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L esprit de Montai^ ae a la □ l ■ \ h — - d'audessus de la lune . StoIcism< i :
Cette noblesse de pensée es! an grand bienfaii que Montaigne doit à la philosophie hautaine dont jI vit de se nourrir. Plua tard nous le verrons l'abandonner au dilettantisme. Eh bien, ri ce dilettantisme d i p versé dans un esthétisme voluptueui ou dans on pessimisme humoristique ei narquois, donnons-en le m ^x rite à ce stoïcisme dont l'imagination de Montaigne ■j~Jty*\>j<i\<'< a un moment donné, comme eniyn
* fl/f^L^ ''"' ' ' "f 'r ',)!f '"' ^' ',l'^r cm stoïcisme de Montaigne.
^y^*^ N'était oji'un moyen, et non pas une lin. a'étani qu'une
' hygiène, une pédagogie et non pas une doctrine ou
une croyance, il disparut des préoccupations de Montaigne, sans disparaître d'ailleurs d<- La manière d'être
de Montaigne.
Justement, voici que Montaigne rompt à demi retraite et, sans renoncer au doux abri du château paternel, se reprend au monde et à l'action, y portant plus de confiance, plus d'allégresse détachée et plus de tranquillité intérieure. C'est vers 157i. Du même coup il dit adieu à Sénèque, à Zenon, à Épie tète. Son Ame, tendue et resserrée, se libère des contraintes du Portique. Pyrrhon la délivre de ses liens, la délivre de tous les liens. C'est l'étape du scepticisme.