‹ MontaigneChapitre 75 sur 100 · Éd. M. et J., t. V. p · texte numérisé non relu

Éd. M. et J., t. V. p

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lui être ridicule] Ce n'est donc pai de la phil< - • «•'est du dilettantisme ; passons, — dos

Et le commerce des honnêtes femmes? Passons plus vite encore, - mais pour j revenir aussi '.

Reste La société ei familiarité des bonnet hommes. Rien ne convient davan Montaigne; il -'li-

merait mieux devenir aveugle que sourd, el être privé de la vue des choses, que de ce commerce dont la fin est la privauté, fréquentation et conférence, l'e des âmes, sans autre fruit. » L'incommodité qu'il trouve à la grandeur, — ce qui lui donn« L'occasion de comp ser tout un essai sur Vint ommodité de 1" grandeur . — c'est que « la grandeur souveraine n'a aucune vraie part à ce qui est à l'aventure plus plaisant au commerce des hommes », c'est-à-dire « aux essais que nous faison- \< s uns contre les autres ». Enfin il a écrit tout un grand chapitre de Y Art de conférer*. Pascal, qui s'y connaissait, et au grand siècle de la société et delà conversation, désigne une fois Montaigne par cette périphrase : « l'incomparable auteur de l'art de conférer ». C'est qu'en effet cet Essai est riche, plein d'observations pénétrantes, de jugements féconds; et le scepticisme fondamental de xAIontaigne y paraît, en ce qu'il a de plus agréable, de plus sensé, de plus vrai, j'oserai dire de plus pratique.

Quel doit être le profit de la « conférence », — entendez de la conversation, et comment faut-il conférer? voilà le problème.

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