tf$iAbéftft
Utqpèopât *ll**iiflh ^livrer aux âmcéuts du âènlmeïl Cltftoaiït:; - ■•>::■ . i -•.;'rtUn ... Jk- ,. :.oïv;-. Jte ï|j./f '
—Ça ne sera rien. BôhrmïDmm'Wtfï tàftiïtra plus
**Eê*if*aeft^ la moindre
($>^tenildn; Pfà^éà'dU^tepôrti pour* Paris , Thîeirav ft^ttfiteûè30i^e«xdegrêvè& de tenbéu*.1 Nathalie, les ^uaMeVeoâés.p^r < Wnsomnie? ïxêèvoimë u» toge rebelle <o««fcoïé; de«iâa#daît ï»rd«n4aB^*hfequii vêgàm et s?en> pcéttiait aatôw d'Olympe coranfte uiié^ ^é^ièuàe- auprès <tetf*»aèr* Olvrape -s'était lefééMfefifley tante pleine do aépi^lé^etie cœur ouvert à teutesJë* éspëranèès de bon- &o»i>qél se réveillaient ttùtdu^'d^^;'JBe^a*nih^"t|uï *dyait} tenfoherchfcrià l*.'c^ptetUlfeçfyé> changement *ùr>triltt^tens lea Manières dé !*a stetir àîriée, lui en lô- «utf|g**aî# ifltofecteraerrt sa jaie* et ^sa re&mnàissanee on îttt pt^AgttatttUes plHs'ardëtifes' eusses. .«• al Bïrtà-tre croyait tout sàuVé, tout réparé, màis'Bfoticfaiit, ^è^nfifiarit ïés^rafe et eft p*ëhànt lë'poignet d^lvtf no dftiiS ^id^t^îexférfeéH^fi^^légërterttent te sotirott ot
d>ft «u.. '*}» J'JmJ, •,: .. îjV r } Mit -j. , *y • •
oi i^ 'Ça Vft: mieux, ntote^Mdrà'Vfe soigner/et lieras avoir trop de journées comme celles d'hier. i< , -i *Mmve> toqxMêe rexprefeionétotlriéè tà'&rtuse de
3ii*-'lB4te sàtequavbufe dire, répondit Blohdeauj je trouve un étrange désordre dans la circulation du sang. C'est pett^êtré la suite inévitable dès émotions d'hier; maïs je
S10 MONT'RÈVÊCffE ^
vous dis, monteur D«tertrû;^a*it ne-faildrait^aajriMplcJrj ^ sotfvtent dès- scèfles ^violentes tiievëM'Votfle fentme». ■&*&?• j une Wgaiiléailofi'fe^l^àtoléèv nsm mjstdrieu^Dietfi^blJt \ né lutterait pas ^foriétosement'eo&tre' i&tcbwgftBBtpM&u I longés. - ' ' } r,n'> ,'>"'' ;' m!i '• ,v'*> •' '■ •!' hmm 9ii)
— Mon Mctt ! que draigftteÉ^Voû^ «kftic t s^ëcria Dofehrti* j! i Quels symptômefe vdu8 tfnt'âèiié èffite^tbat frfl'beareStf/V'
— Je Vdus diraf cela dàris quelques îotfff^ijictttttMPittéiif' espérance, desa^pfôftieB'ne dtep^tt,aiBseÉ(tpa*.^, -vjti'wo w
Ôta'i^marqtlà à PWf-Veftïon;, Idéales jours ^ulTata^lqUèr la manière d'être dé hi^dahieDUtértre suhissAiiim dhail-^ gernent extraordinaire. Jusque-là! y.» bienveillante fitvoqiinê , sorte de timidité, et kttbitiieHêriient taciturne, ôllenotevirit tout d'tiri coup ètptfnsivfcy Sèiïfcifcle? k ¥exbè&; presque; en*. l thousïààtèldàteMe&^ rnofl *li>:
OlyniJieWvîaft ,t*àvafôtèjkqôati»e anVfcous lef^efcanfrKai*! neut dé NfttfeallêJ W&vtoàtl* fréquente méfianee ^firo^t' linè/#¥étilitfiftbr'lte$ éttfôttoiis; fc«ffade3 sa pêTstamadltép' < à se ï^dùitte-âùtaftlrqw'^s^^
pour tffexlôtte¥ hiWiltertè ni Jalousie: ILairréve MdbnmJsJr I sanoe'cjtf ÉVé^^1 iUï-lëmoigitailt ;>fa conversion lu&teifet: 1 nrit^et^ii^,'ée'fNatli*al4e, avaient si ' vivement itoùobéu / Olympe; ' qttf éller *to&itftKmaifc désormais sans re>ewfeàol \ son naturel/ C€ iwtMrd était toutT^osé de^attinjW^^ forcée qu'e^ tétait1 'CaitêldepulB «on mariage. flallemteyx .1 c'est-à-dire eapisfctréive et 'résolue,* artiste, c'e^t-^ç&re ei*>» thmisia^'^t hîttprèfeMownable^elle f^devenait'àve^toué -«©M qu'eue aw&Hféte âans le secret de ritttutoitéfavecvicfli'niafc^ ^ avec Caroline et Amédéè J et encore n'avaftieBej&raatoétéJ.I brillante avec ces «daux derniers qtfen de liâmes u& écarts U instante de^cahrie et tf ouMS; JOartetto utaaàioflîçu'eite avait sentie détendre tofref lè*;*Fautre part; '^ avait apcabléèy en v< l'habitude, d'une infcurfaontabfë mélancolièi Ceite<fentoei^ choyée et adorée 'dans son efif&nce, portée eh trio&pli*i> dans sa première jeunesse, niée ^our aimer «t podrièlfp> ^ aimée, n'avait pu supporter, sans un effort immense; *att*-' nno résignation surnaturelle, le milieu hostile ou elle s*é-
tatàiipuYôe.lr&nsplaTitée (tan ^^ffiç^tio^^^ dernières aaate fflotoot,'^ Nurlfcrtte fâfafatrmtfûçjnée. en une flè^Jerapuiflotmea*, fripant. i9f^;^|^Q. ^pénétrant IuamtpHflite ^ores* <ml&y$lina^:^Vf^3^j5^e jusqu'à faire craindre des écarts de jeunesse dont Olympe portait desafcWfi»m<i^ et^ dë-
licat^flaiià'ft^oiBJ3aj4fiïtté &&e^sajre;,p,9ur 1g? .^pr^r; oùïkfiC0ii*ia5i|4-sofi^^^ infortunée avait été
de cacher le&farô§rid^<eJte ^jtaH la yiet^, enfin toute cel^Juto.iiBotoBg»e;icartt^[leftt#ans, parfois Jn^tflejax de sa n^té^soûôraitLe- «ràt?dâttutt .$& ëlje, à son. p^ le prinmpedeki^iè.Le joutf QÙ^spn sort fut.naarqué, fut priéoiflâuen^ ce»ltô/joù; le wôtonfc.pragq domestique dont nai»a*ûrai$çe«té&l$s';d^^ tard des résul-
tats beureuKàèiympf» -seoéru t saiuyjéetI$lj& sentit le; besoin de^We^>§efienmHtfe^firr 4fi.^dyîrtei'- au sqjejîjli* hoiv heuV^mia&iune çlar^itrisife^fi^xe.lajêtft.ffpuy $e,gsu> der^Jû.icifiL.ei> beireja ;w>sie,l!eipaft$. d'un çternier^matin. J5n^:a)r^45aclté ses/tate^ dès le jour où
eUéAYatt)senti «qu'elle excitait l'envie. A la. prière de. Nathalie fiLdetaQBii»ajrij> elle tes manifesta .de WMçau, dans totaieileJujpuifieftncejMJnijotir^i bjça ^efle^tj4it 4ef*iijs longterafisi oMa-saiaroiR tétait, perdue daîisjlUna^tiQB^^ qtildlûtftf'At.'initjddlpfiîftêmei, elle chanta, Cette "voi^ .puisr saate etiiiiieri^itt«ïU3ei><»g«idqe par une science parfaijt^ celte inspiration .saliÉœe^ itemplirent j'atinôsphlng^e Piiy-SernWde jeine.sais quell^^mftgfedé^ieMsej^tiiejrjWe donfotoufijtecœiutoiurant & Jfc fois, ravis et $ppçes$e>. Des la^fôe^^i^r^^t iûvrfQntaiEefiie^t de tous, les yeux,, même dft,<îeuj fl^^atha^ie^!qUi;Cri*tenteiidne le chant ^u cygnp ég^é f^ ie^e, £/?eliney qui était toujours couchée sur uà ^ktejrej»)Si .et qu'on transportait au saloof ;%y^ç le plijs gra^i-sou^» prit tov^^t&iremqntla main. <te Tinerray, qujiiiîegafcJaiijOlpEip« avec une 4t*a^g^an^iél?i; ^hierray se^piilieJwjyaBBsa.flftncée et lui dit tout bas : — Cm me Eût pWikwalqitt) de*nleri. Je vous dirai pourquoi» et puisséjemetuemper!
312 MONT-ltEVÊGtt-E
Tbfetttfft t|tti<él&tieiBee«8lvettiei^^ ganisation exquise et itafeu. ^ufteûkTï^»aétfitou|rtt4ës impF^ions^lu&ra^c^quo^^ '
^^4e%aï»f ^et^aMa i^veii^bné<»tti^'^ »b *ap siiv ' ^i»«dawe Mêrtre ^ 'fort dataîte, ItiPdlWUf^Sffls sfft : Je -ne Suis ^ médecin^ je ïte Ms *ién^ maliftjHèto i elle parle, j'ai froid; quand ellé^^fU^^j^iÉiiV^fc chante; ^touffe. Saubëz^i'j^rève, ' ^ ^";'Èf^^ ' — Madame!
sac, dft Blonfleau i s*en mêle. ' Elle vj
doute?. Je ftW'paft nie prononcer , j'ai péuf d# tuéPîfcèt le mondé; je.ne m'eftdors pas, Jç fais fout ce qu^ê'&Ms lîafte, maïs je ciiîns bien d'ëiiîîtiîe jteuf n)es'pMffis.,ii,;' -
La tristesse de Bldncteàu en disait 4 encore plus ifjiç1 ses parcjes/thièiray; Oppressé souscè fatal secret, mi'tiàfaandait chaque'jpur s'il était temps d 'éclairer Duterfré! eI,*
— Pas encore ! disait Blondeau. On ne P<^£ {§§ ÇPNRS" là que quand, on n'^ plus du tout dWpérance. &}J\
Qui eût pu de^iner,à moins d'u^e ^rt^^a^y^a^n ^^ôBe^tes ïffPgEès de la miala^ie d'P!yn>fié? Sa, bçsai^ avait j $ri§ iin çaî^èrçdtf santQ troppçose, Ûa pej^ ^S^f^s- £ ^u^Mmulait l'embonpoint sur ses ^ j^ues^parfoi^une^^e " çolcpitten lui, donnait un éclat <j$e% ï'^l^ÀW? Wii Qf1- I ,:£U$ ne ^e j^nait jamais,. ^T^c$a{t^¥qç.up^n extrême l'étouffement subit et les palpitation^ .vjo^ùes -r^e£Mp^?$ft*; attribuait oçs malaises terrfbjçftjft clés »$ssç$timQnts passagers de la maladie, nerViuf g ^nt^le seçrçyftitguériç, Elle avait .horre^v de §e, rappplep JÇjfjfHiypmr.de. cernai quj était lié. à celui. de}se? i ç^g^n;J()sîbvis dç «ai pi^pr^^îpBsçieaca^ se les retrac^^^û^^.f n ,
Elle était bien guérie, eu effet,, du taal pwiseifc;iinais elle était la proie d'un autre jeû£1 plus grave, &liffl)$& le premier l'avait prédisposée. Quand* lâftéotoeHiilif tàtfgre dans les liens qui nous retiennent h la vfe». U Jf. a Jtaflg-
M0NT-R,EVÊeii£ 313
tetilpsiqpi'ite wntwé&mmmfw,xm&'fûM& iwwwfote et
vite que de coutîW^iiiai^jWiffQ^e; rWfesAmftj» JM^imimr tâfilfa $W^t,i1®§t$,WfirtWQ& en itâ^mkikmrf^'îW^iri ^r Jte V^fiijde l'air ! mes
--<l»*HÎ(8f^^ b.f.ip ;■ .o " k'; <■■-,-.,. . •.
Les accidents devinrent pei* à pet^plus, J^uents,,j$us .flFlpR^]1^ ^ype jenfe établit ^. les forces, déclinèrent J9^^e^W \»atœ^ (.Ql^if9e ne put se lever, e<t pleura >é% WçftjffiR^ efle-D^nie,^ 4*4 avait réussi a ,se vaincre Jiy^^^ippnieEj;.; Ce^çur-la, Êvejtine^, debout et guérie, o.Tjjrt^yp éfèm et ^assuré* i-eçe.ya^ni la, bénédiction . nuptiales^ la^.q^^aneUe $%<p ^Wide.P^yerdon, .Olympe . #e. BV1 Y, pister et pria pour eux avec 'ferveur. \ .' ta;le#<jtèniain, Dutertre, que l'inquiétude commençait a aëv^r, Cracha de h.^uc^^ïùmdeau et de. Martel, réunis en consultation à <teu* àutresG niédecihs,t ces pactes qtïf nlMàgéaienjt l'a portée dit coup fatal : ' '*
— Cela '{fouirait devenft* assez grave. Tout fait craindre ,f^totoenôèhïe^^ -M ••' ;
,; J 'le^iiitèdécins étalent éît eh*reetlir^Gfat ttne femme ^Wfè.^out «e qui'étdtmffidUê^at'^^lell^ a été ob- '^^'^ét ùi^cetmmmt ftar*'nbfate éôftifreïê Blondeau. MQu#fcôHtmtïé, à adoucir lès '-* dernières luttes ée la vie; 'Wu'f! 'avérasse la famille a*ee ménagement. 11 n'y à plus
;' ftutettfe, qui né1 s^taît jamais endormi st*J te èatigèr,
rafsbh krtfêlf ctenélés yeux hûmïdè^ de lâYiiies JÔ» vieux
''.Mariée 'qui encore plus, s'il eét pbssible, que Blondeau,
' tynèMi madamel)Utertre et chérissait la famille. Dutertre
firdefeféfft)rts sliÛ&més pour ne pas troubler* les Jèiés d'un
premier jour d'hyménée par le spectacle êé séiïft&espoir.
' -" «Évétme, f*ette 'à tromper, étaU toute à iâ joie eofiâiitine
î <fe marcher, eoHime <élte disait, <uù laterte du bon Bleu,
- appuyée feor le bras de son mari. EUe était Heureuse de
ses tbitettes splenoSdes, de l'affection qui l'entourait, delà
314 MONT'TVEiVÊCHH
beauté nouvelle ^'«ièe 8emit^^qu^4urMfelfiBO«aiapil»s, de son iDactioiiw Sa premier fraiotffluii, )mgUm\pskààvsré% iè par le hâle^avait rtafiçuriu Setf Qflifeyèonftôn^iee^tttéB^;. par des fatigues désordonnées, s'étaient détendus danstiénî repos.; Le caractôm ^eaJtieesentak^ll £?fyitiÀé\éhàMÀa%& dans tedoucefr^saduités, JaœlesiSoi^itaxidjfcsiidontadieLiis avait été l'ol^t.iReiidue-.a^JMiM'J^^ H
lu»e, Blk aimait t0pi^jracaidé>£çttç àdopàftiHÉnafaa1à$i«tôl> se sentait «ténia subjuguée ;jiar> luivtvBujj^&afiEielqiBu plaisir tout nouveau poèr eltej >i j..uî.» mui-run" 3iuJ3aionofi2
Mais le soi^Dutotreiéprjj^jàiSOàiieTâBaxd -jl ^ir>iî{^t.
«Reviens, maaûfa. ^'ai . besoin idôftoir poufe «ei^às-),' mourir avant elle. Lainalaule^ fcwuraiMë^ que trop.- Ce mafltt-:ifl»-'*idémaadéj powrqlmp in notais i • pas là poutf l&marJage dè**.sœ&rJlMina;j|é kwàî promi* ,•. qu'elle te. verrait c^str^i^iottra^eUeé'eiiréjeiiiti^iffliBn donc; ja n/ai^as le «droit i«te te priv«r>de iaqdttrnièrerfié* . nédiction d'runesaintev» -. i. u:, -y -.s. ^îiiui^t «. oi» •>!••..:
... .» „ .','.. Jfftir*. . .. -mi çWï'jioi* iingcrb -ji.
Les den^re jouœ d^^ le» *m$t ïeUjrvJ)uiieEtD& .avait jfr&rt.iA'iiéBWtatdfe membre de Ja.caa«fere dÉ5tdéputési ^our ne ïfcttgnBlir— à quitter Olympe. La paurrerfeBome^ait heureuse dû a^jî voir réunie |»uii,.toi4oui^à5jl>tt»Me^u,dl» cbÔràBiit toujours ftyeûâdolitrie. Ejbksr iite *jt .pas venir sa §ÊUitibëu t délicate, une savante sollicitude lui épargnantes appïffcioi henilçiis^ioisjtres d& i& naeijt. .EAle ^ânttwonit 4*mmr vu* jeune «taf ujgui scni Jè^froid*^ iafaûm 4aiisvso^ntfba£a>-< ■ 1 • donnée qui inuitourefti^lemenlfia ^nffif«»p^'»«îaLiqiâbl. ne sait pa* qu'il m uiouriu. ...m i-.k/A li'-'n **} :<>ra n«î?!iJob &
Quelques; heures -aupii;ftvattÉ^ejaTaii4it>à^rnèlrfdK(H — Mon. cher entant^ jeumo sens bien. feâblét Jè£ft'y!êfni*jn prends rien, car j^suiavsitoureiweiqife^aîéàine, sarifepa&in malade. 11 iratamMe^lii^
courir; mai» je n'ai pas aeulemeà^bi $m® de leTteroan^ bras. Est^oe qu'on meurt 'de faiblesse? L^frrtédewasî**
MONTVREVÉCHE 315
se«i?qQeiiiOB^ét;]Bi>e4e<omsipa?iiiô^ feus! Cependant si jèraiÉteànm^râr^ JoreiiM:(|aôi1tioâf|^eitai^ma Bcbjaâôieç etique^oéllé :ni tâë nèL:q#lietiB*<jain*is nlon
Aniétiéèil^àit jœré. Dtffertre lutta pefidani près, dtog an^boteeliagfefatertioo. iueessanie et acharnée du sttmdei H asaâtnteHôffltetria/cauœ
detsl}ê&derfaniii6><dl payajfc'sonrid&espûir de si pieu de contplafoanœ^jqtfd «vaitf confessé à jtanédée l'espèce de monomanie horrible dont il était ©beédé, en le priant de ne jamais le laisserseukÀmdAéevqàL ressentait les mêmes tenfcajians dans un« morne aëenceV s'attacha à lui comme soa ombre/afin dele préserver en se préservant lui-même; Unahge de patience, etîdeiidtfueeur se plaçait souvent . eniraorç ésad îéun âmèite- méditotionw €;était la. BcnjamfliBiiîhflânBQtante de la perte de Joëlle qù'élte avait année comme impropre iùère,.:eHe.ét^t la» .plus dcajkne, :1a; plus forte de la famille. Elle était si ingénisuaa ,à ccaiàoto fet à distraire les autres, qu'un jour Axnéàée, dans une crise de chagrin violent, lui dit à vôïxtfasse, mais avec humeur: ~ li^ssB-nous; Betijamfa^ ta goà&£ ibous fait^mal !
€ki^H»ae répondit ^u'Bn^ répétantes deux mots; — iia gaieté b Puis dâepâlify trëBuchay^t. sortit eh se rat* tra^fcaaMittmlè&comm^^ ivje. ;
AaédôexoBbutappcselki, la soutint dans s$s bras; et luide«iaiia^<tehdrenieat pardon de son injustice. Gaitîlipe fondttiqnkttne^: . ;jï/ ,>;',.«/ tolB*û!;.
•*- ¥aa*»e -comprenez donc pas, dit 4dte> irfpie: j'ai plus dedsrigpftaqu&vous tous, parce que j'ai perdu ptus qu'aucun de xçmîiM.(gi père a des devoirs J»ur le fortifier contre la douleur; moi je n'en avais qu'une cf était de donner du bonheur k cette pauvre. femme qui pfen avait* pas qémâ mon père était, absent. Yveline «st mapée aâtî sera bientôt mère d'un petit en^nt qu'elle aimera encore pk» quelle • n'ajmêJsaB .inari^NadhaMe «si instruite, .éptrituelle, aoiifcU tieusè;toi; iii peux soulager mon père d'une partie xle ses latines! et <d& ses tvav&iix : qu'e^txe que jcpeu^ rhcH,
31 G M0N*-ï£BVÉCHE
et qu'est-ce que je suis? Je ne suis ni artiste comme Éveline, ni savante comme Nathalie. Je n'aime pas le monde ; je ne vois rien dans Favente quf me tente, rien dans le présent qui m'absorbe, depuis que ma pauvre mère n'est plus là pour accepter mes soins, mon amour, et me dire qiitf je M ïdteM'iXeû.dxiVyà dè^4tf^dé*%#ffi&r o^tts màr tîë/fen suis sÛre*'ËHe $ dfefctt '4tt$\lu&ifatè bien aùski! Ét'c'ëst uéjà ^BM^Â'^rttéii^^jè^ittliaWflé^ bonne à rien. Je hé peu* ^tullËr^àJài^'pere,^*^ pas àssëi'cfésprit pour le côns^er/ «Htf'fle teW^ttiiiJi^ daît pas, elle, etie ih'aimâitfanf ! ^i?;^&Vm^Siâ^«n%m^ pfcrs que m6nt>èrefne m'ài&ïè, »W1 éèt p^të!éPfl!teMm*«î4 mailfcomme pas un de vous ne'nf^me^jttm^s^e^éttâf ma sœur, Mrcef qiMlè étàtfe jëunë^1*!»^? ^ëià^ittrf mère, tfàte i$îm éiart -MMli i^^^^MÉÈM»
aussi,: parce quelle '«MH'fluBfe 'ëWÎêtaQà, md^iote<*ifc> rage, et que je te serais cohime W'peM 'entehti^t?8tâitr tout pouf mbiy utiê1 m&è,' uneparente^ un modèle J (JfcrV àv&it-il sur là *èrrè d'aussi beau/ d'aussi1 béri,iêiauW ft£ màht qu'elle? Je iMate ^seulement ieuréV^^^êi^é^^ fille chérie, j'en étais fiére. fieh ét&te *aine! Et'fcfW&éati' de quoi poarir^e'Vi^^M?'Â^k pow*ai*J<JifctW nëcfeésaire'? AH ! ttf votë]f Àmédéë> je sois gaie; biètt gàM>r j'ai bîeti sujet àë ï'gfre! ; : ' -fî - -•! i«*)r-rjnib
C'était la première fois dé sa vie que CarbfinèpH&flPSfi longtemps et avec tant de feu. Amédée sentit tout&fâ&pque Cette bonne petite fille était tout àHnpïetWW^e grande1 'âtttei uii çai^^'adnluaMemeitttoâri^ cœur testai tendre. ïïla pressa contre <*m %feJfiQ8t pîèœSfM avec elle. Il ptèuïa pour ltt première fetà' cte^s-^intek» d'Olympe; et, Sèfïxi* ce jour, il vit Garé^kvri§TtttftfàP yeux. .C'était éfle,-ëb effet, qui rem^taitH^Wf^phi^ rentKousîâsnte* et le 'désintéressement de ion aiÉfotf^p&tf P la morte. BïletfavahWécu que par eBe, él^tteoomjli^J nait pas encore qu'elle put vivrepou^u^l^^u^isg^nr»
; *>bfiom 91 -r:; 'M":p n 3." -;ft*'l*.-v .-.çr^rî ^ r i;,^-. -. ;, .-•••• fJisnEf. <ro:/ .-.^fi.tQfiiN£LI$S-lf>N-)!. :^- -*-< .- \ r^9*n vî^t .Vf '*r(j ^p» .'î"r -.::.""..■ b , c«'' v.Os^b^t* •'," '" '•ix'-*e'î
;»'frh 3EÏÏ JH ,'"" '.-,\ï ~"--> •-;";. .— - - ^^-.r — • • •;■'
étefti§eul»|daps.lê wtoft d# ^oh^noiness^vJH av^itcûiiâëryé
h^^t^g,?vapait toutes1 4e&: ^ewaioe* faire w toui?^
H$*Y§*8ftiatë*a table 4e travail ;^?,4prteà%w ^iw** j<WWi«*iI»uvara: Gervais, qui avait per^u^sa.feawxtf, ej .cjuj, ïfrv&yyç^ft&rikt) passait ^sjquriiées. assis, su^oin vieux fAuteud<te cuifTj, 4an$.untcpio de:la wuï^af^& avoir sen*4 lafïBuitoiiftJ^eMo^^ g^e#4u manoir,
e|,^9#,iovJ^6 J^s fo^tjiops^JtH)f paient à trapsporter le Nifijftfrd imputent d'un coi» à ^aMtee et à brosser un yjqil) ha}>& wl& Thifircay, Iuâ Ava&fèûpii poujf sa^sjaiœ sa» Ih^mm.iMw^dç. .Rosser, quelque chc^e; r&pçè& avoi#p9#a^4e* Jiejï?es,fit relevé le» mauves pyramidales (^ti^r^age avait hri^js,, ThdeKcay s'installait que heure a^j^ak^ jç^p^saijt.te rotnarv dp w ^ie.et faisait quelque ve^jp^jsa^ femme* Ù avait^Dp^s^là, fà çentrepsises différentes, tout un poëme d'amour* ^p^Qire, de tem* Wmî^Wmm fl^ltfWlaUfUû, 4(«mWfijuand il serait
apbfryil.f.t «i» ■ r- ^-î,\fn/: tV >' ».-;;■• -<- »? ■« •.
.,,(^t^#éftta.jl fai^it cJwid* ^êja?ie;4a^,te^anoir.dfi ^i^8ev#p^; î* <#}bn?; jfQ^nel» f^ &>is, enyftoqfla^. nj'flfcft, IfloidHé i«i%»-lWôM W* jfiw&y$ç$t^xf^*m wcj)ai6j|t>d<mft ta^qj0fc.et<<nu .se, ^ispjtfaient $am les aip^teK^d^W^^ fcw petites te,pejn?oquat.etl^ §>ar r^tâjye,.Jœbété^ in-
«H«pis*itoi^^«a^^ silence*
U*4k*Ae«^lWe,^ d%ye\im>imi d?igp%tjpartagers4ésormai*is0u i^fon.efltoft^,^ «WTOari* eUuivre>*:e dernier dans ses visites a Mont-Revêche, était couché sur les marches du salon, dont la porte restait ouverte. Tout à
*ig »0*T**ItEVtGME
ocrçp, le dkim>4*&*ï l'oreilta, gronda ^ah^ij et '4u distant après, on sonna à la porte massive de! Metat-tetéohe. iForget aHa ouvrir, ^thietiray^i^ir^ kuoldche, avait- été secouée reportait à *de irij^'TWNKènirs du passé, se le va. insrolôntattrttweftt paàfSater regarder à ta fenêtre. FlamûJenlraitidàne la e^im lltfiànça au-devant de ikii. , .« .y / » -*' *>•• ■ "'*• -i^-iii niia».t; • /.— Jfe! quel bentair inespévé^^AâMt^.tfil^»^? Itepuis deux ans* ■ pas: ml ijdots, pas &ehffittiq*e 4*éo*tfenirl Peu sten faut que je^ne t^e W ;nH>rt'4*ôfe «Mtong vwyagq.Tu masque wiry.lEOirt^0*o?ttâtoèVtf«s«««èï«s? rA»iv^ rester qaittlqoesjoùw a*ee*noi? »*• -■«:*- —
— Non pas aveo toi précisément, dit Fiatien ta IriT-t^ndant son étreèi|teta«wiale (je< n'ai ptta te èratotiÊWè présenter à itay^fettonjpoaraal^
j'eepèrete voirj de temps €fln tea^^^tMWo^i^itfgMre^ car on ro'à dit dams le f»pjprtfte»y venait ^ifekptefeis. -t-*131è y viendra dfcs, aujowd'huiy^écria ttiferaiy» Ê*e- Une teTegirctecomniesoA frèfe ; efie rtV>uJbhê*^ÉnaJs ton zèle et H" discrétion datas la rnalheuretfpé'CircOf^tsuWe^. -^Nepailons pw de eela, dit fflavièn; • « v.: . : -+-> Btubi^Jit^aHB-doute^ a'en pilous pas; ttatsmoi j'y ■• $eas* toujours x^tte ce- Jou*4à date pou* mpii«B£ïônhaut «pi eût été saâ&nuages, sï le ciel ne frà&fttJftnlève notice ange- gardien, aotw lttéfati4cej egtte bêÊ&et noWe femme... . - ^.«;r.j
— Ne parlons pas de celai répéta Flavien/TiUiae «inbifr<piissa «uftsèni-^ peil étroit, siège de l'obstination, de la sincérit&etMîd4a?ltesté. ~* Parte*mowle loi) rapritèt,' -'» •».* -j&'a ' - 'M ~ •
•: <-Oui, je le.vttttitâêtt, ^ dfeTlrte»#f ^«itts>«^«fc tèut, coœae je/yeux quedu i^ies aojotifd'lAd nttl^miftte^hia fltte> jajraAs écrire deux iignes et expédiei»eoen*À*tiy- Vèrdoa^ISoi^i^sUriMis avec toi jusqu^au Mto.lfetçétatftus fera dîaeiT ici tahtrbien ^cernai; •^."': r »j ^ lui
wje désèreraisy moD^mt, q*e M. itaterffeqgë^pas àflidelkjraent mon arrivée. Mon nom seul dott Iâi4d$pe-
-,l£Hite^pW[$éxMi®n, J^r^nifeke pour lui.,, et pour
^^^r9*^îi^,«l^pl^Ue^ dM ïihferray éomanlMe recom- •^«wfr>$NBlîflK4l6iii& pa& diè« iaa^iwèd& toi r et Forge t,
;. ^QSfeitf te.WW^ut 'pistil, quand Fta vkm» eut été serrer la main insensible du vieux Gervais et grafttér Focdfmt du {ttnffiqBtf, fu**A il ettotèipeitâéison; ainidps soins dont JUagkdâw: i»|tUftf)dt&/éla wqt |f objets il jf«nira .a^ec. lui :dan« le
.19910% ta^o^ca. propre i^t conservé sans altération, arec -4e£%^*tott^ teïnps passé.
— Maintenant ea*3©»&, dit-il, je «iiis. venu ici pour te fgifgr à» «feoses iuiporUntes qui me concernent^ mais je 4rç 4fm&de>fe pieiw*«on de Wàterrogeir. auparavant...
; ËÇfteabonreta;/ WMe*»a&i/t raiment.feèur^ dans ton mé- ;fNgfc^*Àipi4 'Âa$bafrisi înorteLqui^je le s*is, a^em-
. ^jte^willed'iKi d^}*, peine échoigi au bout de deux
- .s^m^iJ^mmH^n^^ïié^ ^ tàeiwjsssfiittëttement.
,. • ^r^'^efcOeHKte) 4it TWermy.' Tu^nges au>majiage à ton . t(9Kju6Mu.}yfiuj| savoir; si; i'iiomB^e! le plus indépendant de la terre, le plusiftotaecpae dans s® projets de bonheur, le
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*}L W«* «te Ja peine * e^ faire un véritable amour. Mais
le ciel m'a protégé etËveline m'a aidé. Oui, Éveline* c'est horrible à dire ! a bien fait de se casser uu pied, et Dieu a bien fait, pour la conversion des enfants gâtés de Dutertre, de rappeler à lui cette sainte femme dont le monde n'était pas digne. La douleur, en venant visiter cette maison opulente et ces filles superbes, a converti en patience l'esprit de domination, en remords l'esprit de lutte, en douceur l'esprit de révolte. Le malheur est un rude maître. Datertre, le noble, le désolé, le respectable Dutertee, l'homme de cœur et de bien par excellence, le Sauveur des pauvres, l'ami des infortunés, l'orgueil de la famille, cloué sur la croix comme le Christ de la paternité, a offert un spectacle si déchirant à tous les yeux, que les plus endurcis se sont fondus, et Nathalie elle-même...
— Parle-moi d'É véline, dit Flavien avec un peu dé double, d'Éveline d'abord.
— Oh! je ne demande pas mieux! répondit Ttaerray avec empressement. Foncièrement bonne et vraie, «Me avait un travers capital : elle s'imaginait que la vie est un bal, une partie de chasse, moins encore, une toilette, un temps de galop. Heureuse et triomphante, dite eût tout brisé sous ses jolis petits pieds; triste et navrée, elle est devenue bonne tout à fait, bonne comme un ange! La résignation terrible de Dutertre et sa bonté inouïe ont fait ce miracle, auquel mon amour a peut-être un peu contribué aussi. 11 n'a plus été question de fêtes et de voyages. Les habits de deuil ont fait rentrer les chiffons. Enfin la maternité est venue, et c'est là le grand sacrement, le second baptême pour une jeune femme. Imagine-toi que cette chère créature, qui est une vraie fée, a eu le talent de me donner une petite fille qui me ressemble à faire peur! mais on en est quitte pour la peur, car, en la regardant, on s'aperçoit qu'en dépit de cette ressemblance, de cette frêle enveloppe, de ce teint brun et de ces cheveux noirs et rebelles, c'est une petite merveille de grâoe> de charme et de gentillesse. Tu vas la voir, cela marche et parle déjà comme un enfant de deux ans, bien qu'elle
compte à peine treize lunes, comme disent les sauvages de Chateaubriand.
— Allons ! je suis heureux d'entendre tout cela, dit Flavien; et l'autre fille de Dutertre,.. la Benjamine, comme im l'appelait?
— La Benjamine, comme on l'appelle toujours, à épousé *on cousin Amédée, il y a six mois* Ceux-là sont heureux. Kegarde-les bien, si tu veux voir, le ciel sur la terre. Un ciel un peu voilé, car il y a encore des larmes dans ces yeux-là. Mais que de simplicité, que de dévouement, que de vertus à la fois rigides et douces dans ces deux enfants ! Us sont si parfaits, si beaux, vois-tu, que cela donne envie de leur ressembler. ,
— Oui, je savais qu'ils étaient mariés, qu'ils s'aimaient, dit Ftevien, On m'a môme dit que Caroline était singulièrement embellie.
— Embellie à un point extraordinaire, et, chose plus extraordinaire encore, mais qui te; frappera si tu la vois, c'est qu'elle est arrivée à ressembler à noire pauvre Olympe.
— Comment expliques-tu cela?
— Je pense qu'à force de penser à elle,, elle est venue à bout de la ressusciter dans sa personne, comme elle la ressuscite dans son caractère. En grandissant, elle a pris, je ne sais ^comment, la souplesse, la démarche, la grâce de cette femme incomparable. Comme Olympe était son modèle en tout, son type, son idéal, les toilettes élégantes et simples de celle-ci ont servi et serviront, je crois, d'éteruel modèle à celles qu'a inventées naïvement Caroline pour plaire à son mari et h son père. Sa prononciation, son accent, sont restés imprégnés de la musique des irçtonaJÂons d'Olympe. Et, aprè^ tout, qu'y a-t-il de si étonnant? Le corps n'est-il pas le, très-humble serviteur, Je reflet de .l'âme? N'est-ce pas une argile souple qui s'étend et se façonne sur notre désir, $ur notre volonté, sur notre contention d'esprit! Ainsi qu'une mère enfante un ange ou.up monstre, selon que son imagination a été ravie ou terrifiée (Jurant la gestation, le rêve incessant d'une fosme
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chérie ou abhorrée ne peut-il nous transformer îiôusmêmes en démons ou en divinités? Or, Pâme de Caroline d'est faite si semblable à celle d'Olympe, ses qualités, ses goûts, ses vertus, ses instincts sont tellement les mêmes, qu'on la retrouve en elle à chaque instant avec une douce surprise, et c'est un véritable bonheur pour Dutertrè ; tfest ^ la plus réelle consolation, le plus effectif dédommagement ' que Dieu lui ait envoyé.
— Mais tu ne me parles pas, dit Flavien, dfan événement J assez gravedansla famille, et quit'aatteintcommelesautres? <
— Quoi? les malheurs matériels qui ont frappé Du- J tertre? la perte de sa fortune? ma foi ! non, je n'y pensais ] pas. Tu savais donc cela? Eh bien! je dois te dire, à la * louange de nous tous, que cela est arrivé dans un mftnertt J où aucun de nous n'était capable de s*en affecter, tantnbtfc * ' avions des sujets de douleur plus sérieux. Pour mon compte, Flavien, je te confesse que je m'en suis réjoui, autant *jue, dans ces tristes jours de deuil, je pouvais me réjouir de quelque chose. Cela me relevait à mes propres yeux de me sentir dépossédé du million de ma femme. Ce diable de million, je n'avais jamais pu en digérer Fexpectatiye. Ce revenu, qui nous était assigné d'avance, dépassait tellement mes besoins, à moi qui avais rêvé six mille livrés de rente comme le but de mes désirs et la récompense de mon travail, que je me suis trouvé encore trop riche le jour où Dutertre nous a dit : ce Mes enfents, voilà notre fortune. Elle est réduite des trois quarts. Elle n'est plus que d'un million à partager en cinq parts égales. Celle des pauvres d'abord : c'est la part de Dieu! celle de mes trois filles, et la mienne ma vie durant. Nous étions riches : nous voici dans la médiocrité. Nous ne sommes plus les rois de la province : nous sommes encore des bourgeois fort aisés. Ne nous plaignons pas. Nous avons pu sauver notre honneur, notre fierté, notre indépendance. » Ce digne père! îl était presque content d'être déchargé des devoirs énormes que lui créait sa richesse. Cette catastrophe l'a sauvé physiquement ef forcément du désespoir. Obligé de liquider sa position
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t,our remplir tous ses engagements avec la plus exquise délicatesse, il s'est ranimé et relevé sous le fardeau d'un devoir nouveau. Quant à nous, voici ce que, d'un commun accord, filles et gendres, nous avons décidé en conr seil de famille : au lieu de prendre chacun notre part, de nous disperser et d'aller parcimonieusement placer sur l'État notre capital à cinq pour cent, pour avoir chacun quelque huit ou dix mille livres de rente, nous avons toot mis. en commun dans les mains du père de famille, et nous lui avons laissé, avec l'aide d'Amédée, la gestion du fonds commun. Ainsi cette belle terre de Puy-Verdon n'a pas. été démantelée. On a vendu les autres immeubles, mais celui-là reste intact. Le château, plein du souvenir ~*lYDape, était une chose sacrée, ainsi que le parc où sa tombe a été bénie sous les saules de la cascade. Cette vaste demeure est d'un entretien assez coûteux, malgré la réduction du personnel des serviteurs. Mais en nous dispersant, chacun de nous aurait eu pour s'établir et pour se loger le double des frais que nécessite la conservation du nid commun. Crois bien, mon ami, que cette réduction de fortune, en nous forçant à l'économie et à la prudence, a été un grand bien pour ma femme, et pour moi par conséquent. Avec les chevaux anglais ont disparu les courses effrénées : on n'a plus de maux de nerfe. Les robes ne se comptent plus par douzaines ; on n'en déchire plus dans des accès de colère. On ne pourrait avoir de riche appartement à Paris, de loges au spectacle, déquipages de luxe; on ne peut plus aller déployer ses grâces d'écuyère au bois de Boulogne, ni ses diamants à l'Opéra. Tout ce que je redoutais, tout ce qui me donnait, froid dans le dos le jour où, fort amoureux, mais fort inquiet, je contractai ce mariage, s'est évanoui comme un mauvais rêve. J'ai à présent la joie et le petit orgueil de travailler pour ajouter, à l'aisance que ma femme m'a donnée, un peu de luxe modeste qu'elle n'aurait pas sans moi. Va, tout est bien ainsi, et je suis fier de penser que j'élève une petite fille qui ne sera pas une riche héritère, et qui ne sera
Si'i MONT-REVÈCIIE
pas obligée de se casser bras et jambes pour conquérir un
mari pauvre. . |
— >Oui, tout est bien! dit Flavicn, mais* tu ne hi'âs pa> parlé de Nathalie.
Et Flavien regarda attentivement Thicrray, inquiet ri impatient dô sa réponse.
— Pauvre Nathalie \ dit Thierray ; que Dieu fiii pardonne comme nous avons tous été forcés de lui pardonner! Oui, elle nous y a forcés, mon ami! Soit repentir sincère, soit retour a la raison et à la vérité.. i et' au fait, l'un ne va pas sans l'autre, elle a réparé ses fautes autant qu'il était en elle. Elle a soigné Olympe jusqu'au dernier jour avec un dévouement qui avait quelque chose de fiévreux, tant c'était assidu, humble, tenace. Je ne saié combien de nuits elle a passé à son chevet. Hic était5 infatigable ! elle est de fer, elle est de bronze, cette fille étrange, pour le bien comme pour le mal. A défaut du cœur, elle a la volonté, et quand la logique de son esprit la ramène ;iù devoir, elle ressemble à ces ascètes des anciens jours qui ne 4 sentaient plus ni le jeûne, ni l'insomnie. Après la 1 mort d'Olympe, en voyant le désespoir de son père, elle I est tombée elle-même dans un désespoir profond. Elle s'était peut-être flattée dans son orgueil, orgueil bien placé, cette fois, de le dédommager par ses soins de la perte irréparable qu'il venait de faire. Dutertrc a été sublime pour elle. Jamais un mot, un regard, un soupir de reproche! mais aussi jamais un sourire df espérance n'est \cnu éclairer son front, pendant une année entière1. La pauvre. Nathalie n'avait sans doute pas prévu (tes cœurs tendres seuls le devinent) qu'il est des douleurs incurables. des regrets étemels. Vraiment, elle n'avait pas compris le mal qu'elle faisait! En voyant blanchir presque' subitement les cheveux de son père, en remarquant les ravages que quelques mois firent sur cet homme si robuste et si magnifiquement organisé, jusqu'à lui donner l'aspect prématuré de la vieillesse, elle éprouva un tel effroi qu'eîli ; tomba assez gravement malade à son tour. Elle eut rie-
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accès de fièvre où, pendant son délire, nous crûmes découvrir qu'une passion inassouvie et sans espoir., une passion plus noble que l'ambition de briller, plus douce que l'orgueil, se mêlait à ses remords : mais le nom qui s'échappa de ses lèvres, je ne puis te le répéter, Fiàvien. Ce secret trahi par le délire, nous ne pouvons le dire à personne.
— Eh bien ! je le sais, moi, dit Flavien visiblement ému, ce nom, c'était le mien î
— Comment sais-tu cela, mon Dieu?
— .N'importé! continue. Je tiens beaucoup à recueillir ces détails de ta bouche.
— Eh bien î j'achève ! Nathalie, remise de son transport,, tomba dans un état de langueur qui nous effraya. Son père la supplia de se. distraire et la confia à sa sœur, mademoiselle, Elisa Butertre, qui la conduisit en Italie. Elle y a passé six mois, et nous est revenue en bonne santé, .fort belle, mais toujours triste et sombre. Elle se conduit, du reste,, admirablement avec nous. Elle est pleine d'égards* de soins pour tous, de désintéressement et de noblesse dans tous ses procédés. 11 semble, à l'initiartive empressée qu'elle prend dans toutes les bonnes actions que propose son père, dans les sacrifices personnels qu'elle s'impose pour les seconder, dans les sentiments religieux qu'elle médite plutôt qu'elle ne les exprime, dans le progrès même de son talent, qui s'est illumiué de grands élans* pathétiques, et dont elle ne fait plus ni montre ni mystère, qu'elle ait, non-seulement entrepris une grande expiation, mais qu'encore elle ait réussi à, vaincre le démon qui était en elle. Je ne peux pas te dire d'elle comme d'Éveline : «Elle est bonne; » mais je peux te dire : a Elle a de la grandeur ! » Va, on n'est pas impunément la fille d'un homme comme Butertre. Quand on ne peut pas résumer toutes ses vertus comme Caroline, on a encore, comme les deux autre.-, mie face séduisante ou solide de son caractère... Mais comme tu m'écoutes, Flavien!... que vas-tu donc ire dire? Allons! ne me fais pas languir plus longtemps.
— Thierray, dit Flavien, Nathalie ne tous a donc jamais dit que je. l'avais rencontrée en Italie l'année dernière ?
— Jamais !
— Eh bien ! je me suis trouvé à Rome, à Naples, à Florence, à Venise en même temps qu'elle, et nous nous sommes beaucoup vus pendant quatre mois.
— Tu la suivais donc? dit Thierray frappé de surprise.
— Oui; d'abord pour la tourmenter, la châtier et me venger d'elle, car elle m'avait fait bien du mal, à moi aussi! — Ensuite... mais n'anticipons point. Quand tu m'écrivis la maladie de madame Dùtertre, les circonstances de sa mort, le désespoir de son mari, la désolation de la famille, je compris fort bien, malgré tous tes soins pour écarter cette pensée, que j'étais la cause première de cet épouvantable malheur. Oui, c'est mon absurde enthousiasme pour cette femme, c'est la confidence insensée que je t'en fis dans ma lettre, c'est la fatuité que j'eus de croire à ses avances mystérieuses et de prendre son air malade, son accablement physique, pour des symptômes de faiblesse morale, qui rendirent Dùtertre jaloux au point de calomnier un instant dans sa pensée la visite de sa femme ici, et de vouloir se battre avec moi le soir môme. Dùtertre est trop passionné pour qu'un orage n'ait pas éclaté ce jour-là sur la tête de la pauvre Olympe. C'est cet orage, c'est donc ma lettre, c'est donc moi qui l'ai tuéal Je ne m'en consolerai, je ne me le pardonnerai jamais. J'ai voyagé pour m'en distraire, je ne m'en suis pas distrait.
Un jour que, plongé précisément dans ces souvenirs d'amertume, j'errais sur le Vésuve, je me trouvai face à face avec Nathalie. J'éprouvai contre elle un mouvement de haine et de ressentiment insurmontable. Je voyais en elle l'assassin qui avait saisi l'arme dans ma main imprudente pour la plonger dans le cœur de son père, et de l'autre victime. Je l'abordai ; je la suivis; je l'accablai de sarcasmes cruels, féroces, que les personnes qui Taccom-
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pagnaient ne pouvaient comprendra mais qui pénétraient jusqu'au fond de son âme* Elle fut impassible de douceur et de patience.
Je m'attachai à ses pas; je la retrouvais dans toutes ses promenades. Triste et vêtue de deuil, ne paraissant jamais dans le monde, belle d'une beauté qui m'irritait, et que je regardais comme une erreur de la Providence, elle inspirait beaucoup de respect et d'intérêt. J'en étais outré; mais, par considération pour Dutertre, dont le nom m'est devenu sacré, je m'abstenais de parler d'elle. Je m'en dédommageais dans nos rencontres. Je trouvais des prétextes pour la voir, afin de lui (aire sentir, à elle seule, mon aversion et mon ressentiment. Ça patience usa ta$ cruauté, et un jour où je me trouvai seul avec elle, elle ouvrit son cœur oppressé et me raconta sa vie avec une éloquence, une vérité, une puissance d'humilité qui me subjuguèrent, Elle ne craignit pas de me dire son inclination pour moi, et elle le fit avec une dignité si étrange au milieu de l'humiliation à laquelle je la voyais se condamner, qu'elle devint à mes yeux un problème des plus excitants pour mon esprit... le dirai-je? pour mon cœur. Oui, après trois mois de l'atroce supplice que je lui infligeais en répondant à son amour par tous les témoignages de la haine, je me sentis fatigué, honteux, vaincu. Cette femme était tout l'opposé du type de faiblesse que j'aime; car elle restait forte "comme un lion dans son abaissement volontaire. Eh bien ! ce caractère me pénétra par sa nouveauté, par sa bizarrerie. Il donnait une vaste carrière à mon orgueil, à mon despotisme, il en flattait les besoins, jusqu'alors inassouvis; car s'il est doux de posséder la douceur qui s abandonne, il est beau de gouverner la force qui se livre.
Enfin, par une réaction que j'aurais dû prévoir d'avance, tant elle est naturelle, j'eus des remords, de la pitié, du respect, de l'amour pour Nathalie. Je l'aimai beaucoup, mais sans jamais le lui dire. Je ne voulais être que son ami.
Au moment où elle repartit pour la France et le Ni-
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verriais, je fus cependant violemment tenté de me jeter à ses pieds et de lui demander pardon, le résistai; mais je crois qu'elle vit mon trouble, et que, depuis ce jour-là, elle a espéré, elle a attendu.
J'essayai de l'oublier, je ne l'oubliai pas. J'appris la perte que Dutertre avait faite de sa fortune; dès lors, mon parti fut pris. Je lui avais fait tant mal, à lui ! Je lui devais au moins un nom sans tache et une fortune sans péri) pour celle de ses filles qui était difficile, peut-être impossible à marier. J'ai attendu que la conversion sincère et durable de Nathalie me fût attestée par le temps. Je viens d'en recevoir de toi l'assurance, et comme autrefois je m'étais voulu charger de demander pour toi à Dutertre la main d'Êveline, je te charge aujourd'hui de le pressentir, à l'effet d'obtenir pour moi là main de Nathalie. " — C'est Éveline, c'est Amédée et sa femme qui s'en charjgeront avec moi, s'écria Thierray, car ma femme te doit de la reconnaissance, et nous devons tous du bonheur à Nathalie. Elle a expié, car elle a beaucoup souffert, et je sais qu'elle t'aime avec passion. Je sais qu'elle n'espère plus, qu'elle est désolée, et qu'elle est restée pieusement résignée à son sort. Ceci est la dernière épreuve. Crois en elle, Flavien, crois à l'avenir, c'est la fille de Dutertre !
Dutertre ne fut pas surpris de l'offre de Flavien. Nathalie, muette .avec tous les autres sur sa rencontre en Italie avec ce jeune homme, avait ouvert son cœur et confessé sa souffrance à son père. Dutertre sentit ce qu'il y avait de généreux envers lui dans ce besoin que Flavien éprouvait de ramener un peu de joie dans sa famille. 11 agréa sa demande.
Nathaliervoulut habiter Mont-Revêche dans les premiers temps de son mariage, sans en chasser sa sœur et Thierray, qu'elle y reçut avec une constante aménité. La tristesse de cette demeure semblait s'harmoniser avec le caractère grave et pensif de sa beauté.
Elle a paru dans le monde avec son mari, mgùs sans se montrer enivrée des succès que son attitude royale et son
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intelligence sérieuse lui ont valu. Elle a facilement engageson mari à passer la moitié de Tannée avec elle, tantôt à Puy-Verdon, tantôt à Mout-Revèche, où elle se plaît particulièrement et où elle soigne très-charitablement le vieux serviteur et le vieux perroquet de la chanoinesse. Sa conduite est exemplaire et sa soumission à son mari tient du parti pris. C'est une grande preuve de son jugement ; car Flavien, le plus doux et le meilleur des hommes, a toujours la passion de se croire le maître, et pourvu que sa femme le lui persuade, elle est certaine de le dominer toujours.
Cependant elle n'abuse point de son empire, et sait rendre heureux un caractère hardi, entreprenant et faible dout elle connaît toutes les qualités et toutes les défaillances. Moins heureuse que ses sœurs, elle n'a pas d'enfant. Cette stérilité l'afflige et l'humilie au fond du cœurmais elle sait se la faire pardonner par rhumilité austère avec laquelle elle sait dire à son mari : — Dieu n'a pas béni mes entrailles. Je ne le méritais pas. En me donnant votre amour, il fallait bien un châtiment pour mon passé. Autrement, à force d'être miséricordieux, le ciel aurait cessé d'être juste !
Amédée chérit sa femme. 11 trouve qu'elle ressemble à Olympe, mais parfois il pense qu'elle est plus belle encore.
iHtfertre a repris ses forces; mais au lieu d'avoir, comme à quarante anst l'air d'un homme de trente, il a l'air d'en avoir dix de plus que son âge. Il est le chef adoré d'une famille superbe. Son front, resté pur de rides, est le siège d une sérénité divine, mais son regard est celui d'un martyr qui subit la torture de la vie. Chaque jour il va regarder en silence la tombe de sa femme ; mais Benjamine, qui l'épie, a soin qu'il y trouve un de ses beaux enfants couché dans les fleurs, ou elle-même agenouillée sous les saules.