‹ MontaigneChapitre 78 sur 100 · MON I \|«,M · texte numérisé non relu

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ipril de parti et que la politique i .lu.-, il aurait

plutôt manqué aui Loii qu'il n'aurait manq i bonté.

« Je oe hais personne, dit-il, et sui >ffens< i .

que, pour Le service <1<- La raison mémo, je ne Le puis faire; et Lorsque L'occasion m'a convié aux condan lions criminelles, j'ai plutôt manqué a La justice '. ïl sera donc un soldat, -il !«• faut, mais il n'achèvera pat l'ennemi; il respectera en tout homme La fie et Le b heur; et si l'État prétend de lui quelque ch a plus, il se retirera dans son château de Montaigne : il veut pouvoir à sa dernière heure se dire : • le ne « coupable ni de l'affliction et ruine de personne, ni de « vengeance ou d'envie ! »

Enfin la politique impose quelquefois la raison d'Etat. 11 y a des vices légitimes. Il y a « <!<•> actions D lires

qui seraient des crimes, si elles n'étaient n ss ires

La « justice contrainte au besoin de nos polices » n'est pas réglée et noble, comme « la justice en soi », « la justice naturelle et universelle2 ». Cependant il faut s'accommoder à cette justice. « Notre bâtiment et public et « privé, est plein d'imperfection : mais il n'y a rien « d'inutile en Nature, non pas l'inutilité même : rien « ne s'est ingéré en cet Univers, qui n'y tienne place « opportune. Notre être est cimenté de quahtés mala- « dives : desquelles qualités, qui ôterait les semences « en l'homme, détruirait les fondamentales conditions « de notre vie. De même, en toute police il y a des of- « fices nécessaires, non seulement abjects, mais encore

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