I. 1,20, Éd. M., t. ï, p. 110 et
I MOM i UGBfl .
i\ qu'on \ \\,\(>sc
■■ ou <l<- long lie maladie en I '.■ onie de la moi t. • h (I un <\ énemcnl si l< lait I
■ traction que j'en ai tin e pour m< u pour s'apprh oiser à las ra'il u'j
• de B'en avoisiner
Il s'apprivoise don.- A la mort; \ il écrit : le
suis pour cette heure en tel état, Dieu mercy, qu< puis déloger quand il plaira à ! I de
choses quelconque, si ce n'est de la vie, si rien!
à me peser. Je me dénoue partout. Jamais bomme us se prépara à quitter la vie plus purement el pleinement, e1 ne s'en déprent plus universellement qu< m'attends de faire.
Montaigne pense moins souvent à Ut douleur qu'à la mort, mais — pour le moment — il a beaucoup plus peur de la douleur. Il ne la connaît il n'a j i-
niais été sérieusement malade Ah! « la belle lumière de la santé 2 », le « plaisir solide, charnu ei moelleux de la santé :] », comme il y tient, et comme il redoute de les perdre ! Il est d'une complexion nerveuse, frémis>ante sous le mal physique. Il envie les gens qui <»nt la peau dure, et en qui l'insensibilité de 1'épiderme tient lieu de philosophie. « Ce n'est pas assez de roidir l'Ame, dit-il. « il faut roidir les muscles. Je sais combien ahane la « mienne en compagnie d'un corps si tendre, si sen- « sible, qui se laisse si fort aller sur elle. Et aperçois